SUIF BRUT ET 8A.IND0UX
Les importations de suif et de saindoux, en France, étaient autrefois fort restreintes. Vers 1850, l'emploi des graisses ne se bornait plus à la fabrication des chandelles et des bougies stéariques ; la savonnerie en consommait de plus fortes parties , et les chemins de fer commençaient à en faire des achats considérables pour le graissage des machines et des essieux.
Ce commerce n'est pas sans importance à Marseille. Cependant les importations qui s'élevaient à 3,466,000 kilog. en 1855, à 6,313,000 kilog. en 1865, et à 10,951,000 kilog. en 1873, sont descendues à 5,584,000 kilog. en 1874.
CIBBS
Nous donnons , à la suite de la Monographie des cires , le tableau des quanUtéft vendues sur le marché de Marseille en 1855 et dépuis 1865 jusqu'en 1874.
n résulte de ce tableau comparatif que si le commerce des cires , à Marseille , n*a pas sensiblement diminué depuis une vingtaine d'années, il est loin d'avoir progressé.
MORUES
Le port de Marseille recevait 54,828 quintaux métriques de morues en 1855; il il n'en a reçu que 52y000 quintaux métriques en 1874.
La concurrence des morues anglaises, sur les marchés étrangers, paraît être la cause principale de cette diminution ou plutôt de ce défaut de développement d'une branche des plus intéressantes de notre commerce maritime. Cette concurrence est tellement active que , malgré la prime accordée aux produits de la pêche française , il ne nous est pas toujours possible de lutter, même chez nous, avec les produits anglais.
On pourrait, peut-être, améliorer la situation du commerce des morues en France , en accordant à nos nationaux une position égale à celle de nos concurrents dans les pays de pêches , c'est-à-dire en leur concédant la faculté de pêcher sur une étendue de côte égale à celle où sont établies les pêches anglaises.
C5e qui atteint le plus directement notre marché , c'est la fondation de sècheries à Bordeaux et à Cette ; ces deux places reçoivent au vert^ pour les préparer, toutes les morues que recevait autrefois Marseille. Nous n'avons pu encore réparer cette perte, car il n'existe sur notre place , aucun de ces établissements. Il en résulte que nous sommes obligés d'aller acheter à Bordeaux et à Cette les quantités dont notre commerce à besoin. Chaque année, Marseille reçoit de ces destinations de 10 à 15,000 ballots de morues.