VINS, LIQUEURS ET EAUX-DE-VIE
Il a été importé, en 1874, 20,000 hectolitres de vins et liqueurs de plus qu'en 1855 ; mais le chiffre des importations des eaux-de-vie et du rhum a diminué d'une égale quantité d'hectolitres ( 20,781 hectolitres).
n a été exporté, en 1874, 84,568 hectolitres de vins en futailles et de liqueurs , de plus qu'en 1855 ; mais le chiffre des exportations des vins en bouteilles et des eauxde-vie a diminué de 59,971 hectolitres.
La consommation intérieure des vins a doublé ; il résulte , en effet , des constatations du service de l'octroi , que les entrées , qui s'élevaient, en 1855, à 217,861 hectolitres, ont atteint, en 1874, le chiffre considérable de 449,812 hectolitres.
La loi du vinage a donc créé un véritable privilège en faveur des grands propriétaires du Languedoc, sans atteindre le but que se proposaient ses auteurs, qui avaient surtout en vue d'éviter la fraude, et de percevoir des droits sur les alcools employés pour renforcer les vins , puisque le commerce achète les vins tout vinés des détenteurs, qui ont le monopole de les renforcer sans avoir à payer aucun droit.
Cette loi présente, en outre, l'inconvénient grave de favoriser, au détriment de la France , les pays vinicoles étrangers et particulièrement l'Espagne , où le vinage M franchise est permis.
En résumé , si le commerce spécial de. la consommation a progressé , comme cela
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devait résulter forcément de l'augmentation du nombre des habitants , le commerce général des vins et liqueurs est resté stationnaire depuis vingt ans.
La Chambre de Commerce attribue^ comme nous, ce défaut d'accroissement à la loi sur le vînage, qui favorise d'une manière toute particulière les grands propriétaires du Languedoc au détriment de tout le commerce des vins et des 3/6.
Marseille et le département du Var, qui ne produisent que du bon vin, sont plus spécialement frappés par cette loi, puisqu'ils ne peuvent, par suite de la bonne qualité de leurs produits , en sacrifier aucune partie pour faire du 3/6.
BIZ
Les importations de riz , qui n'étaient que de 50,000 quintaux métriques ep 1855^ se sont élevées, à 85,000 en 1865 et à 110,000 en 1871 ; mais elles sont retombées à 85,000 quintaux métriques en 1874.
Autrefois, notre ville recevait non-seulement les riz nécessaires à sa consommation et à celle des environs , mais encore ceux qui étaient destinés au Languedoc, à Lyon et même au Levant. Depuis une trentaine d'années , l'importation de cette denrée n'a point progressé ; à peine s'est-elle élevée , comme nous venons de le dire, de 50 à 85,000 quintaux métriques. Les expéditions se font directement de Gènes à Cette et à Arles , pour les approvisionnements du Languedoc et de Lyon. Le Levant, lui-même, sauf quelques faibles quantités, qu'il puise dans nos entrepôts* se pourvoit aussi à Gènes.