Ba,sse
tation des recettes brutes des chemins de fer suffisent à en témoigner », disait le gouverneur de la Banque.
1. Nous rappelons que le 100 de la série est la moyenne des prix de 1891-1900. L'année 1896 est aussi l'indice le plus bas, 92, de la série de M. Sauerbeck pour l'Angleterre, et de la série des Etats-Unis, 90. Pour Hambourg, l'indice le plus bas, 91, tombe en 189"; : toutes ces séries ont pour base la moyenne des prix de 1891-1900.
2. Exemples : le bœuf sur pied était évalué à 0 fr. 58 le kilogramme en 1900 et à 0 fr. 67 en 190" ; le porc 0 fr. 91 en 1901 et 1 fr. 33 en 1907.
Un fait que celte enquêle a mis en évidence et qui montre l'influence de l'attraction exercée par les grands marchés, c'est que, si, d'une part, les grandes villes payent encore leurs denrées plus cher que les petites, d'autre part les prix ont proportionnellement plus augmenté depuis trente ans dans les petites localités que dans les grandes agglomérations où affluent les provisions. C'est une tendance au nivellement des prix sur les divers marchés dont la cause principale est dans la facilité et l'économie croissante des transports.
Entre les années 1904 et 1907 la production de la houille a augmenté en France de 2 millions 1/2 de tonnes; celle de la fonte de 600.000 tonnes ; le commerce spécial de près de 3 milliards 1/2 ; l'impôt sur les valeurs de bourse de 700 millions. Le total des escomptes de la Banque de France de 9.556 millions en 1902 s'est élevé à 15.769 en 1907: autant désignes de l'accroissement des affaires, mais signes inquiétants à cause de la rapidité même de cet accroissement.
La crise de 1907. — Dans les années 1906 et 1907 la hausse a été forte aussi en Angleterre (nombre-indice 120) et en Allemagne (nombreindice 119) comme en France. Elle a été très forte encore aux Etats- Unis où le nombre-indice atteint 130. Aussi est-ce aux Etals-Unis qu'éclate la crise que faisait présager cet essor démesuré.
Quelques chiffres suffisent pour donner une idée du développement fiévreux des affaires dans ce grand pays, toujours ardent à se relever après une chute. La production de la fonte s'éleva de 16 millions 1/2 de tonnes en 1904 à 25.3 en 1907 et celle de l'acier de 13.8 à 23.3 ; les bénéfices du trust de l'acier doublèrent ; deux millions 1/2 de broches nouvelles furent installées dans les filatures de colon ; les émissions d'actions et d'obligations d'espèces très diverses doublèrent et triplèrent à la bourse de New-York et les opérations du Clearing house s'accrurent de 37 millions de dollars ; les recettes brutes des chemins de fer augmentèrent de 500 millions de dollars ; les salaires haussèrent. Mais en 1907 il y eut des hésitations et des ralentissements sur le marché. Le cuivre donna le signal de la crise qui battit son plein en octobre, occasionnant des suspensions de paiement, des effondrements de valeurs, des faillites *- Un moment, l'intérêt monta à plus de 100 p. 100, et attira l'argent d'Europe, pendant que l'émission de certificats par les Clearing houses fournissait des moyens de circulation. Le chômage, la réduction des salaires, la baisse des prix furent, comme d'ordinaire, la conséquence de la réduction subite de la production.
L'Allemagne eut à souffrir aussi, quoique moins douloureusement, de cette crise. L'Angleterre, comme la France, la ressentit peu.