‹ Histoire du commerce de Montpellier, antérieurement à l'ouverture du port de Cette, rédigée d'après les documents originaux, et accompagée de pièces justificatives inédites;Chapitre 6 sur 23 · M HISTOIRE DU COMMERCE · texte numérisé non relu

M HISTOIRE DU COMMERCE

Le comineree de Montpellier fut naturellement mis à contribution pour le paiement de l'indemnité coorenue ^ 11 régnait toutefois un tel esprit d'antagonisme entre les deux villes , que , malgré les clauses les plos expresses de la pacification y la guerre faillit presque aussitôt rensutre y au sujet d'un différend survenu à Lattes. Il y eut nécessité de recourir, le 31 octobre 1262, à un nouvel accord , dont la restitution de cinq galées aux Marseillais ^ parait avoir garanti cette fois le maintien.

' « Cum per eompositionem seu pacem, factam nuper inier Mantempeêsulanum et MarssUiam per comitem Provineie, homirui MontispeistUani debeant et teneantur dare pro emenda haminibtu MaruUie lx mil. sol. régal, per diversos terminas , ut in instrm* mento de dicta pasee facta noseitur contineri , et dictas lx miL sol. debeant saltere mercatores Montispessulani tantum natigante$t statuimus quod omnes et siilguli mercatores de Montepessulano de omnibus averis sive mercibus, quos seu quas de se ipsis aut aliis hominibus seu mulieribus de Montepessulano portabunt , qui partarent eos ad qttascumque partes per mare debeant , ubicumque miitant se in marij causa navigandi per mare, dent ft solvant pre singulis libris , fada estimatione mercaturarum juramenta corp9^ rali ab ipsis portantibus, unum denarium in matu, et alium jure delieti, et idem solvant etiamhomines extranei de illis rébus quas de hominibus seu mulieribus Montispessulani portabunt; et omnes mercatores, tam extranei quam privati, teneantur sacramento corporali de rébus suis, et aliis que ab hominibus seu mulieribut aliquibus Montispessulani portabunt, dicere veritatem. Et hec tam diu serventur et fiant, quousque dicta lx millia solid. fuerihtptr^ soluta. ù Arch. mun. de Montp., Gr. Thaï., fol. 49 vo.

s Arch. muD. de Montp., Arm. B , Tiroir VI , N» S. — F. J.» xxxm.

Dfi KONTPELLietl. M

Mdiftpellier ne poorvait , néanmoins i ooinpter éterneK lement sur YM^tié d'une rivale comme Mairseille. Do là^ tans àmAé , le soin que déployèrent nos marchands à se €féef des diiancec^ sur divers points de la région niédi^ térpaiiéetme , et même asdez avant vers le Nord , afin de i^aSBurer là narrigation du Rhône. Noug avons déjà «îgMlé leurs traités avec le littoral italien , avee Nice , Vintimille, Oène» et Pise. Ils en négocièrent d'anar toguesf avec les villcâ^ du littoral français : témoin ceui que possèdent nos Archives relativement à Agdê ^ Hyères , Toulon et Antibes ^ Ils ne négligèrent même pas d'enrober dans le cercle de leur action comh merciale le petit port et les petits seigneurs de Frontîgnan *. Plus on était leur voisin , plus il leur importait qu'on fût de leurs amis. Leur politique ne se révèle ni moins attentive ni moins habile à Tégard des pays échelonnés le long du Rhône. Non-seulement ils se mirent en mesure de pouvoir disposer librement de la partie basse du fleuve , au moyen d'opportunes stipulations avec Arles ' et Avignon \ mais ils se ménagèrent

I Us col été édités dans notre Histoire de la Commune de MontpeUier, II» 420, 449, 450 et 453.

s Voy. le traité de protectioo réciproque da 4S février 4SS6 (lt2S), ^Miédaos BOire Hiitoire de la Commune de Montpellier, n, 456.

s Traité de protection et de commerce, conclu pour dix ans entre les communes d*Arlcs et de Montpellier, le 4S novembre 4S37 (MUt. de l0 Comm. de Montp., II, 461).

* Transaction entre les villes de Montpellier et d* Avignon » du

la Toie jusqu'à Lyon, pour avoir ensuite faculté de circuler à travers la Saône vers les marchés de la France septentrionale. Tel est le but des promesses qu'ils obtinrent en 1265 du comte de Valence^ et des seigneurs de Montélimar ^. Ils eurent tant à cœur d'en garantir l'observation , que , le - comte de Valence s'obstinant , soit par arrière-pensée , soit par simple entêtement, à ne vouloir rien promettre que verbalement , ils firent à l'écart prendre acte de sa parole , à l'aide d'un notaire et de témoignages dûment requis , se flattant de mieux s'assurer par cette précaution la liberté de commerce qu'ils ambitionnaient sur le territoire du récalcitrant baron \ Les seigneurs de Montélimar s'exécutèrent avec plus de franchise. Après avoir consenti , par deux actes régulièrement rédigés le 17 mars et le 25 août 1265 , à rétablir en faveur des marchands de Montpellier la liberté commerciale, troublée sous de fâcheux prétextes ^, ils ne craignirent pas de s'engager par un contrat perpétuel de réciproque

S4 octobre 4273, Arch. mun. de Montp., Arm. E, Cass. IV, No 49.

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