‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 128 sur 251 · VI. Ch;n>rc · texte numérisé non relu

VI. Ch;n>rc

Levant où l'élément occidental et chrétien était encore prépondérant et de former ainsi une digue solide, capable d'arrêter l’envahissement des Osmanlis. Elle voyait en eux les plus dangereux de ses ennemis et elle prenait à tâche de les combattre ; l’occupation de Chypre n’était qu’une • des phases de l’exécution de ce projet grandiose. Pour l’ile, l’ère de la prospérité était close irrévocablement. Cependant, rien que par le fait de l’établissement d'un état de choses plus régulier, et particulièrement d'une meilleiu-c administration des finances, le nouveau régime eut pour résultat un arrêt momentané de l’appauvrissement et de lu dépopulation de l’ile: l’industrie et l’agriculture se relevèrent.' Les émigrations volontaires d’une i>art et, d’autre part, tes enlèvements pratiqués par les corsaires et dont étaient particulièrement victimes les ouvriers agricoles, appelés nâpotxot (clients), avaient fait des vides nombreux dans la population des campagnes: le gouvernement vénitien prit à cœur de remédier à ces deux maux poui' conserver au pays un élément indispensable.* Mais les villes avaient, elles aussi, perdu une grande partie de leui-s habitants. Nicosie seule faisait exception: c’était le siège du gouvernement central et elle renfermait toute une population ouvrière, occupée au tissage et à la teinture des étoffes, telles que le samit, le camelot etc., de sorte qu’elle n'avait pas ce.ssé de jouir d’un certain bienêtre; de 1(>,000 habitants, le chifl're de la population s’éleva, sous la domination vénitienne, â celui de 21,000.’ Famugouste. au contraire, se ressentit pendant longtemps des suites du long siège qu’elle avait subi sous Jacques II. Vers la fin du XV® siècle, sa population n’était que de 6,500 habitants et elle n’atteignit le chiffre de 8,000 que vers 1540.* Pour y attirer les étrangers, le gouvernement vénitien mit à leur disposition des maisons et des propriétés dans la campagne; il fit publier k Corfou, à Lépante, à Modon, k Coron, à Nauplie et à Monembasia que tout individu qui voudrait émigrer k Famagouste avec sa famille jouirait du transport gratuit et recevrait en outre des vivres et trois ducats; enfin, il en fit un lieu d’asile pour les criminels condamnés au banissement.’ Néanmoins, il n’entendait à aucun prix relever la prospérité de ce port au détriment des autres villes de l’île. Ainsi, les habitants de Famagouste demandaient qu’on fit de nouveau

' Il est très üitéremiaut de comparer Ica deux statiatiquea de la production de l'ile publiées dans Mas Latrie, III, 490 et .sa. et 534 et as.; l'une eat de la fin du XV" siècle, l’autre des environs de l'année 1540. Ou conatale doua cette dernière, sous presque toutes les rubriques, un accroissement de production.

’ Mas Latrie. III, 340, 389, 457 et s. ’ Ibid, m, 487, 490, 496, 634.

* Ibid. III. 496, 634.

* Instructions pour Bald. Trevisaui; ilatées du 37 août 1489; ibid. 111, 469 et s.

426 Troisihme p/riode. — Déeadenre du commerce du Levant.

de leur port le point de concentration de tout le commerce d’importation et d’exportation de l’île, comme au temps de la domination génoise; ils réclamaient le monopole de la réception et de la •mise en œu\Te de toute la récolte de coton; ils voulaient que l’on fît transférer dans leurs murs une partie des teintureries de Nicosie: le gouvernement refusa d’entrer dans ces vues.' Parmi les autres ports de la côte orientale, Limisso (Limassol) déserte, à moitié ruinée, avait pluU')t l’aspect d’un \ûllage que célui d’une ville.- Saline (Laniaca) présentait un tout autre tableau; son port, toujours rempli de navires de commerce. les maisons, les magasins qui s’y construisaient chaque joui' poui’ la conunodité des marchaniLs, étaient un objet d’envie pour les habitants de Famagouste." L’une des causes de la prospérité de ce port était le voisinage des fameux marais salants. Il ressort d’une relation de. 1562 qu’il y entrait annuellement de cinquante à soixante bâtiments, rien que pour y charger du sel.* Ce produit s’exportait en Syrie, en Grèce, en Italie ‘ et surtout à Venise:* il procurait à la république un revenu que les voyageui-s Ghistele et Kraft estiment à 20 ou 30,000 ducats, chiffre assurément très inférieur à la réalité ' et que l’on peut sans ciainte poiler à 300,000." U se faisait, d’aillenro, dans ce port un trafic varié: les capitaines de navires vénitiens en route pour la Syrie avaient pris l’habitude d’y faire escale,* et, vers la fin de la domination vénitienne, il passait pour le plus considérable de l’île de Chypre; on y trouvait le coton et le blé indigènes et les épices importées de Tripoli. Vere cette époque, Limisso avait repris un peu de faveui' comme entrepôt des produits de l’ile. Quant â Famagouste, elle n’est plus citée, à la fin. que comme place forte.'® La République dépensa beaucoup de soins et d’argent pour en faire un solide boulevard de sa puissance. Malgré tout, elle succomba, en 1570, aux attaques des Turcs, et toute l'ile devint la proie de ce peuple barbare. Sous le règne du sabre, son unique moyen de domination, l’industiie, l’agriculture et le commeree tombèrent bien vite au dernier degré d’abaissement.

' Voy .la réiH>u»e du duge Agoatmo Barbarigo aux rédamationa dea Iiabitanta du Fainagouatu en 1491 : Maa Latrie, III, 485 ctaa.

’ .Maa Latrie, lü, 488; Ca.soln, Viagyio a QcrumUmme, j). 48.

’ Mas Latrie, III, 489.

' Ibid. III, 554.

* Georg. Gemuic., j). 614.

‘ Maa Latrie, III, 555.

’ Ghistele, p. 251 ; Kraft, daua la Bibl. rlfs Hier, l'erehis, LXI, 76.

" .Mua Latrie, III, 560; Georg. Geninie.,

1. e. Le chiffre de 800,000 ducata indiqué dans la relation ilu pèlerinage de Frédéric II, duc de Lieguitz (Zeitschrift îles ileiitschoi Paltpslina -Vereins , I. 905) e»t certainement empreint d’exagération.

" Bibliothèque fie P Kcole des chartes.

1874, p. 152 (regeate de 1444).

'* Ces renseignements sont fournis par une t’osmographie, œuvre d'un italien, resté inconnu, écrite entre 1,561 et 1570: extraits daua Bandini, Bibliolh. Léopold.. III, p, 349 et sa.

VIL L’Égypte et la Syrie.

7» L'Égjrpte et 1» Syrie.

Nous avons vu la Pei-se et l’Asie centrale sillonnées par les caravanes, enrichies par un commerce florissant; nous les retrouvons dévorées par l'anarchie, ravagées par des guerres incessantes: aussi les routes commerciales y deviennent - elles de plus en plus impraticables. .Sur les côtes occidentale.s de l’Asie et dans la péninsule des Balkans, les quelques teniUiü'es restés aux mains des chrétiens disparaissent de jour en joui- sous le flot montant des Turcs Seldjoucides et Osmanlis. Dans la mer Noire et dans l’Archipel, dans les détroits qui les relient, la marine marchande de l’Occident ne peut plus naviguer qu’à travers des difficultés sans cesse renaissantes. Pour se procurer les produits du Levant , le commerce devra dorénavant se rejeter siu" les voies méridionale.s. L’Egj-pte et la SjtIc jouiront d’un regain de prospérité qui durera pendant toute la fin du XIV® siècle et se prolongera à travere le XV® prescpie tout entier, puis cette prospérité déclinera sous l’action de l’intolérable rapacité et de la tyrannie des sultans d’ÉgjT)te, et enfin la découverte de la route maritime des Indes lui portera le coup de la mort.

En retraçant l'iiistorique de cette renaissance commerciale, nous nous occuperons séparément de l’Égj'pte et de la Syrie. Si, au point de vue politi(iue. ce deniier pays n’était qu’une dépendance du premier, au point de vue commercial il eut au contraire, pendant la période que nous allons parcourir, une importance pour ainsi dire personelle. Nous parlerons, naturellement, d’abord, de ce qui concerne le plus grand des deux. Mais, au cours des trente premières années de cette période, il ne se produisit aucun événement de nature à faire époque dans l’histoiro du commerce; giâce à ce calme, le trafic des Occidentaux, rentré dans son ornière à la suite de la paix de 1370, put suivre sans bniit sa course féconde. Nous en profiterons poui’ ouvrir ce chapitre par un tableau de la situation des marchands occidentaux en Égj-pte ; nous l’avons emprunté aux traités, aux relations des pèlerins et aux récits de personnages établis dans le paju

Les na viles européens abordaient en gi-ande majorité à Alexandrie; c’était là que .se trouvaient les cemptoiro les plus nombreux, que se faisaient les échanges les plus importants. Cependant, ils visitaient aussi d’autres ports dont nous devons également dire au moins quelques mots. Au XV® siècle, celui de Damiette était encore assez fi'équenté;* la raison en est. i)eut-être, que l’on pouvait s’y procurer, mieux que dans

' Kbalil Dhahéri (première moitié du arabe, II, 7, 8.

XV' siècle), dans de Sacy, Chrestomathie

428 Troisihnc ji^iode. — Décadenct du comuwrce du Ijn-nut.

le port cosmopolite d’Alexandrie, les produits du delta du Nil, le sucre par exemple; la culture de la canne à sucre était une des plus pratiquées dans cette fertile région.' L’ordre de S. Jean entretenait un consul* à Damiette; la popidation de la ville comprenait des Grecs en assez grand nombre, qui y faisaient le commerce des produits de leui-s pays, des Génois, des Vénitiens.* Le consulat vénitien survécut à la période que nous parcourons; il existait encore à une épofiue avancée du XVI® siècle.' Pendant cette période, les commerçants du midi de la Fiance traflquaient, au moins occasionnellement, avec Damiette.® En 1507 et en 1508, le sultan Kansonh-el-Ghouri invita également les Florentins à visiter cette ville, ainsi que les autres ports de l’Egj’pte: dans ses lettres, il nomme expressément, outre le port de Damiette, ceux d’Alexandrie, de BrouUe (Bourlos) et de Rosette.® Ce n’est pas sans une ceitaine surprise que nous trouvons là ce deinier nom. En effet, jusqu’à la fin du XV® siècle tout au moins, l’accès de la branche de Rosette était absolument fermé aux Occidentaux, tant à ceux qui arrivaient par mer avec l’intention de remonter le Nil, qu’à ceux qui revenaient de l’intérieui' de l’Egj’ptc imur gagner la mer. Le danger qu’on voulait conjurer était de deux soi-tes: sans cette précaution, les Occidentaux auraient pu, pensait-on, en étudier toutes les pa.sses et profiter quelque jour de cette connaissance pour iutrodidre pai' cette voie des flottes de guen'e et peut-être remonter le Nil jusqu’au Caii-e. D’autic part. Rosette était le grand port de la mai inc égyptienne et, sous prétexte d’aller et de venii’, ils auraient pu se livrer à des manœu\Tes dangereuses. Les sultans, toujours soupçonneux, pensaient se mettre ainsi à l’abri de toute éventualité. Les marchands occidentaux n’avaient donc pas d’autre ressouice que de faire par terre la route d’Alexandiûe à Rosette; une fois là, rien ne les empêchait de remonter le Nil sur une barque jusqu’au Caii-e. Au retour, même histoire; il fallait débarquer

‘ Ijc royagt d' Outremer de Jean Theuatid, publ. par Sehefer (Hec. de roy. et de doc. pour servir à l’Iiisl. de la géoyr., V (1884), p. 122.

’ Charte de 1403, dans Paoli, Cad. dipi.,

’ Thenaud, 1. c.; Uhistele, p. 183, 194.

* Ce fait ressort d’un grand nombre de passages du cod. ital. in 4°, u'> 8 de la Bibliothèque de Berlin (p. ei., p. 41, 42, 47, 61): je l’ai eu à ma disposition, j^’est là que, de sou temps, Wilken a puisé la matière de son étude sur les consuls de Venise à Alexandrie aux XV®

et XVI® siècles tAil/. der lierl. Mad.. ami. 1831, Uist. phil. Cl., p. 29 — 46). Malipiero mentionne (p. 610) en 1488, à Damiette, un vice-consul vénitien du nom de Piero de Piero. On trouvera des lettres écrites en 1497 et 1498 par un consul de Venise à Damiette, dans Sanuto, Viar., I, 914, 1032.

' Thenaud, par exemple (1. c.), y rencontra un marchand de Montpellier, nommé Francisque de Lalle, qui y avait fait des achats de casse et d’autres articles.

‘ Amari, Oipl. nrnh., p. 219, 388.

VJJ. L’Êgtfpfp Pt la Si/ri'p.

H Bosette et gagner Alexandrie à dos d’âne ou de chameau. Le pèlerin Martin von Baumgarten fit le voyage d’Alexandrie au Caice par Rosette en compagnie de quelques marchands italiens: Hans von Tucher, de Nuremberg, faisant la route en sens inverse, eut pour compagnon un Vénitien nommé Domenico Barbarigo.* Les Vénitiens trafiquaient encore à Rosette pendant le XVI® siècle.* En remontant la branche de Rosette, on rencontrait sur la droite, un peu aU-dessus de cette ville, une autre branche plus petite, par où l’on pouvait descendre vers la mer, que l’on atteignait à Bmrlos ou Barallos.* Ce port, intermédiaire entre Rosette et Damiette, était également ouvert aux Occidentaux du côté de la mer; il était très fréquenté par eux à cause du voisinage du lac du même nom, dont le poisson s’exportait sous forme de salaisons jusqu’à Rhodes et à Candie.* Son nom se rencontre dans quelques documents florentins et vénitiens, “ précisément à l’occasion de ce trafic, et il est i-are qu’il soit omis dans les portulans et sur les cartes du Moyen-Age quelques voyageurs de l’époque en parlent incidemment* Au commencement du XVI® .siècle, c’était le siège d’un consulat vénitien." Mais revenons à Alexandrie.

A l’arrivée d’un navire d’Occident, des agents du port montaient H bord, s’informaient de la nationalité du bâtiment, comptaient les passagers, prenaient une note exacte de leurs noms et de la nature du chargement; puis, ils faisaient leur rapport sur tous ces points au gouverneur (émir) d’Alexandrie qui le transmettait au sultan, an Caire; ces dépêches s’expédiaient par pigeons voyageurs.® La ville avait deux ports;'® le port neuf, ouvert au nord, recevait les navires

' .Joh. Tucher, dans le Heyssbiirh des heil. lAiiidrs (1584), J). 369, h. (îhistele, p. 206; Bem. de Breydenbach, Peregriluttio, p. 120; Fel. Fabri, III, 113; Geo.

Gemnicenais, p. 476; Lannoy, p. 68.

’ Voy. le Codex de Berlin, cité pins haut, p. 40.

* Aboulf., Oéogr., U, 1, p. 47. 161;

Ibn Batouta, I, 68.

* Piloti, p. 348; Toy. aussi Ibn Batouta, I, 67 , 60. On nommait ces poismns des Buri (Cepbalus): v. Calcachandi,

Oeogr. und VerwaUuttg roii Ægypten, trad. Wüstenftld, Abh. d. OoH. Oes. der H'ms., XXV, p. 29.

* Amari, fhpl. arab.. p. 219, 388; God. de Berl, cit. p. 40, 47, b, 53, b; Sanut., niar., m, 936; V, 973; VI, 800; VH.

218; X. 110; XI. 76; XH. 153, 166.427.

® Sanuto, dans Bong., p. 259; Uzzano, p. 237; Carte de Fra Manro. p. 57; VAtl. Ijuxoro. p. 118.

’ Harff, p. 83; Ghistele, p. 205.

" Sanut, Diar., XI, 75.

* Simon Simeonis, p. 18, 19; Frescobaldi, p. 90; Harff, p. 76 et s.

Sur ces ports, voy. Lannoy, p. 68, 101 et SS.; Fel. Fabri, ni, 175 et s.; Petr. Martyr de Angleria, Légat. Babgl., p. 389; Léo Africanus, dans Ramusio, Navigaiioni e riaggi, I (1663), p. 82.

Voyez aussi le plan d’Alexandrie dans Desjardins, Aperçu histor. sur tes ernbouehures du lihùne, etc. Paris, 1869, pL D, et Mas Latrie, é<l. de Machaut, p. 280.

' 430 Trotsiitne période. — Décadence du commerce du Leraut.

chrétiens, tandis que le vieux port, ouvert à l’ouest, n’admettait que les navires musulmans: l’entrée en était interdite aux chrétiens, même du côté de la terre.* Quand le bâtiment avait jeté l’ancre, on lui enlevait son gouvernail et ses voiles et on ne les lui rendait que le jour où le capitaine et ses passagers avaient payé tout ce qu’ils devaient, achevé leurs préparatifs et reçu |l’autorisation de départ.’ Les agents égyptiens abusaient, paraît-il, assez souvent de cette disposition léglementaii-e, pour mettre des entraves au départ d’un navire sous les prétextes les plus arbitraires.” Une fois débarquées, les marchandi.ses entraient en ville par la porte de la douane” et étaient portées à la douane à dos d’hommes, de chameaux ou d’ânes. Quant aux marchands, avant de passer la porte, ils subissaient un examen sévére de l’émir d’Alexandrie ou de son agent; ils avaient d’abord à faii-e établir leur nationalité, soit par leur consul, généralement venu â leur rencontre, soit par d’autres compatriotes; puis, il fallait acquitter un droit d’admission d’un ducat et plus tard de deux ducats par tête, et un droit d’entrée de 2 ®/o sur l’argent monnayé apporté par chacun, à moins qu’on n’eût l’habileté de le dissimuler: ces formalités accomplies, rien ne les arrêtait plus: chacun trouvait un logis pour lui et un abri pour ses marchandises dans le fondaco de sa nation.”

Les fondachi étaient de grandes constructions caiTées à plusieurs étages, à apparence de châteaux-forts.'* avec une cour intérieure pour faciliter les opérations d’emballage et de déballage;’ c’étaient les plus beaux édifices de toute la ville d’Alexandrie. Le rez de chaus.sée était occupé par des magasins voûtés; aux divers étages se trouvaient de nombreux logements â l’usage des marchands. Dans les bâtiments et dans la corn-,

' n est vrai que Freecobaldi semble donner a entendre que le bâtiment vénitien qui l'amena â Alexandrie serait entré dans le vieux port; mais tous les antres écrivains dont le témoigna^ fait autorité affirment le contraire en termes absolument positifs.

* C’était aussi l’usaire â Aden: Vartbema, dans Bamusio, I, 153.

' Simon Simeonis, p. 18; Frescobaldi, p. 20; Amari, Jhpl. arab., p. 268 (on y lit le mot d'origine arabe eolhre, lever l'ancre).

* Lannoy, p. 108.

‘ Sim. Simeon., p. 20 — 22; Frescobaldi, p. 20 et 8.; Sigoli, p. 168; Harff, p. 77; Geo. Oemnic., p. 471.

“ lllustraxionc di un anonimo riagyialore del sec. XV, s. I. 1785, p. 18: l'auteur compare les fnndnrhi A des casseri (chât«aux-fort.s).

’ En Orient, on employait le mot arabe fondouk pour désigner des bâtiments construits aux frais de l’état et mis â la disposition des voyageurs: les marchands pouvaient y loger, y emmagasiner ou y mettre en vente leurs marchandises, enfin y traiter leurs affaires. La signification de ce mot est identique â celle du mot khan; c’est de lâ que vient le mot foudaeo: voy. mon étude sur les mots funda et fondaco dans les SiUungsb. drr Münchn. Akad., Mat. Cl., 1880. V, p. «17— «27.

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