P. J., XLIX
1 Acte du 24 septembre 4265, Arch. mun. de Montp., Arm. E, Cass. IV, No 48. — P. J., XL.
s Voy., dans notre Histoire de la Commune de Montpellier, II, 487 sq., les chartes du 47 mars et du 23 août 4265.
s Acte déjà mentionné du 24 septembre 4265. Le texte original est curieux à consulter. — P. J., xl.
4 Voy. la formule des deux chartes du 47 mars et du 25 août 4S65 indiquées ci-dessus.
DE MONTPELLHER. 57
amitié. Nos magistrats seigneuriaux et municipaux donnèrent , il est vrai , les premiers, le 4 juillet 1288, l'exemple de cette salutaire entente*; mais les seigneurs de Montélimar en eurent à peine connaissance , qu'ils répondirent, à deux jours d'intervalle, par une charte du même genre * , à l'immense satisfaction des deux villes , et aux applaudissements redoublés de leur commerce respectif.
Grâce à cette persistante politique d'alliances , les marchands de Montpellier, n'ayant rien à redouter sur le Rhône, pouvaient s'avancer jusqu'au cœur de la France. Aussi les rencontre-t-on nombreux aux foires de la Champagne et de la Brie ', et les voit-on commercer avec la Flandre * et le Brabant *. Ils avaient
' Ce traité du 4 juillet 4288 se trouve édité dans notre Biêlaire de la Commune de Montpellier, II, 492.
> Traité du 6 juillet 4288, également publié dans VHUtoire de la Commune de Montpellier, II , 495.
s Arcb. mun. de Montp. , Arm. A, Cass. VIII, passim, et Tiroir XVIII, N»2; et Arch. départ, de THéraull, Foods des consuls de mor de Montpellier, B, 74.
« LeUresde Louis X du 9 janvier 4345 (4346), et de Charles VI du 30 janvier 4404 (4405) et du 5 avril 4440, Arch. mun. de Montp., Grand Chartrier, Arm. G, Cass. VI, No 44, Arm. C, Cass. VII, No 4, et Arch. du greffe de la maison consulaire, Arm. A, Liasse 45. Cf. Biblioth. de la Fac. de méd. de Montp., manuscr. H, 449. — P. J., lxxxi, cxcn et cxciv.
» Arcb. du greffe de la mais. cens, de Montp., Arm. A, Liasse 45, et Biblioth. de la Fac.de méd. de Montp., manuscr. H, 449. — P. J., cxciv.
Z% HISTOIAE DU COMBIERCB
des comptoirs à Londres : les registres de (Suild-HaU y mentioBoent leur négoce * .
Il n'était pas rare , par eontre , d'avoir à ^signaler des hommes de la Normandie , du Gâtinais , de U Br^etagne ^ de l'Anjou , du Maine , des Flandres , dt l'Orléanais , du Poitou , du Forez y de la Bresse , de la Bourgogne , du Dauphiné , de la Picardie , de la Cbamr pagne, du Limousin, de la Lorraine, du Boui^MHinais^ de l'Auvergne , de la Savoie , du pays chartrain , de la Toiu*aine , de Paris et des villes rhénanes même , postulant à Montpellier des lettres à' habitanage , et j obtenant , avec exemption temporaire des tailles et des charges municipales , le privilège de citoyens. Nos consuls y trouvaient avantage ; car ils recevaient sur l'heure , en argent ou en nature , certaine somme , que la mort ou le départ des intéressés eût pu ravir à la Commune ; et celle - ci s'assurait , par suite , leur possession pour le nombre d'années que durerait leur fr^nchi^e ^. Aussi parait-elle avoir multiplié ces
t Collect. gén. des docum. franc, qui $e irouviut en AngleU^ f^r M. Delpit, I, 93 , CI eijmsm. — Ce négoce <)p oos marchands avec PAngleterre reçut à la fois une sanction c( uq encouragMneiil par les IctlRes de sauvegarde que leur octroya , le tO juillet 4 37t « pour son couité d*Évreux, le roi de Navarre Charles le Mauvais. Arçh. départ. 4^ THérault , Fonds des consuls de mer de Monlpellier, B, 74. -rr P. J., clxxi.
^ Les registres auxquels nous empruntons oes détails men* tiennent d'ordinaire , en cffçt , raçquiAtoment d'une redevance a« moment de la réception du nouveau bourgeois. Le plus ancien
DE MONTPELUER. S9
eoncessions , à mesure qu'elle sentit le commerce et rindustrie faiblir sous la verge des malheurs publics. Le {^emier des registres affectés à ces ea^ôlements , que conservent nos Archives ' , renferme , pour 1^ période comprise entre H24 et 1441, deux cent quatrevingt-dix-huit admissions de ce genre. Le second registre en contient trois cent vingt-cinq , pour l'intervalle de 1469 à lâ53 ; mais le XVP siècle figure dans ce chiffre avec le modeste contingent de soixante-seize inscriptions. Le commerce de Montpellier était alors agonisant , et les troubles religieux allaient lui porter le dernier coup.
de ces volumes , donnant les actes &habitafuig9 compris entre les années 1424 et 4441, offre, d'ailleurs, le titre que voici, apposé sur la couverture par une main plus récente : o Réception faite par •les consuls des étrangers pour babitans de Montpellier, les affran- •chissaut des charges de la ville pour leurs biens -meubles, pour •certain tems, moyenant certaine somme. »
' Et qui peut-être ont existé ; car il semblerait résulter de la présence des feuilles volantes contenues dans la couverture de ce registre, qu'antérieurement on procédait à Faide de papiers isolés. Les feuilles annexées à ce premier registre embrassent nombre d'actes remontant à 1421 ; et un relevé qui les accompagne en énumère neuf pour la Gn de cette année-là, à partir du 26 novembre, 31 pour 1422, 12 pour 1423, et 32 jusqu'au 1 5 décembre 1424. — Le Petii Thalamus indique, au bas de sa page 279, quelques réceptions analogues, dont la plus ancienne ne va pasau-delÀ de 1353. Le Tome 1er des Lettres patentes de la sénéchaussée de Nismes, fol. 123, 235 et 258, renferme des lettres de bourgeoisie de même ordre, concédées, en 1339 et 1351, à sept Italiens par Philippe de Valois et le roi Jean.