‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 106 sur 251 · I. 243 et s · texte numérisé non relu

I. 243 et s

‘ Il a été publié pour la jireiuiére fois,

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eu 1S35, |>ar M. Mur/akiewiteli duns le.* Mémoires (Szapiski)rfe ta Sociélr il'hùloirifl il'rirrlirolugie irOiletssn, V, 6.31 — 837 (avec trad((ction ru.sse en regard et uutex et, depuis, en 1879, ]iar le P. Vigiia. daus les Atli rlrlln ,Sor. l,ig.. VII, 2, p. 567

370 Troisihne, période. — Décadence du cotunierre du T^anf.

drogman, vei-sé dans la connaissance du latin et des langues grecque et tatare; en outre, dans ces deiu localités, œrtaines lettres et certains documents devant être rédigés en grec, il y avait pour cela des commis spéciaux, fonctionnaires de l’Ktat; à Soudak, par exemple, le consul avait besoin de ces commis pour ses relations avec les dix -huit casaux compris dans la banlieue de la ville.' Dans la ville même de Soudak, l’élément grec était si fortement représenté que, dans certaines administrations dirigées par des commissions, celles-ci étaient composées par moitié de Latins et de Grecs.* Nous avons ici un exemple de la confiance que les maîtres du pays témoignaient à cette partie de la population et aussi de rattachement de cette dernière à ses maîtres. (!omine pendant à cet exemple d'égalité établie entre les Grecs et les Latins pour les détails de la vie municipale, nous pouvons montrer encore les évêchés latins, nouvellement créés à Soldaja et à Cembalo,* vivant paisiblement côte à côte avec les anciens évêchés grecs de Soldaja et de Gothie.* Le régime génois n’apporta aucune entrave aux relations du patriarche de Constantinople avec ses sufïragants de Crimée ; il ne le troubla point dans la jouissance des biens et des droits qu’il possédait à lalta; il n’empêcha jamais les évêques grecs de Crimée d’assister aux synodes de Constantinople ou de soumettre au jugement du patriarche les nombreux litiges concernant la délimitation de leurs diocé.ses respectife.* A l’égard de la population tatare, la situation offrait plus de difficultés. Comme la présence d’un si grand nombre de musulmans dans Caffia pouvait devenir un danger poim la domination chrétienne, il leur était défendu de consener des armes dans leurs maisons.*

Parmi ces musulmans, les Tatars étaient assui'ément les plus nombreux. Ils étaient placés, ainsi que leurs compatriotes des environs de la ville, sous l’autorité d’un fonctionnaire spécial, résidant à Caffa, auquel les documents et les codes en langue italienne donnent le titre

' Atti, 1. c., p. «55 , 660 , 664. Il y avait aussi, à Cafla, un grand nombre de notaires grecs: en 1449, ou exclut quelques incapables, ce qui réduisit ce nombre à dix: Md. p. 677 et s.s,

’ Tbid. p. 656, 658.

* I,equieu, Onene clirintinnus, III, 1103 et SS.; Cauale, Dclln Crimea, I, 273, 279 et s., 304 et 8.; Alli. 1. c., p. 655, 714 et ss.

* licquieu, op. cit., I, 1244 et s.; Acta SS. lioU., 26 juin, p. 190 et ss.; Acta patrinreh. Cpol.. éil. Miklosich et Muller. pa,ssim. v. la table.

* Acta pair. Cpol., I, 577 ; II, 67, 69 et sa., 74 et s., 148 et s., 249. On voit, par exemple, que les localités de Lambat de Parthénite et d’Alousta, situées dans le district de Gothie, sont l’objet d'un litige eu revendication des frontières, entre l'évêque de Cherson et celui de Gothie. M. Paspati a réuni dans ses HiZamtat iiih'rat, p. 246 — 248, le peu que l'on sait sur l’organisation de l’église grecque en ('riiiiée au temps de la domination génoise.

’ Atti delta Soc. I.ig., VTl. 2. p. 679 et ».

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