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milles en 1851, 24.290 milles en

Le nombre des brevets d'invention est un indice de l'activité des entreprises industrielles. Sous le règne de Louis-Philippe, il n'avait pas dépassé 2.937 ; sous l'Empire, il s'éleva à 6.193. Autre indice : la contribution des patentes (principal et centimes additionnels) avait produit 51 millions 1/2 de francs en 1851 ; elle en produisit 110 en 1869.

Le perfectionnement des voies de communication et l'abondance des capitaux favorisaient la concentration de l'industrie et la création des grandes maisons de commerce de détail, telles que le Bon Marché, les grands magasins du Louvre, l'épicerie Potin.

Sous la Restauration et le gouvernement de Juillet, quelques grands magasins de nouveautés avaient été fondés, tels que le Diable boiteux, les Deux Magots, le Pauvre Diable, Pygmalion, la Belle Jardinière, la Ville de Paris ; mais le chiffre de leurs affaires était très modique relativement à ce que ce genre d'établissement est devenu à partir du second Empire. Les transformations de Paris, l'accroissement de sa population, l'extension des chemins de fer ont été au nombre des causes qui ont facilité la concentration et le développement qu'elle a pris.

Le Bon Marché, simple magasin de quartier, . faisait à peine un demi-million d'affaires en 1852 quand M. Boucicaut y devint l'associé de M. Vidau. Ce chiffre s'était élevé à 7 millions quand en 1863 M. Boucicaut devint seul propriétaire. Le chiffre de 27 millions fut atteint à la fin de l'Empire.

En 1855, lorsque la Société immobilière construisait le grand hôtel du Louvre, les magasins du Louvre ont été créés par MM. Chauchard et Hériot, bien modestement d'abord, puis plus grandement quand la société l'Immobilière les eut commandités d'un million. Les débuts toutefois ont été assez pénibles.

La Belle Jardinière était dans le principe un petit magasin de vêtements de travail créé sous la Restauration près du Petit Pont, où il s'était agrandi peu à peu ; en 1856 il a été transporté dans un vaste local, en face du Pont-Neuf, et a pris un très ample développement.

Il se formait de grandes sociétés de banque, comme la Société générale de crédit industriel et commercial ', la Société de dépôts et de comptes courants 2, le Crédit lyonnais 3, la Société générale pour favoriser le commerce et l'industrie en France 4, la Société lyonnaise de dépôts, de comptes courants et de crédit industriel (1865), la Société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts (1865), la Société lyonnaise de comptes courants et de crédits industriels (1869).

La loi du 24 juillet 1867, qui régla les conditions de formation et

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