En 1907, 18.242 naissances contre 13.548 décès
3. La récolte du blé se composait: 1° en 1872 de blé tendre, 134.000 quintaux par culture indigène, 593.000 par culture européenne : de blé dur, 3.277.000 par culture indigène, 770.000 par culture européenne : 2° en 1888, de blé tendre. 292.000 par culture indigène, 1.032.000 par culture européenne ; de blé dur, 3.305.000 par culture indigène, 750.000 par culture européenne.
L'indigène cultive surtout le blé dur.dont la production n*a pas augmenté ; l'européen cultive surtout le blé tendre dont la production a doublé.
par la loi du 29 mars 1879 qui a doublé le nombre des routes nationales.
En 1869 il y avait déjà 1.220 kilomètres à l'état d'entretien ; en 1880 il y avait 10 routes nationales d'une longueur de 2.930 kilomètres sur lesquelles 627 seulement n'étaient pas à l'état d'entretien; en outre, 521 kilomètres de routes départementales et 3.685 kilomètres de chemins vicinaux. En 1907 la longueur des chaussées empierrées ou pavées était de 2.620 kilomètres1, et la longueur totale des roules dépassait 15 000 kilomètres.
En 1902 l'Algérie a fait un emprunt de 50 millions pour « ouverture de routes et chemins, amélioration des ports », etc.; en 1908 un autre emprunt amortissable de 175 millions.
La première concession de chemins de fer en Algérie date de 1860. Elle a été faite à la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée pour les lignes d'Alger à Oran et de Philippeville à Constanline (87 kil.). La seclion d'Alger à Blida a été ouverte en 1862 et toute la ligne jusqu'à Oran (421 kil.) était en exploitation en 1871 ; celle de Philippeville- Conslantine l'a été en 1870,
De 1875 à 18901a construction a été poussée avec activité ; l'Ouest algérien a mis en exploitation 300 kilomètres (Ste-Barbe du Tlélat à Raz-el-Ma et à Tlemcen, etc.) ; l'Est algérien, plus de 850 kilomètres (Maison-Carrée à Constantine,ElGuerrahàBiskra,etc); Bone-Guelma, plus de 450 kilomètres (Bôneà Ghardimaou,Duvivier au Kroubs, elc), la Compagnie franco-algérienne, 550 kilomètres (Mostaganem à Tiaret, Arzev. à Aïn-Sefra). La construction s'est ralentie depuis 1890.
Les chemins de fer sont exploités aujourd'hui par trois grandes Compagnies : Lyon-Méditerranée, Ouest algérien. Bône à Guelma.et par l'Etat2 (l'Algérie a racheté en 1907 l'Estalgérien).La Compagnie francoalgérienne a des chemins de fer à voie étroite (1 mètre).
Au 31 décembre 1869 il y avait en exploitation 222 kilomètres dont la recette kilométrique moyenne était de 4.497 francs pour la grande vilesse et de 3.396 pour la petite vitesse. En 1888, 2.754 kilomètres avec une recette kilométrique de 8.537 francs. En 1906, 4.084 kilomètres exploités avec un rendement kilométrique moyen de 4.064 francs pour la grande vilesse et de 7.247 francs pour la petite vitesse; le doublement de la petite vitesse attestait le progrès des transactions commerciales. Ce progrès est cependant insuffisant pour rémunérer les capitaux dépensés à construire des lignes qui auraient pu l'être plus économiquement à voie étroite et dont les garanties d'intérêt pèsent sur le budget (depuis 1905, par une subvention au budget de l'Algérie).
1. La statistique générale de l'Algérie pour 1907 donne 2. 541 kilomètres à l'état d'entretien, plus 123 kilomètres non classés, mnis entretenus.
2. En 1907, l'Etat exploitait 925 kilomètres, l'Est algérien, 898, Paris-Lyon-Méditerranée, 535, Bône-Guelma, 435, l'Ouest algérien, 386, Mokta-el-Hadid, 33.
Toutefois les dépenses de l'Etat pour garanties d'intérêt et insuffisances d'exploitation ont beaucoup diminué : 20 millions en 1898; 11 1/2 en 1907. D'autre part, la recette totale a beaucoup augmenté : 7,6 millions en moyenne pour 1871-1880; 21.7 pour 1881-1890; 24 pour 1891-1900; 32 pour 1901-1907.
L'effectif de la marine marchande en Algérie était de 151 navires jaugeant 4.903 tonneaux en 1870; de 277 navires jaugeant 5.466 tonneaux en 1887. Ce n'étaient que de très petits bâtiments employés au cabotage. En 1908, l'effectif était de 229 bâtiments à voiles (non compris les bâtiments de moins de 30 tonneaux) jaugeant net 7.337 tonneaux et de 104 bâtiments à vapeur jaugeant 21.234 tonneaux ; total 28.571 tonneaux.
L'intercourse d'un port à l'autre de l'Algérie est sous le régime du cabotage, c'est-à-dire exclusivement réservé au pavillon français. Ce cabotage a expédié, en 1887,82.500 tonneaux ; en 1908,402.100 tonneaux. Les vins, grains et farines, les bois, les fruits figurent au premier rang. Les principaux ports de destination sont Alger, Oran, Bône, Bougie. La concurrence des chemins de fer limite beaucoup le développement du cabotage.
La navigation entre la France et l'Algérie est, comme le cabotage proprement dit, réservée aujourd'hui au pavillon français. Elle a employé (statistiques de l'administration des douanes françaises), navires, charges, entrée et sortie réunies, en 1872, 1.085.000 tonneaux; en 1880, 1.966.000; en 1890, 2.584.000; en 1900, 2.534 000, et en 1908, 3.722.000.
La Compagnie transatlantique fait le service de Marseille à Alger (voyage d'environ vingt heures aujourd'hui) tous les jours,direclement ou par Port-Vendres, de Marseille à Oran directement ou par Garthagène.de Marseille à Philippeville ou à Bône.
Le régime du cabotage appliqué à l'intercourse entre la France et l'Algérie est un privilège accordé à la marine française, mais ce privilège augmente les frais de transport au désavantage de l'Algérie et de la consommation française. Il a eu et peut avoir encore le grave inconvénient d'interrompre complètement les relations des deux pays en cas de grève des inscrits maritimes. Il a fallu même que le gouvernement autorisât momentanément le transport sous tout pavillon pour prévenir un désastre.
En additionnant la navigation de la France avec l'Algérie (entrée seulement, 1.860.000 tonneaux), le cabotage (expédition seulement, 402.100 tonnes), et la navigation avec les colonies et l'étranger (entrée seulement, 2.659.000 tonneaux), on obtient un mouvement total de 4.921.100 tonneaux dans lequel le pavillon français est représenté par 2.720.000 tonneaux.
Les principaux ports1, pour l'amélioration desquels il a été dépensé depuis 25 ans plus de 20 millions, sont:
Alger, qui en 1908 a reçu 1.252.000 tonnes de marchandises (167.000 par le cabotage, 1.085.000 par le commerce extérieur et en a expédié 1,490.000). Cinq compagnies, dont la plus importante est la Compagnie générale transatlantique, font un service régulier entre Alger et Marseille ; d'autres desservent Rouen, Anvers etDunkerque, etc. La navigation avec les pays autres que la France est faite presque entièrement par des Compagnies étrangères.
Bougie a reçu, en 1908, 61.000 tonnes et en a expédié 192.000.
Philippeville-Stora est desservie par plusieurs Compagnies dont deux subventionnées, la Compagnie générale transatlantique et la Compagnie de navigation mixte ; il y est entré 109.000 tonnes et en est sorti 147.000.
Bône a reçu 137.000 tonnes et en a expédié 536.000.
Oran est en relation par la navigation au long cours avec les Etats- Unis, auxquels il fournil de l'alfa, et avec la Turquie d'Asie ; quant au cabotage inlernalional qui est en progrès, il est fait par plusieurs compagnies, dont quatre françaises (la Compagnie générale transatlantique-, la Compagnie mixte de Marseille, la Société générale de transports maritimes, la Compagnie Fraissinet, sont subventionnées. Le port a reçu 515.000 tonnes et en a expédié 854.000 en 1908.
Arzew, dont le mouillage est sûr et bien abrité, a reçu 45.000 tonnes et en a expédié 160.000
Mostaganem a reçu 40.000 tonnes et en a expédié 100.000.
Il est à remarquer que les ports expédient un poids de marchandises de beaucoup supérieur en général au poids des marchandises importées ; mais la valeur des importations est supérieure à celle des exportations.
La Banque d'Algérie et le crédit. — En Algérie, les capitaux sont encore peu abondanls relativement aux besoins, malgré la fondation de plusieurs établissements de crédit. Beaucoup de colons n'ont qu'un fonds de roulement insuffisant pour leur exploitation. Le taux de l'intérêt est plus élevé qu'en France. Au commencement de la conquête, il a été fixé légalement à 20 p. 100 et ce n'est qu'après de nombreuses mesures transitoires que l'Algérie a été assimilée sous ce rapport à la métropole.
Pour faciliter le crédit, la Banque de l'Algérie a été fondée avec privilège d'émission par la loi du 4 août 1851, au capital de 3 millions, porté plus tard à 10, puis à 20 millions et 25 millions (1881 et 1907).
1. Voici en 1907 (non compris le cabotage) le tonnage des navires à l'entrée des cinq principaux ports : Alger 600.000, Oran 350.000, Bône 130.000, Pliilippcville 80.000, Bougie 50.000.
Depuis 1870 ses billets ont cours légal en Algérie, comme ceux de la Banque de France ; depuis 1907 le maximum de la circulation est fixé par la loi à 200 millions \ Elle avait, en octobre 1910, 183 millions de billets en circulation. Le directeur est nommé par décret. Les membres du conseil d'administration et les censeurs sont nommés par l'assemblée des actionnaires. La Banque a son siège à Alger, avec des succursales à Oran, Constanline, Bône, Philippeville, Tlemcen.
Elle admet les effets à deux signatures à échéance de 100 jours sur l'Algérie, la Tunisie, la France et l'étranger. Ses escomptes avaient été tout d'abord de 8 millions en 1851-1852, de 203 en 1871-1872. Au 31 octobre 1910, elle avait en portefeuille 225 millions 1/2 d'effets. Elle fait, comme la Banque de France, des avances sur titres jusqu'à concurrence des 3/5 de la valeur de ces titres. Les avances sur récoltes lui ont causé, pendant la crise des vignobles, des difficultés que la bonne récolte de 1910 a aliénuées. Elle reçoit des comptes courants, sans intérêts ou avec intérêts.
Le Crédit foncier et agricole de l'Algérie, qui a son siège à Alger et des succursales à Constanline, Oran, Bône, a été fondé en 1880 sous le patronage du Crédit foncier de France. Il fait des prêts à long et à court terme ; les prêts en 1908 s'élevaient à 127 millions.
Le Crédit Lyonnais a des succursales à Alger et à Oran. Il y a, en outre, 20 comptoirs d'escompte créés depuis 1879 et une caisse agricole à Mascara.
Des sociétés indigènes de prévoyance, de secours et de prêts mutuels se sont formées et ont constitué des réserves en argent ou en grains pour parer aux mauvaises années.
Les douanes. — Le premier tarif général des douanes qu'eut l'Algérie date du 11 novembre 1835; il accorda l'entrée en franchise aux produits français venant des ports de la métropole et il imposa une surtaxe de navigation aux marchandises importées sous pavillon étranger; mais les produits algériens payaient à leur entrée en France les mêmes droits que les produits étrangers. L'ordonnance du 16 décembre 1843 confirma avec quelques adoucissements ce principe. La loi du 11 janvier 1851 supprima les prohibitions à l'entrée en France pour les produits algériens, mais augmenta les droits sur les marchandises étrangères, et les exportations d'Algérie en France augmentèrent. Par décret du 16 décembre 1863, les droits d'entrée sur certaines marchandises étrangères furent augmentés et la plupart des exportations d'Algérie en France obtinrent une réduction de 50 p. 100 sur les tarifs appliqués à la nation la plus favorisée. La loi du 17 juillet 1867 inaugura un nouveau système ; elle accorda la franchise à leur
1. Le privilège a été prorogé jusqu'en 1920 par la loi du o juillet 1900. —V. loi du du 29 décembre 1911 (maximum de l'émission, 230 millions).
entrée en France à tous les produits naturels et à une partie des produits manufacturés de l'Algérie, en même temps qu'elle stipulait de larges exemptions ou diminutions de droits en faveur des importations étrangères; c'était une mesure concordante avec le régime libéral que le traité de 1860 avec l'Angleterre venait d'inaugurer pour la métropole.
Sous la troisième République, à la suite du vote du tarif des douanes de 1881, la loi du 29 décembre 1884a appliquée l'Algérie les tarifs métropolitains, en ne faisant d'exception que pour un petit nombre d'articles; c'était un retour au protectionnisme.
En janvier 1892 fut voté un nouveau tarif des douanes, tarif entièrement protectionniste. 11 s'applique à l'Algérie comme à la métropole ; les produits algériens continuent à jouir de la franchise à leur importation en France1, mais « les produits étrangers importés en Algérie sont soumis aux mêmes droits que s'ils étaient importés en France ».
L'octroi de mer est distinct de l'impôt des douanes. C'est une taxe municipale qui a été établie, en 1844 et qui est en principe de même nature et affecté aux mêmes dépenses que l'octroi des villes en France 2. Mais, au lieu d'être perçu à l'entrée dans les villes, il l'est à l'entrée en Algérie. Le produit en est ensuite réparti « entre les communes de plein exercice et les communes mixtes au prorata de leur population » (les indigènes musulmans ne comptent que pour le cinquième de leur nombre). Il est régi par le tarif de 1885 et par les décrets du 27 juin 1887, du 23 décembre 1892, du 19 septembre 1892; il s'applique aux denrées coloniales, aux huiles minérales, à l'alcool, à la bière, etc.
Le commerce. — Le commerce de l'Algérie se fait par terre et par mer.
Le commerce par terre a lieu par caravanes avec la région saharienne et avec le Maroc, par chemin de fer avec la Tunisie. Il consiste principalement, à l'importation, en peaux, laines, dattes, gomme, bestiaux, plumes d'autruche, henné, séné, plantes médicinales ; à l'exportation, en numéraire, savon, sucre, tissus de coton et de laine, armes, mercerie, quincaillerie. La douane de terre a été réglementée par ordonnance, décret ou loi en 1843 (16 décembre), 1853(11 août), 1867 (11 juillet), 1895(16 avril), 1896 (17 décembre), etc.
La conquête française a eu pour effet de détourner la plupart des caravanes vers le Maroc et vers Tripoli, parce que la France n'admet pas sur son territoire les esclaves qui étaient un des principaux arti-
1. Quelques produits cependant, comme le sucre et le café, sont taxés à l'entrée en France.
2. Cependant, depuis 1889, un sixième de la recette est affecté à l'enseignement primaire.
cles du trafic el parce que les mulsumans du désert ont une préférence pour les marchés musulmans. Le Mzab, depuis l'occupation française, a perdu une grande partie de sa clientèle. Tlemcen reçoit des caravanes du Maroc el même du Touàt.
Dans l'intérieur de l'Algérie il y a un grand nombre de marchés fréquentés par les étrangers comme par les Algériens, européens ou indigènes : après Alger, Constantine, Tlemcen, Tiaret, marché de laines, Guelma, marché de bœufs, El Ouâd et Ghardaia dans le Sud.
Le commerce de l'Algérie, faible encore sous le règne de Louis- Philippe ', avait triplé sous le Second Empire.
Le commerce avec la France (commerce général) montait à 195 millions en 1869 Vil tomba à 177 en 1870; mais, de même que le commerce de la métropole, il eut ensuite une brillante période jusqu'en 1873 où il s'éleva à 311 millions ; celle année le commerce spécial avec la France fut de 288 millions. Mais la crise de 1873 le rabattit à 275 et à 248 millions, et il resta plusieurs années languissant comme celui de la métropole el celui des pays étrangers ; il descendit à son plus bas niveau en 1878 et eu 1884, années où la statistique de l'adminislralion des douanes n'enregistra que 249 millions au commerce spécial. Comme pour la France, une reprise des affaires s'est manifestée depuis 1885. L'essora même été plus rapide qu'il n'avait été jusque-là : le commerce spécial atteignit 405 millions en 1890.
Les moyennes décennales du commerce spécial de l'Algérie avec la France ont été les suivantes (en millions de francs) d'après la douane française :
Périodes Importations Exportations
de France d'Algérie en Algérie pour la France Total
1887-1896 rSO.2 188.2 378.4
Les dernières années donnent donc une moyenne plus que triple
de celle de 1867-1876, commencement de la troisième République.
Le chiffre de 1907 est jusqu'ici le plus élevé, parce que la crise de
1907 a fait fléchir ceux de 1908 et de 1909.
1. Le commerce spécial de l'Algérie avec la France avait cependant atteint 100 millions en 1846, presque exclusivement, il est vrai, en importations de France en Algérie .
2. Le commerce spécial était de 190 millions dont 125 à l'exportation de France et 65 à l'importation en France.
Le commerce spécial de l'Algérie avec les pays étrangers a été en 1873 (année de grande activité commerciale) de 108 millions et a varié, de 1874 à 1882, entre 104 millions (en 1878) et 162 (en 1882, année de grande activité commerciale); de 1883 à 1891, entre 89 millions (en 1889) et 105 (en 1890) » : de 1892 à 1907, il a varié de 105 millions en 1898, à 157 en 1907. En 1908 il a été de 165 millions (69 à l'importation, 96 à l'exportation), plus 7 millions de numéraire importé.
Le total du commerce de l'Algérie avec la France, les colonies françaises et l'étranger avait été ainsi, comme moyenne de 1877 à 1886, de 393 millions ; il a été, en 1908, de 838 millions.
L'année 1910 lui a été particulièrement favorable ; ses importations de blé et de vin en France, grâce surtout à son commerce général, ont atteint le chiffre de 1 .072 millions, en excédent de 230 millions sur 1909 (dont 164 pour l'exportation).
Les principaux articles du commerce spécial de l'Algérie avec la France en 1909 ont été :
A l'importation en France : les vins, près de 7 millions d'hectolitres dune valeur de 105 millions 1/2 de francs, soit 15 francs en moyenne l'hectolitre ; les céréales (froment, orge, avoine), plus de 2 millions de quintaux valant 48 millions de francs, soit environ 22 francs le quintal ; les moutons, au nombre d'un million valant 30 millions ; l'huile d'olive (2 millions de francs), les fruits de table (9 millions), les bœufs (3 millions 1/2 de francs), les laines (14 millions), les peaux brutes (8 millions), le liège (4,4 millions), les légumes frais (5,6), les poissons (2,7), l'eau-de-vie et les liqueurs (4), le moût de raisins frais mutés à l'alcool (2), le minerai de fer, de zinc, d'étain, de phosphate, etc.
A l'exportation de France : les tissus de coton (50 millions 1/2), les meubles et ouvrages en bois y compris les futailles (16 millions 1/2), les peaux et pelleteries ouvrées (14), les outils et ouvrages en métaux (14 1/2), les vêtements et la lingerie (14), le sucre (13 1/2). les machichines et mécaniques (12), le papier et ses applications (10.5), la bimbeloterie, tabletterie, etc. (7,2). L'Algérie est un débouché considérable pour l'industrie française.
Les pays étrangers et les colonies qui occupent en 1908 les premiers rangs dans le commerce spécial de l'Algérie sont l'Angleterre (33,2 millions), le Congo (22,6 millions), le Maroc (16,9), la Belgique (10,7), l'Allemagne (10,6), l'Italie (9,8), l'Espagne (8,8), les Etats-Unis (7,5),
1. Ces chiffres sont ceux de l'administration des douanes françaises; nous avons fait observer qu'ils ne concordent pas absolument avec ceux des douanes algériennes.