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Mouvement du commerce intérieur. — Les opérations de la Banque de France témoignent en somme d'un développement notable des affaires malgré les crises et les événements politiques qui ont contrarié à plusieurs reprises ce développement. Sans doute, la Banque ne reflétait guère à cette époque que le mouvement commercial des principaux banquiers de Paris. Mais Paris était, comme sous l'ancien régime, plus encore peut-être, le centre du commerce de gros à l'intérieur de la France, ce commerce ayant en grande partie déserté les ports.
Les circonstances furent favorables à ce développement pendant la plus grande partie de la période impériale.
Les barrières de douanes qui, avant 1789, séparaient les provinces des Cinq grosses fermes, les provinces réputées étrangères et celles d'étranger effectif, et les nombreux péages avaient été supprimés par la Constituante ; on n'en avait pas ressenti les effets pendant les agitalions révolutionnaires ; mais, depuis le Consulaire pays jouissait,sous un gouvernement fort, du bienfait de l'unité. Cette unité n'élait pas seulement celle de l'ancien territoire de la France ; c'était celle de tout le territoire de l'Océan jusqu'aux Alpes et jusqu'au Rhin, et même au delà lorsque le blocus continental eut fait porter la frontière jusqu'à la "^> Baltique au nord et jusqu'à Terracine en Italie.
Le luxe était grand et coûteux à la cour des Tuileries. La ville imi-
Banque de France.