‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 110 sur 251 · VI · texte numérisé non relu

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‘ Ibid. VI, 44 et a., 86 et s., 87 et 8., 103.

386 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.

arrivèrent jusqu’à Pérs; mais leurs capitaines ayant commis la faute de se laisser attirer à terre, les Turcs se saisirent traîtreusement de leurs personnes; les équipages, privés de leurs chefs et divisés entre eux, résolurent de battre en retraite jusqu’à Chio et d’y attendre des temps meilleurs.* Ce malheureux incident priva la colonie de Caffa des renforts dont elle aurait eu besoin au moment du danger. Plus leur arrivée se faisait attendre, plus l’angoisse grandissait, car on s’attendait à être attaqué au printemps suivant par les forces réunies et doublées peutêtre du sultan des Turcs et du khan des Tatars.’ Dans cette situation critique, les autorités de Caffa envoyèrent des ambassadeurs chargés de sonder les véritables intentions du sultan. Us apprirent qu’il se contenterait d’un tribut annuel de 2000 ducats pour Caffa, et qu’il accorderait volontiers aux navires marchands la liberté de passage dans le Bosphore, contre paiement d’un droit raisonnable. Ils auraient bien accepté ces deux points, car, .sans même parler de la possibilité d’une issue fâcheuse à la situation dans laquelle on se trouvait, la prolongation de l’état de guerre avec les Turcs ne pouvait être qu’une source de difficultés et de dépenses; mais il en y avait un troisième qui leur parut dépasser leur comj^tence; le sultan exigeait qu’on lui livrât Samastri. I^es ambassadeurs quittèrent Constantinople sans avoir rien conclu. D’antres les remplacèrent au mois d’octobre, mais, à Caffa, on ne fondait pas grand espoir sur leur éloquence ni sur les présents qu’ils emportaient pour détourner le sultan de ses projets de conquête.’ L’inquiétude gagnait de plus en plus les esprits; le 28 sept 1464, une narire quitta le port ayant à son bord des marchands génois résolus à risquer le passage du Bosphore; un certain nombre d’habitants quittèrent la ville en secret avec l’intention de regagner leur patrie par d’autres voies; c’étaient autant de vides dans les rangs des défenseurs, déjà trop peu nombreux en proportion du développement des lignes de fortification à garder; le découragement grandissait d’autant chez ceux qui restaient* Il eût fallu là un homme énergique, capable de mettre un frein à cette passion de fuite et de réprimer l’esprit de mécontentement qui se manifestait de temps à autre par quelque soulèvement du populaire: c’était encore un motif pour feire désirer vivement l’arrivée des commissaires de la banque de S. Georges.’ L’incertitude de la situation, la suppression des communications maritimns avec l’Occident devaient nécessairement avoir pour conséquence l’arrêt des affaires. On vit alors, fait tout nou-

■ Aiti deUn Soc. Lig., VI, 10«. H* • Ibid. VI. 106 et i., 110, 116, 117.

dibarquèrent pour la seconde fois i Chio * Ibid. VI, 109, 114 et a., 116.

le 8 juillet ‘ Ibid. VI, 111, 117.

' Ibid. VI. lOft. lia et •., 114. 116.

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