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2. D'après les Statistiques de la navigation en 4909 (publication du ministère des colonies).
Ce commerce consiste principalement en importation de tissus (5 millions), d'ouvrages en métaux (1.6 million), de boissons (1,1 million), de produits et dépouilles d'animaux (1 million) ; et à l'exportation, en huiles et sucs végétaux (caoutchouc) (9,9 millions) et en bois (6,2), en ivoire et autres matières dures à tailler (3.1).
Djibouti et la côte des Somalis. — La prise nominale de possession d'Obock datait de 1862 ; mais ce n'est qu'en 1883 que l'occupation fut effectuée,après que l'Angleterre eut refusé, sous prétexte de neutralité, de permettre à la flotte française de faire du charbon à Aden et à Honghong pendant la guerre de Chine, Lagarde, nommé commandant d'Obock, signa avec le sultan de Tadjoura un traité (24 juin 1884) par lequel celui ci « donnait son pays à la France pour qu'elle le protégeât contre tout étranger » ; deux autres traités furent signés avec des chefs du voisinage ; Sagallo (1882-1883), Ambado (1885) furent cédées à la France ou placées sous son protectorat. La rade d'Obock étant sans abri et sans profondeur, Lagarde s'installa, à la suite d'une convention avec l'Angleterre, de l'autre côté de la baie, à Djibouti (1888) où fut installé un dépôt de charbon et qui ne tarda pas à devenir une petite ville(11.000 habitants en 1908)malgré la nature désertique de la contrée, et le chef-lieu de la colonie (1896). Une convention de frontière conclue avec lAngleterre (8 février 1888), portait que les deux Etats ne cher cheraient pas à s'annexer le Harrar et laisseraient libre la route des caravanes. Le 24 juin 1900 la délimitation de la frontière a été réglée aussi avec l'Italie.
La superficie de la colonie est évaluée à 120. 000 kil. c. et la population à 208.000 âmes, dont environ 500 Européens.
Les territoires d'Obock-Djibouli, de Tadjoura, des Danakils, le protectorat des Somalis furent érigés en colonie sous la dénomination de « Côte française des Somalis et dépendances », avec Djibouti pour chef-lieu. Depuis 1894-1896 la société française dite « Compagnie impériale des chemins de fer européens», a entrepris par concession du négus d'Abyssinie la construction d'une ligne de Djibouti au Harrar, avec droit de prélever sur les marchandises une taxe de 10 p. 100 au début. Il a fallu déjouer des compétitions internationales qui ont retardé l'exécution jusqu'au vote de la loi du 3 avril 1909. Néanmoins celle ligne avait déjà plus de 300 kilomètres en 1908 ; elle a détourné vers Djibouti une grande partie du commerce qui prenait auparavant la route de Zeilah.
Comme Djibouti est une des stations des paquebots de Messageries maritimes, le tonnage de la navigation y est élevé ; à l'entrée, en 1907, 928 navires et 383.675 tonnes, dont 278.985 sous pavillon français. La valeur totale des marchandises débarquées était estimée 15,8 millions, dont 7,7 sous pavillon français.
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La formation de la colonie de la Côte française des Somalis. est liée jusqu'à un certain point à l'histoire de l'Empire d'Abyssinie. Les Italiens, qui possédaient sur la côte le territoire d'Assal, se sont efforcés, après l'établissement du protectorat en Tunisie et comme pour se procurer une compensation, d étendre ce territoire. Ils attaquèrent sans succès Jean, négus du Tigré ; puis après sa mort, ils soutinrent Ménélik qui, en retour, signa le traité d'Ucciali (2 mai 1889) dont le texte, diversement interprété, pouvait sembler leur donner une sorte de droit de protectorat. Par une convention conclue entre l'Italie et l'Angleterre (24 mars et 15 avril 1891), les deux pays se partagèrent l'influence à exercer sur l'Ethiopie, l'Angleterre se réservant la vallée du Nil et laissant le reste à l'ambition italienne, puis lui concédant même (5 mai 1894) l'influence sur le Harrar et le territoire voisin. Ménélik dénonça alors le traité d'Ucciali. La guerre fut déclarée ; mais la défaite de l'armée italienne faite prisonnière à Abba-Garcina (1er mars 1896) mit fin aux vues ambitieuses de l'Italie qui, par le traité du 26 octobre 1896, reconnut « l'indépendance absolue et sans réserve de l'Empire Ethiopien ».
L'Angleterre signa aussi un traité (14 mai 1897; par lequel la pleine liberté de circulation et de commerce était accordée de part et d'autre et la route entre Zeilah et le Harrar déclarée ouverte.
Les conflits d'influence se sont terminés par une convention du 13 décembre 1906; les trois puissances France, Angleterre et Italie se sont engagées à faire respecter l'intégrité du territoire de l'Empire d'Abyssinie, à ne pas intervenir dans les affaires intérieures du pays, à favoriser la construction des chemins de fer en Abyssinie et à maintenir aux trois puissances un traitement égal pour le commerce et le transit.
Le budget de la côte française des Somalis a été de 1.602.000 francs en 1907.
Le commerce total de cette colonie était évalué à 8 millions en 1900 ; il l'est à 39 millions (15.8 à l'importation et 23,1 à l'exportation) en 1907. L'année 1908 n'a donné que 33,2 millions : 13,3 à l'importation, 19.9 à l'exportation. Les principaux articles de l'importation étaient les tissus, surtout les cotonnades (5,9 millions), les armes (2.4), les produits et dépouilles d'animaux (3,5). Les principaux articles de l'exportation consistaient en denrées coloniales, surtout en café (5,8). Ces marchandises en général ne faisaient que transiter dans la colonie ; les pays de destination et de provenance étaient l'Abyssinie et le Harrar.
La part de la France en 1908 a été, d'après la statistique coloniale, de 2,2 millions à l'importation de France et 1 1/2 à l'exportation pour la France.
La statistique des douanes françaises donne pour l'année 1909 (commerce spécial) à l'importation en France 1 million et à l'exportation 1 ,8.
La part de l'étranger est beaucoup plus forte que celle de la France.
Madagascar et ses dépendances. — En 1870 les relations de Madagascar avec la France étaient régies par le traité du 7 août 1868 qui reconnaissait la reine comme souveraine de l'ile, quoiqu'elle ne régnât en réalité que sur l'Imérina, centre de la puissance des Hovas, sur le Betsileo et les autres territoires du grand massif, quelque peu aussi sur les pays de collines et de plaines qui se trouvent au nord, au nordouest et sur la côte orientale. La configuration de la partie centrale, l'Imérina, commença à être mieux connue, grâce aux cartes publiées par M. Grandidier et par le père Roblot.
Le traité était mal exécuté ; les Hovas refusaient de reconnaître les droits de la France sur la côte nord-ouest et, d'autre part, ils prétendaient interdire, en vertu d'une de leurs lois, l'aliénation de terres en faveur des étrangers. Un conflit s'éleva à ce sujet à propos de la succession d'un consul français décédé en 1878 à Tananarive, de postes que les Hovas voulurent établir dans l'Ankara, sur la côte nord-ouest, et de l'occupation par eux de Majunga, port du pays des Sakalaves qui était sous la suzeraineté de la France. L'affaire s'envenima ; le consul français quitta Tananarive. Les hostilités allaient commencer (1882) ; c'était le temps où le gouvernement français venait de se décider à prendre un rôle actif et militant dans les questions coloniales.
La reine Ranavalo envoya à Paris une ambassade qui ne put rien conclure, parce qu'elle refusa de reconnaître l'autorité de la France sur la côte nord-ouest et de modifier la loi relative aux aliénations de propriété foncière (1882). Le gouvernement français chargea alors le contre-amiral Pierre, commandant de la station navale, de remettre à la reine un ultimatum et d'agir, et il chassa les Hovas de Majunga (13 mai 1883). L'ultimatum portait que le gouvernement hova reconnaîtrait les droits de souveraineté ou de protectorat que la France possédait dans le pays des Sakalaves et qu'il rapporterait la loi relative à la transmission de la propriété. La reine avait répondu qu'elle n'entrerait pas en négociation tant que la France ne reconnaîtrait pas son titre de « souveraine de Madagascar », que lui avait reconnu le traité de 1868. Cependant, après le bombardement de Tamatave et l'incendie de la ville par les Hovas, des négociations furent renouées, mais encore sans succès. L'affaire vint en discussion à la Chambre des députés. « Il faut en finir », dit M. de Mun. Le ministre, Jules Ferry : « Je poursuis le double but établi par l'ultimatum : la protection des populations du nord-ouest, qui se sont placées sous notre garde et confiées à notre honneur, et la protection de nos nationaux indignement traités... Je désire très sincèrement que nous arrivions à conclure un traité avec les Hovas. » La Chambre approuva le ministre et vota un premier crédit de 5 millions et demi (22 juillet 1884).
Le débat se rouvrit en 1885. Beaucoup de députés hésitaient à en-
treprendre une conquête qui paraissait devoir être difficile, ou très coûteuse, et dont ils ne voyaient pas le profit. « Notre politiqne, disait M. Georges Périn, consiste à tirer parti d'un domaine colonial qu'on a tort de vouloir agrandir davantage, dépensant ainsi en pure perte des millions que nous pourrions utilement employer à le mettre en valeur... Sil y a des champs de bataille sur lesquels la France doit paraître à un moment donné, ces champs de bataille ne' sont ni au sud de l'Asie en Indo-Chine, ni en Afrique à Madagascar. » Clemenceau interpellait avec véhémence le ministre et condamnait la politique coloniale. D'autres députés, au contraire, remontant jusqu'au temps de Louis XIII, soutenaient que « les droits de la France portaient sur l'île entière » (Lanessan, rapporteur1), que « nous avions le droit d'exercer nos droits » (Jules Ferry) et que du t jour où la volonté de revendiquer nos droits historiques sur Madagascar était devenue par votre volonté une volonté nationale », le gouvernement avait dû ne pas limiter son action aux termes du traité de 1868. La Chambre approuva encore le ministre.
En conséquence les opérationsmilitaires recommencèrent ; les Hovas furent chassés de Diego-Suarez, mais l'attaque des Français contre le camp retranché de Farafate échoua (1885). Le 17 décembre 1885 un traité de paix fut signé à Tamatave. Ce traité qualifiait Banavalona II I du titre de reine de Madagascar ; il portait, entre autres clauses, que « le gouvernement de la République française représenterait Madagascar dans toutes ses relations extérieures, qu'un résident représentant le gouvernement français aurait à Tananarive une escorte militaire, qu'il présiderait aux relations extérieures de Madagascar, sans s'immiscer dans les affaires intérieures, que les Français seraient régis par la loi française, pourraient résider, circuler, faire librement le commerce et que leurs différends avec des malgaches seraient jugés par le résident assisté d'un juge malgache, qu'ils auraient la faculté de louer des immeubles par bail emphytéotique pour une durée indéterminée, que la liberté de concience serait assurée, que, d'autre part, la France prêterait assistance à la reine pour la défense de ses Etats». La France se réservait d'occuper Diego-Suarez.
L'Angleterre reconnut le protectorat français « avec ses conséquences » par la déclaration du 5 août 1890, la France reconnaissant de son côté le protectorat de l'Angleterre sur Zanzibar. L'Allemagne (17 novembre 1890) et les puissances réunies à la conférence de Bruxelles le reconnurent aussi.
A la suite de la conclusion de ce traité, d'importants voyages d'exploration firent mieux connaître le pays, ses habitants et ses ressources.
Mais le gouvernement hova n'exécuta pas de bonne grâce le traité ; il refusa de soumettre au résident l'exequatur des consuls étrangers et laissa impunis des crimes commis contre des Français. « La situation
de nos nationaux est si précaire que je n'hésite pointa considérer leur vie comme menacée », télégraphiait au gouvernement le résident, en août 1894. Les missionnaires anglais fomentaient l'opposition contre la France. Le gouvernement français envoya en mission M. Le Myre de Vilers ; mais celui-ci, malgré son esprit de conciliation, ne réussit pas, et il fallut recourir de nouveau aux armes. Majunga fut occupé (15 février 1895), les Hovas furent repoussés dans deux combats; puis l'armée, renforcée et commandée par le général Duchesne, entreprit, non sans de grandes difficultés, pour créer la route, une marche sur la capitale Tananarive ;en vue de hâler le dénouement, une colonne légère de 4.250 hommes fut détachée en avant et, le 29 septembre, ouvrit le feu sur Tananarive qui capitula aussitôt. Le 1er octobre 1895 un traité était signé : le gouvernement de la reine reconnaissait et acceptait « le protectorat de la France avec toutes ses conséquences ; le résident général était chargé des rapports avec les puissances étrangères ; il avait le contrôle de l'administration intérieure ; la France se réservait le droit d'entretenir dans l'île les forces militaires nécessaires ; la reine s'engageait à procéder aux réformes qui seraient jugées utiles *>. En France ce traité fut jugé insuftisant. Le gouvernement fit signer par la reine, le 18 janvier 1896, un second acte portant que la reine, «ayant pris connaissance de la prise de possession de Madagascar par le gouvernement de la République française... » La prise de possession était celle fois nettement affirmée ; cependant, comme le disait à la tribune le ministre des affaires étrangères, Berthelot, « cette prise de possession ne faisait pas disparaître, au moins au point de vue intérieur, le gouvernement malgache... L'annexion pure et simple de l'île aurait mis la France dans la nécessité de remplacer immédiatement le gouvernement hova et l'administration indigène par une organisation entièrement française ».
Mais cette situation mixte ayant suscité des demandes d'explications de la part des Etats-Unis et de l'Angleterre, le gouvernement français se décida à demander l'annexion pure et simple et le Parlement la vota (loi du 6 août 1896) avec l'ordre du jour suivant: « L'esclavage étant aboli à Madagascar par le fait que l'île est déclarée colonie française, le gouvernement prendra des mesures pour assurer l'émancipation immédiate. »
Malgré la déportation du ministre favori de la reine, le vieux parti hova restait très hostile; il fomentait des soulèvements et des conspirations. Le gouvernement français envoya le général Gallieni, investi du double pouvoir civil et militaire (septembre 1896), qui agit avec énergie et dut déposer la reine (28 février 1897) qui fut transportée à la Réunion. Gallieni reçut le titre de gouverneur général de Madagascar et dépendances. Il établit des postes militaires fixes qu'il étendit successivement et, après deux années de campagnes habile-
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ment conduites, le plateau central et la région de l'ouest et du nordouest, puis les territoires ouest et sud furent pacifiés et soumis ; la colonisation commença à se fixer dans la région orientale. Le pays fut divisé en provinces.
A la fin du xixe siècle, quand Gallieni quitta Madagascar, il ne restait plus à réduire à l'obéissance que quelques peuplades sauvages et la région du sud-ouest. L'hégémonie que s'étaient attribuée les Hovas avait cessé d'être ; les peuplades autochtones étaient administrées chacune suivant ses coutumes, sous l'autorité du gouverneur général, l'ne direction des affaires civiles était organisée à Tananarive en 1899 ; Tananarive, Diego-Suarez et Majunga jouissaient d'un régime municipal, comme Nossi-Bé et Sainte-Marie devenues des dépendances de Madagascar.
C'est en 1896 que Diego-Suarez. déclaré colonie française depuis 1885, les îles de Nossi-Bé et de Sainte- Marie de Madagascar ont été placés sous l'autorité du gouverneur général de Madagascar.
L'île de Madagascar, avec ses dépendances, est gouvernée par un gouverneur général assisté d'un conseil d'administration qui est consulté sur le budget et peut l'être sur d'autres matières. Elle est divisée en 19 provinces ou districts qui ont une administration civile et en 5 territoires ou cercles militaires.
La superficie de Madagascar, avec ses dépendances, est évaluée à 585.000 kilomètres carrés et la population à 2.706 000 âmes : densité moyenne de 4,6 habitants par kilomètre carré. Mais dans PImérina,occu* pé par les Hovas, la densité s'élève à 40. Les Hovas sont environ 847.000, les Betsileos 403.000, les Betsimisaraka 288.000, les Tanala 156 000, les Sakalaves 155.000, les Bara 140.000. Les Français sont au nombre de 7.600 et les autres Européens au nombre de 2.000.
L'esclavage, dont on avait déclaré en principe l'abolition en 1877, a été légalement supprimé par la proclamation du 27 septembre 18%.
Il n'y a que deux villes de plus de 10.000 habitants: Tananarive 72.000) et Fianarantsoa (27.000).
Le budget de Madagascar (recettes réalisées) a été de 20 millions en 1900 et de 31 1/2 en 1907 (30 3/4 prévus pour 1909). Les dépenses ont été de 26 millions 12 pour Madagascar, de 713.000 francs pour le chemin de fer ; le reste pour Mayotle, la Grande Comore et Moheli. Depuis dix ans les exercices se sont soldés avec un excédent de recelte. La taxe personnelle (11 millions 1/2) est la principale source du revenu ; les dettes et les pensions (6 millions 1/3) sont la plus forte dépense ; en seconde ligne viennent le personnel de l'administration, les travaux publics, les postes et télégraphes, la garde régionale, le chemin de fer elles phares. Mais le chemin de fer fournit déjà une recelte de 1 million.
Madagascar a emprunté 30 millions en 1897, 60 millions en 1900, 15 millions en 1905, total 105 millions sur lesquels la colonie avait déjà
remboursé, en 1909, 6 millions 1/2. Mayolte el la Grande Comore ont une delte de 53.600.000 francs.
Il n'y avait pour ainsi dire pas de routes à Madagascar ; le transport à dos d'homme de Tamatave à Tananarive revenait à peu près à 3 fr.30 la tonne kilométrique. On a commencé par construire (1897) une voie de communication, partie chemin de fer et partie canal, et d'une construction difficile, qui relie depuis 1910 la capitale Tananarive au port de Tamatave.
D'autres routes ont été construites. Cependant les transports se font encore à dos de bête de somme ou à dos d'homme.
Le Comptoir national d'escompte de Paris a plusieurs agences à Madagascar.
En 1909, d'après la douane française, le commerce général de la France avec Madagascar a été de 55,3 millions (24 à l'importation, 31,3 à l'exportation). Le commerce spécial a été de 41 millions dont 11 1/2 à l'importation en France, consistant surtout en caoutchouc et gutta-percha (3 millions), peaux brutes (3), et 29 1/2 à l'exportation de France, consistant en tissus de coton (17 millions), vins (2), outils et ouvrages en métaux (1,4), en or.
D'après les statistiques coloniales, le commerce total de Madagascar et dépendances était en 1872 de 4,2 millions dont 1,9 à l'importation et 2,3 à l'exportation ; la moyenne de 1887-1896 a été de 10 millions dont les deux tiers à l'importation et un tiers à l'exportation ; celle de 1897-1906 a été de 48 millions. En 1908 il a été de 53.3 millions dont 30 à l'importation et 23,3 à l'exportation. Sur ce total la France figurait pour 25 millions à l'importation'et 17 à l'exportation, les colonies françaises pour 810.000 et 5.339 000; l'étranger pour 4 et 5,3 millions.
L'importation en 1908 consistait surtout en tissus (12 millions), boissons (3), peaux et pelleteries ouvrées (3), denrées coloniales (1), compositions diverses (1); l'exportation, en métaux (9 millions 1/2), produits et dépouilles d'animaux (4 1/2), filaments et tiges à ouvrer (1,8), farineux alimentaires (1,7), denrées coloniales (1 1/2), huiles et sucs végétaux (1,3).
Le mouvement maritime entre la France et Madagascar a beaucoup varié d'une année à l'autre suivant les circonstances. Le tonnage des navires à l'entrée a été de 120.000 tonneaux en 1895, année d'opérations militaires; il n'a été que de 17.400 tonneaux en 1906 et de 19.800 en 1907 l. Le mouvement total sous tous les pavillons a été en 1907 de 7.936 navires pour Madagascar et de 102 pour Mayotte, jaugeant ensemble 1.360.000 tonneaux, dont 1.071.000 pour le pavillon français 2.