‹ Histoire du commerce de Marseille pendant vingtChapitre 81 sur 167 · LAINES · texte numérisé non relu

LAINES

Le commerce des laines a certainement progressé depuis vingt ans ; aussi, la valeur totale de cette marchandise reçue ou expédiée , qui était de 33 millions de francs en 1857, s'estélevée à 65 millions en 1874,

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Mais cet accroissement aurait été beaucoup plus considérable, si la Chambre de Commerce avait obtenu la réduction de nos tarifs de chemin de fer qu'elle sollicite en vain depuis près de quinze ans.

Elle s'exprimait en ces termes en 1861 :

« Il n'existe à Marseille ni filature ni tissage. Il faut donc que Ton réexpédie au loin toutes les laines importées sur notre marché , et comme notre principal débouché est , le nord de la France , on comprend que la réduction des frais de transport est le seul moyen de réserx^er à l'industrie nationale le monopole des laines de la Méditerranée.

a La laine paie, de Marseille à Roubaix , 120 francs par tonne, soit la moitié plus que n'exigent , pour un semblabl#parcours, les chemins de fer allemands ou anglais.

« L'industrie réclame instamment une réforme dans les tarifs des grandes lignes françaises , et tout fait supposer que si l'abaissement de tarif qui a été promis était enfin accordé , il en résulterait une telle augmentation de trafic que les administrateurs de chemins de fer y trouveraient une large compensation. »

En 1874, la Chambre de Commerce insistait de nouveau sur la nécessité de réduire les tarifs du chemin de fer, et constatait, que l'élévation du prix des transports avait eu pour conséquence de priver le port de Marseille d'un transit très-important. « Nous ne saurions voir avec indifférence, disait-elle, le chiffre des balles de passage éprouver depuis quelques années de successives diminutions. Des services de bateaux à vapeur, établis à Dunkerque , apportent directement dans ce port , rapproché des grands centre^; de consommation, les laines qu'ils vont prendre dans le Maroc et l'Algérie; ils enlèvent ainsi à nos compagnies de bateaux h vapeur, nn élément de fret assez, important. »

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