VII. L' Égypte et la Syrie
nombre d’aâfaires hc traitaient entre Occidentaux et Orientaux sans qu’il y eût formellement vente ou achat, mais par simple troc (barattare). L’époque du séjour des navires de commerce occidentaux à Âlexandi'ic (ou dans d’autres ports) était désignée sous le nom de muda (de mutare, échanger), parce que leur présence donnait lieu à une foire spécialement caractérisée par de nombreux échanges, ou encore parce que les navires marchands échangeaient à cette époque leur ancienne cargaison contre une nouvelle. Les marchands désireux de ne pas prolonger leur séjoui’ en Égj'pte s’aiTangeaient de façon k terminer leurs affaires pendant la muda En ce cas, ils n’étaient pas maîtres de leui* temps. La république de Venise, tout au moins, fixait, au départ de chaque navire pour un port étranger, le nombre de jours* qu’il lui était permis d’y séjourner: ni autorité coloniale, ni corporation de marchands, ni capitaine de navire n’avait le droit d’accorder de son propre chef une prolongation du délai fixé; dans le cas où le mauvais temps empêchait un bâtiment de reprendre la mer au jour dit, il lui était défendu, à partir de ce moment, de prendre de nouvelles marchandises à bord.*
11 serait intéressant de connaître la valeur des produits de l’Orient qu’emportait en Europe la flottille marchande réunie dans le port d’Alexandrie pendant le temps de la muda Nous pouvons déjà tirer quelques indices, à cet égard, du nombre des bâtiments que Venise y envoyait d’ordinaire. Au départ d’automne, la flottille était généralement composée de quatre â six galères.* En outre, à partir de 1432, deux ou trois galères, dites geUee di traffico, faisaient une tournée sur les côtes de la Barbarie (â Tunis) pour y charger les produits du pays â destination de l’Égypte; elles ralliaient la flottille principale à Alexandrie, y prenaient leur part des chargements pour Venise et naviguaient au retouide conserve avec elle.* Ajoutons encore la flottille du départ de janvier, forte de deux à quatre bâtiments;* nous anivons ainsi à un total de huit à treize bâtiments pai- an. Pietro Martire d’Anghiera savait par ouï-dire qu’une galéasse, de l’espèce de celles qu’on envoyait à Alexandrie chercher des épices, en rapportait parfois pour une valeur de 200,000 ducats.*
' Tantôt vingt -deux, tantôt trente, tantôt quarante jours: Tucher, dans le Reysslmeh, p. 370, b; Malipiero, p. 618.
’ Cod. Beroi. ital., Q. n® 8, p. 9 et s.,
13 — 15, 36, b — 37, b; Malipiero, p. 613;
Berchet, Helax. dei eonsoli retieti neUa Siria. p. 38, 41, 42.
• Petr. Martyr ab Augleria, p. 369;
Breydenbach, fol. 19; Piloti, p. 400; Navagero, p. 1156; Malipiero, p. 613, 620,
621, 622, 628 et s., 635; Marin, VII, 292.
On possède encore au musée Correr, à Venise, le brevet de Giac. Marcello, capitaine des galères d’Alexandrie en 1457 ; Brown, Cal. of Statep. venet., Il, xlv.
* Mas Latrie, Traités, p. 258, 268 et s. (documents); Marin, VII, 289, 292, 301; Breydenbach, p. 128, 127 ; Tucher, p. 870, b; Malipiero, p. 628, 685.
‘ Tucher, op. cit.; Harff, p. 57.
” P. 876. En 1407, un navire portant d’Alexandrie h Venise un chargement de
464 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.
On voit que, dans l’hypothèse d’une année où il ne serait parti que cinq de ces grands bâtiments, leur chargement aurait déjà représenté une valeur d’un million de ducats.
Mais revenons à Alexandrie. Nous avons vu qu’un grand nombre de marchands occidentaux s’arrangeaient de façon k repartir avec le bâtiment qui les avait amenés-, mais d’autres restaient à Alexandrie pendant des mois, parfois même pendant des années, pour y faire des affaires.* Chacune des nations en relation avec l’Egypte avait ainsi, sur chaque marché, une petite colonie toujours renouvelée; celle-ci avait un besoin incessant de protection et d’une représentation auprès des autorités locales: c’était affaire à son gouvernement. On avait créé pour cette double tâche deux sortes d’agents, les commis à la douane et les consuls. On a pu juger, d’après ce qui a été dit précédemment, de quelle importance étaient pour les marchands toutes les questions du ressort de la douane. U était donc indispensable d’y entretenir en permanence un agent chargé de vérifier l’application des tarifs dans cha<pe cas particulier et d’inscrire, sui- un registre en partie double, les sommes dues d’une part par les marchands à la douane, d’autre paît par la douane aux marchands, dans les cas où elle agissait comme acheteur ou comme courtier; en outre, cet agent devait ofirir une surface suffisante pour servir de garant aux marchands, quand, au moment de leur départ, ils restaient débiteui-s de la douane. Telles étaient les fonctions du commis à la douane : les grandes nations commerçantes en enti-etenaicnt chacune un à Alexandrie, du consentement du sultan. Mais cet agent était exclusivement chargé de la défense des intérêts pécuniaires de ses compatriotes vis-à-vis de la douane; la mission du consul était moins restreinte: il avait à défendre les di-oits de chacun des membres de la colonie, et, s’il ne pouvait obtenir justice des tribunaux locaux ou régionaux, il devait plaider sa cause jusque par devant le sultan, soit en personne, soit par fondé de pouvoirs, soit par écrit; l’émir d’Alexandrie ne pouvait pas y faire opposition, et il était même obligé de le faire escorter par un cavas (nuntius, duetor). En principe, tout Occidental ayant à se plaindre des agissements d’un fonctionnaire égyptien ou de la mauvaise foi d’un débiteur sarrasin avait bien le droit de s’adresser directement au sultan, mais, comme le consul jouissait d’un plus grand crédit, il est à croire qu’on préférait se faire représenter par lui.
Nous avons eu déjà plusieurs fois occasion de parler des consuls en général. Nous n’ajouteroas ici que ce qui concerne plus spécialement
cannelle, d'indigo, d’encens, de bois du Bré- 36,000 ducats, sombra en route: Sanuto. sil, de gomme laque etc., d’une valeur de Vite dei dogi, p. 838.
' Marin, TU, 2S2.
VIL L' Égypte et la Syrie.
leiu' situation en Ëgj'pte. La caisse de la douane, à laquelle incombaient déjà les frais de location et de réparation des bâtiments à l’usage des colonies, payait aux consuls une dotation annuelle de 200 ducats (ou besants).' Cette rémunération, attribuée par le sultan aux représentants des puissances commerciales de l'Occident, était la preuve palpable du prix qu'il attachait au maintien de ses relations avec elles, d’ailleui-s si avantageuses pour lui. Mais, en compensation, il considérait jusqu'à un ceitain point les consuls comme des otages aux quels il pouvait faire supporter la resimnsabilité et la peine’ de tout acte d’hostilité commis par sa nation contre l’Égypte. U nous suffira d’en citer deux exemples entre tous. Au commencement du XV' siècle, un coi'saire avait capturé sur les côtes de l’Asie-Mineure un navire marchand égyptien, monté par cent cinquante Sarrasins et portant une riche cargaison, et il avait vendu le tout, hommes et choses, à Jacopo Crispo, duc de Naxos. Partant de ce point de vue que le duc de Naxos était siyet de Venise, le sultan apjiela à sa barre le consul d’Alexandrie et lui réclama la mise eu liberté des prisonniers. Le consul eut beau déclarer à plusieura reprises (jue la républiciue de Venise n’avait pas d’ordres à donner au duc de Naxos, le sultan fit saisir dans le port d’Alexandrie des bâtiments chargés d’épices â bord des quels des marchands vénitiens étaient sur le point de s’embarquer, et il ne laissa pas de repos â la colonie vénitienne jusqu’à ce qu’elle se ffit décidée à envoyer à Naxos le ci'étois Piloti: celui-ci racheta les prisonniers avec de l’ai'gent que lui avait, du reste, remis le gouveraement égyptien et les ramena en peisonne.’ Une autre fois, eu 1464, quelques sigets égyptiens avaient loué des navires vénitiens à Alexandrie pour se rendii: en Barbai'ie: en passant à Rhodes, ils furent pillés et arrêtés par la faute des capitaines vénitiens: par manière de représailles, le sultan fit jeter en prison le consul de Venise à Alexandrie et tous les marchands de sa nation.* Parfois, les consuls occidentaux recevaient la bastonnade:
‘ Piloti, p. 381. Cette dotation fut stipulée en faveur du consul de Florence par le traité de 1422 (Aniari, Dipl. arah., p.339, 343); en faveur du consul de France et de celui des Catalans, par un traité publié par U. Charrière, dans l'étude sur les Kigociations de la France dans le Lerant (Coll, des doc. inid.), I, 128; pour celui de Rhodes (à Damiette) par un traité de 1403 publié dans Paoli, Cad. dipl., II, 109. Pour ce qui concerne le* Vénitien*, voyer, Uarin, VII, 311, et le CW. Beroi, cit. p. 6, b, 6, 46. Le nom de “geme-
chie, zemichia, zunichia,“ sous lequel cette dotation est désignée dans les traités, est dérivé de l’arabe: voy. Wilken, dans le* Abh. der Berl. Akad,, 1831, hist. polit. Cl., p. 35; Reinaud, Xoueeaujourrt. arial., rV, p. 43, not. 5.
’ Khalil Dbahéri, dans de Sacy, Chratom. arabe. II, 40.
* Piloti, p. 400 — 406.
* Malipiero, p. 614 et ss. ; Rawdon Brown, Calendar of statepapers, Venei., I, p. 116 et a.
466 Troisihne période. — Décadence du commerce du Levant.
c’est ce qui arrira, par exemple, au consul catalan à Alexandrie en 1408, et au consul de Venise à Damas en 1473.' On le voit, les consuls payaient parfois fort cher l’honneur attaché à leur situation, par l’obligation de vivre sons le gouvernement despotique des sultans mamelooks.
Nous en avons fini avec ce qui concerne la situation des colonies de commerce en Égypte, mais, pour être complet, il faut encore voir ce qui se passait pendant la même période en Syrie, car, malgré les relations de voisinage et de dépendance qui liaient cette province à l’Égypte, les événements lui avaient créé une position à part qui demande une étude spéciale. Vers la fin du Moyen-Age, le trafic entre ce pays et l'Occident reprit un nouvel essor en dépit des protestations des papes, dont la voix, de moins en moins écoutée, finit par s’éteindre tout à fait Ce nouvel essor était dû à une triple cause. La première était la prise de possession de Famagouste par les Génois. Des mains de souverains assez indifférents aux affaires de commei'oe et qui laissaient dans leurs états aux marchands étrangers, sans distinction d’origine, toute liberté d’action, cette place passait entre celles d’une puissance en qui toutes les nations commerçantes devaient nécessairement voir une rivale.’ Le résultat était à prévoir; désormais, les Vénitiens d’abord, puis d'autres à leur suite, passèrent en vue de Famagouste sans s’y arrêter et poussèrent jusqu’à Beyrout, d’où ils allaient visiter les marchés musulmans de Damas et d’Alep.' La deuxième cause fut un événement à peu près contemporain: la destruction du royaume d’Arménie. Cette catastrophe fermait aux Occidentaux la route de Tauris, l’un des points par lesquels se faisait jusque là le transit le plus considérable des produits de l’Asie centrale. Enfin, fâcheuse co'incidence, les routes du nord, par où ces produits arrivaient d’oi*dinaire, étaient devenues impraticables. Tamerlan, le grand conquérant, en avait détruit les principales stations sur son passage et leur ruine avait porté un coup sensible à l’importance de Tana comme entrepôt des produits de l’Asie centrale.^
Les produits de l’Inde arrivaient sur les marchés de la Syrie tout
' Piloti, p. 419 et 88.; Capman;, Memorias, I, 2, p. 68; Ualipiero, p. 619.
’ Piloti, p. 366 et 8.
’ Ulric Léman (RShricht et Meisner, Üeuiêche Pügerreisen, p. 104) reproche aux marchands chrétiens de se mettre dans la dépendance des païens en courant après eux : autrefois, dit-il, les païens étaient obligés de venir vendre leurs épices et leurs pierres précieuses è Famagouste.
‘ Dans les Viaggi fcUti da Vineiia
alla Tana, etc. (Venet, Âld. 1546), p. 18 et s., Qios. Barbaro s’exprime à ce sujet comme il suit: “Prima che fusse destrutta dal Tamerlauo, le specie e le sede, che vanno in Soria, audavano in Cintracau e da quel luogo alla Tana, dovi si mandavano solamente da Venezia 6 o 7 galere grosse alla Tana per levar di dette specie e sede; et in quel tempo ne Veneziani ne altra nazione citramarina faceva mercatautia in Soria (ceci est une exagération )
VU. L’ Égypte et la Syrie.
comme sur ceux de l’Égypte, en partie même par la même voie. A son retour du pèlerinage de La Mecque, la grande caravane de Damas ramenait un grand nombre de chameaux chargés d’épices, et particulièrement des espèces les plus fines et les plus légèi-es:* les espèces lour des, nous l’avons vu, remontaient la mer Rouge jusqu’à Tor; mais, là encore, des caravanes les attendaient pour les emporter à Damas.’ Il est certain que la mer Rouge n’était pas la ligne de communication la plus naturelle entre l’Inde et la Syiie; le courant qui détournait de cette voie une partie des produits de l’Inde poui’ les amener en Syrie par le détroit de Bab-el-Mandeb, n’était que la conséquence de l’attraction puissante exercée sur tout musulman par la Ville sainte. La voie directe passait par le golfe Persique. A l’entrée du golfe se trouvait un grand marché, celui d’Ormouz, vers lequel affluaient déjà, de toutes les parties de l’Asie, les marchands et les marchandises,* bien avant que cette ville ne devînt la perle des possessions portugaises dans ces régions. Les maichands syriens y allaient comme les autres et y trouvaient une grande variété d’épices: quelques-uns cependant préféraient ne pas s’arrêter là et poussaient jusqu’à Calicut, centre d’un des pays de production les plus importants, pour faire leurs achats sui- place.* D’autre part, les Indiens ne se bornaient pas toujours à amener les produits de leui' pays jusqu’à Ormouz; beaucoup remontaient le golfe; quelques-uns allaient même jusqu’à Basra,* où les marchandises destinées à la SjTie étaient transbordées pour remonter le Tigre jusqu’à Bagdad, ou chargées de suite sur des chameaux qui les transportaient jusqu’en Mésopotamie. D’un auti-e côté, la Syrie était reliée par des caravanes avec le centre de l’Asie et recevait par ce moyen certains articles qu’on se procurait difficilement en Egj'pte. Les marchands de la Pei-se visitaient Alep;'* ceux de la SjTie fréquentaient les grandes foires de Soultanièh.’ Le résultat de cette réciprocité est qu’on trouvait sur les marchés de la Syrie la gomme de Perse, la rhubarbe de Chine, la
‘ Frescobaldi, p. 139; Uucci, p. 407 et 8.; Broquière, p. 502; Piloti, p. 356; Fabri, p. 642.
’ Gucci, p. 314, Piloti, p. 357 et s.
' La meilleure source & consulter pour se faire une idée de rim{K>rtauce de ce marché est la relation d’Abderrazzak (1442 — 1444) publiée par M. de Quatremère dans Notices ci extraite, XIV, I, p. 427 et SS. (le passage que nous signalons se trouve & la p. 429) et par Elliot dans son Hietory of India, IV, 95 et ss. Voy.
encore Nikitiu (R. H. Major, India in Oie 15*^ century, p. 19); Varthema, dans Ramusio, I, 156; Sommario di tutti li regni, ibid. p. 326; Corsali, ibid. p. 187.
* Abderrazzak, 1. c.; Varthema, p. 161, b; Joseph l’Indien, dans le Nocue orbù (1655), p. 203, 208.
‘ Varthema, p. 165; Roncinotto, dans les Viaygi alla Tana, p. 99, b.
“ Varthema, 1. c., p. 148.
' Clavijo, p. 113 — 115.
468 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.
soie grège du Ghilan, les fines étoffes et les tapis tissés par les ouvriers persans et ehinois.*
Les Occidentaux qui visitaient Damas ‘‘ étaient frappés de la richesse des commerçants de la ville, de l’infinie variété des articles dont regorgeaient ses bazars, de la beauté et de l’élégance des étalages,* Mais un sujet d’étonnement plus grand peut-être encore pour eux était la perfection des produits de l’industrie indigène. Frescobaldi et son compagnon Sigoli attribuent l’extrême habileté des artisans de Damas à ce que les métiers se tiansmettaient généralement de père en fils.< On y ti'ouvait d’excellents confiseurs, fabriquant des confitures avec les fruits délicieux cultivés dans les jardins des environs et habiles à les conserver pendant tout l’été dans la neige que leur fournissaient les montagnes voisines;* des distillateurs qui préparaient une eau de roses exquise;® des artistes verriers dont les chefs -d’oeuvres, ornés de charmantes arabesques, étaient très estimés au Caire.^ En parcourant les boutiques des tisserands, on y voj'ait des étoffes de soie,* de coton et de lin de qualité parfaite et, parmi les dernières, des hoccasini d’un tissu si fin et si brillant, qu’on pouvait les prendre pour de la soie; chez les ouvriers en métaux, on trouvait des ustensiles de cuivre aussi brillants que l’or, avec des incrustations d’argent,” puis des armes dont la perfection est proverbiale. Nulle part au monde, écrit Niccolo de Püggibonsi, on ne fait mieux qu’à Damas. Ce jugement paraît avoir été celui de l’Occident tout entier. Les inventaires dressés au Moyen- Âge renferment des listes d’une quantité infinie d’objets en métal, en verre, de broderies etc., fabriqués à Damas ou copiés siu‘ des modèles tirés de cette ville; on contrefaisait en Europe l’eau de roses de Damas.*®
' CUvÿo, |). 114; Uzz., J). 114; Pasi, |i. 166, a, 177, b; Belou, Obsertatiotis. p. 280 et R.
’ Le» descriptions les plus complètes et les plus intéressantes de Damas au* Moyen-Age sont celles de Sigoli, p. 217 et SS., et de Nice, da Poggibonsi, H, 13 et SS. (Cette partie du dernier ouvrage a été publiée à part sous le titre : Poggibonsi, Damaaco c U sue adiacenxe ncl see. XIV, Imola, 1878.)
’ Outre les relations des voyageur»
cités dans le texte, il est bon de lire celles de Ulr. Léman, op. cit, p. 107, et de Boldensele, p. 284.
‘ Freseob., p. 141 ; Sigoli, p. 218.
* Freseob., 1. c.; (tucci, p. 402 et s.; OalliccioUi, Memorie renele, VII, 80: l'au-
teur souligne, dans un acte de donation fait à Venise en 1477, le pa.»sage suivant: “panes zucliari confectionesque in syrupo Damascenas."
• Freseob., 1. c.; Sigoli, p. 216; Chemseddin, p. 264, 266.
’ Simon. Simeon., p. 43.
* Baumgartcu von Breitenbacli acheta lé des soieries pour les rapporter chez lui (Geo. Gemnic., p. 588.)
“ SigoU. p. 218.
'* Parmi les inventaires de l'époque, citons, entre autres, celui du trésor de Cliarles V, roi de France, publié par M. Labarte. Le Mrnagier de Paris (II, 252 et s.) donne une recette pour imiter l’eau de roses de Damas.