‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 145 sur 251 · VIII. L’Inde · texte numérisé non relu

VIII. L’Inde

Aussi longtemps que cette situation se prolongea, Vénitiens, Génois, Catalans et autres y furent invinciblement attirés et les grands commerçants du pays eurent en eux une clientèle assurée.'

Mais une révolution se préparait. En poursuivant le cours de leurs voyagea de découvertes le long de la d)te occidentale de l’Afrique, les Portugais avaient reconnu que l’on pouvait en faire le toiu- et aller aux Indes par mer tout d’une traite. Dès lors, il était prouvé que l’Occident pouvait se procurer directement les épices de ces régions; il cessait donc d’étre forcément tributaire des intermédiaires égyptiens. Ce bouleversement devait avoir des suites incalculables; nous nous en occupeix>ns dans un chapitre spécial.

8» L'Inde.

Pendant la période qui clôt notre étude, le nombre des ports de la côte occidentale de l’Inde propremeftt dite qui méritent d’être signalés pour l’importance de leur trafic, atteint un chiffre véritablement extinordinaire. Ce phénomène est dû à des causes diverses: d’abord, à la division du territoire entre une infinité de petits souverains dont chacun voulait se faire sa part dans le commerce universel, en second lieu, à la rivalité acharnée des marchands indigènes et des colons arabes, dont le nombre s’était multiplié au-delà de toute prévision; enfin, à cette circonstance particulière que chaque province avait la spécialité de certains produits naturels, tous fort recherchés dans le commerce. Au nord, les produits dominants étaient les filés et les tissus; le port de Cambaye en inondait le monde musulman presque en entier; au centre,

’ M. Peschel écrit, daiu son Zeitalttr der Ekrideekungeti , p. 33: “à partir du moment où l'on commenta à cultiver le coton à Malte, en Sicile, dans les Baléares, dans la Calabre et en Andalousie, où la canne i sucre fut acclimatée k Madère et dans les Canaries, où l'on eut trouvé en Guinée des succédanées du poivre, où l'on tira directement l'ivoire de l’Afrique

intertropicale Alexandrie jierdit

petit ù petit sou importance commerciale." Ce raisonnement est plus spécieux que solide. Quand le commerce du Levant atteignit son plus haut degré de prospérité, la culture ilu coton existait depuis U

longtemps déjà en Occident ; si le produit obtenu avait été d’assez bonne qualité pour faite concurrence au coton d’Orient, c’est la Syrie qui en eût souffert ; le marché d’Alexandrie en recevait très peu. Jamais le poivre de Guinée ne fut accepté dans le commerce de l'Occident en remplacement du véritable ]K)ivre de l’Inde. Enfin, avant ■Vasco de Gama, le commerce du Portugal était encore peu développé et les articles importés par les marchands de ce pays, tels que le sucre des Canaries et l’ivoire de l’Afrique n'arrivaient pas en quantités suffisantes pour influencer le marché.

498 Troiitihnf — D/‘raâ/^fe Au rrmmnrf Au Tjrrrwt.

la province de Canara exportait son fameux riz et du sucre; au sud, le Malabar offrait au commerce deux produits très recherchés, le poivre et le gingembre; enfin, l'île de Ceylan tenait l’extrémité de la ligne avec sa cannelle. Des mains des producteurs, ces produits précieux passaient entre celles des marchands qui les répandaient dans le monde: un nombre infini de navires de cabotage ou de long cours étaient employés à ce trafic. Parmi les marchands qui s’en occupaient, les Musulmans tenaient le premier rang; depuis des siècles, un mouvement d’immigration ininterrompue en versait dans le pays; il en venait de l’Arabie, de la Perse et de l’Égypte. On pouvait les di verser en deux classes, formant comme deux couches: d’abord, celle des descendants des premiers immigrants, auxquels on donnait dans le Malabar le nom de Maponlères; puis, celle plus récente des Pardesis; ces derniers détenaient presque entièrement entre leurs mains le commerce maritime de cette province.* Ces étrangers ne se concentraient pas uniquement dans les grandes villes maritimes; il y en avait un peu partout, même dans les moins importantes. Dans certains ports, ils accaparaient absolument tout le trafic; dans d’autres, ils le partageaient avec les Hindous. Ceux-ci, d’ailleurs, ne cédaient pas la place sans lutte. Par exemple, la corporation des marchands Goudjeratis (du Gondjerate) était un composé des deux éléments: le centre de leurs affaires était dans le royaume de Cambaye, mais ils avaient des succursales et des fiactoreries dans toute l’Inde et dans l’Indo- Chine. Quand les Portugais et les Florentins commencèrent à fréquenter ces régions, ils constatèrent avec admiration la science du calcul, la finesse et l’intelligence en affaires* de ces Goudjeratis, comme, d’ailleurs, de tous les grands commerçants indiens en général. Deux centres commerciaux brillent à cette époque d’un éclat particulier: Cambaye et Calicut. Si l’Occident recevait encore les produits de rindo-Chine et de la Chine, il le devait surtout à l’esprit d’entreprise des marchands de ces deux ports et à l’habileté de leurs marins. En effet, les jonques chinoises ne se risquaient plus jusqu’à la côte de Malabar comme au temps de Marco Polo et d’Ibn Batouta; depuis une brouille entre la Chine et le roi de Calicut, brouille qui dut se produire vers les premières années du XV® siècle,® elles évitaient cette région

' Odoardo Barbota, dans Bamiuio, I, 810 — 311. A Calicut seulement, il y avait 16,000 mahométans, en grande majorité nés dans le pays. Varthema, p. 161, b.

’ Sommario di tutti li regni, dans Bamusio, I, 397 et s, 833, a; Barbota, ibid. p. 806; Conali, ibid. p. 179; Strozzi, dans Oubematis, Sloria dti riaggiatori italiani

tulle Indie orieniaii (Livomo, 1876), p. 389; et. ibid. p. 376.

' Peschel, Dae Zeiialier der Enideekimgen, p. 91; Yule, M. Polo, I, 397. Les entrepôts dans lesquels ils emmagasinaient leurs marchandises à Calicut étaient désignés sous le nom de Sinakota; on les y montrait encore au temps de la domi-

VIJI. L'Tnâe.

et leurs voyages vei-s l’ouest ne s’étendaient plus au-delà de Malifattan ' sur la côte de Coromandel; plus tard même, elles ne dépassèrent plus Malacca.* Dès lors, ce fut Malacca qui vit arriver dans son port les marins de Calicut, auxquels leur hardiesse avait fait donner le surnom de “fils des Chinois",* et aussi ceux de Cambaye; jusqu’au commencement du XV* siècle, ceux-ci avaient été chercher jusqu’à Java, par le détroit de la Sonde, les produits des îles Banda et des Moluques.* Malacca était d’un accès plus facile; on y trouvait en abondance tous les produits de rindo- Chine et de la Chine; les marins indigènes d’une part, les Chinois et les Javanais de l’antre, avaient soin de ne pas les y laisser manquer.*

Par le fait de l’organisation d’un trafic maritime si fréquent entre Cambaye et Malacca, le commerce des marchands Gondjeratis avait pris sur cette place un tel développement que des milliers d’entre eux avaient fini par s’y fixer, et l’on n’estimait pas à moins de quatre à cinq mille le nombre de ceux que le mouvement des afiaires y amenait paswagèrement chaque année.* Entre Calicut et Malacca, le trafic n’était pas moins régulier et en même temps qu’il procurait aux marchands d’origine arabe qui s’j^ livraient l’occasion de gagner beaucoup d’argent, il faisait au port de Calicut un renom universel. Par sa situation non loin de l’extrémité méridionale de rinde, cette ville avait un grand avantage sur Cambaye. Elle était bien plus que celle-ci à la portée des habitants de la côte de Coromandel,’ où la ville de Paleacate (Ponlicat, à 22 milles anglais au nord de l’emplacement actuellement occupé par Madras) brillait alors entre ses voisines d’un éclat qu’elle devait à son commerce de pierres précieuses et d’épices;* elle ofifrait le même avantage aux riches et actifs marchands de Bengala (Banghella),* vaste marché, situé à l’embouchure du Brahmapoutra et aux sujets des royaumes de Pégou et de Ténassérim, sur la côte occidentale de l’Indo-Chine. Cette affiuence de marchands in-

nstioD portugaise. Chpb. .4costa, Aromatum liber, dans Clwtius exot., p. 262 et s.

’ Relation de Joseph de Cranganore dans Grynæus, Xoru* orbü (1555), p. 208; cf. Yule, dans l'Ind. Aniiq., IV, p. 9.

’ Barbosa, 1. c., p. 317, b, 820, b;

Oubematis, 1. c., p. 378.

' Abd'«rrazzak, dans Quatremère, Sot.

ei txlr., XTV, 1, p. 442, et dans Elliot,

Hisi. of India, IV, 103.

* Sommario, dans Ramusio, I, 328.

‘ Vartbema, p. 166, a; Barbosa, p.

317, b, 318, a, 320, b; Corsali, p. 180, a;

Sommario, p 334, a, 387. a.

‘ Sommario, p. 328, a.

’ n y avait aussi 4 Calicut une grande colonie de marchands originaires de la côte de Coromandel; voy. Barbosa, p. 310,a; Barros, A»ia, II, 330.

’ Vartbema, p. 161, a; Barbosa, p.

315, b; Corsali, p. 179, b.

* Vartbema, p. 166, a; Barbosa, p.

315, b; Sommario, p. 333, b. Dans l'édition ' anglaise de Vartbema (Uaki. Soe., vol. XXXTT), p. cxiv — cxxi, M. Badger discute la situation de cette ville.

500 Troisihne jiêrinâe. — Décadence dti comnirrrr du Lernut.

diens ou indo-chinois, se croisant dans les rues de f’alicnt avec des Persans, des Syriens, des Arabes, des Ab}ssiniens ou des Turcs, leur donnait une animation extraordinaire, surtout à l’époque des foires annuelles; aussi beaucoup de nations y avaient-elles des factoreries.*

Cambaye et Calicut étaient, il faut le dire, à peu près les seules villes de la côte occidentale de l’Inde assez riches pour entretenir des relations directes avec Malacca au moyen d’une marine de commerce spécialement attachée à leurs jmrts. Nous ne saurions en dire autant que de Ravel (au sud de Cambaj’e) qui tomba plus tard dans un dépérissement complet, et de Quilon (Koulam). Une autre ville, d’ailleurs très importante, celle de Diou ne recevait les produits de l’Indo- Chine que par l’intermédiaire des marchands du Malabar.* Pour le trafic avec l’Arabie c’était tout autre chose. Il n’était guère de ville sur la côte qui n’y expédiât, par des navires à elle, soit les produits de la province, soit des épices de l’extrême Orient, alors même qu’elle n’avait reçu ces dernières que de seconde main. Parfois, surtout quand la saison ne permettait pas les longues traversées, ces navires s’aiTêtaient à Chéher, sur la côte de l'Hadramaut, et y confiaient leurs cargaisons aux marchands de l’endroit qui se chargeaient de les faire parvenir à Aden;’ cela se passait déjà ainsi du temps de Marco Polo; mais, généralement, ils poussaient jusqu’à Aden ou jusqu’à Djeddah.* Là, comme partout ailleurs, les grands commerçants de Cambaye et de Calicut primaient les autres. Dans leurs vastes bâtiments, ils entassaient, en quantités immenses, les uns des étoffes de soie et de coton de fabrication indigène, des plantes médicinales, des cornalines qui passaient par Alexandrie pour aller en Europe, ‘ les autres des épices du Malabar, renommées entre toutes, et surtout du poivre, les uns et les autres des articles qu’ils avaient été chercher dans l’extrême Orient, tels que le clou de gii'ofle, la noix muscade, le macis, le camphre etc.® Tous les ans, au mois de février, dix à douze navires en état de porter de mille à douze cents bahars, soit 7 à 8,000 quintaux légers, poids de Venise, quittaient le port de Calicut avec un chargement composé pour la plus grande partie d’épices; ils allaient le déposer, les uns à Aden, les autres à Djeddah, et rentraient entre le

* Varthema, p. 161, b; Sommario. p.

332, b; Joseph. Ind., dans OoTiffus, 1. c.

’ Barbosa, p. 296, b, 297, b, 312, b.

’ Ibid. p. 292, a, b, 296, b (dan.s ce dernier passage, avant le mot Ormouz, au lieu de “per", il faut lire “Xer“, c. à d. Chehr) etc.

* Varthema, p. 161, 153; Barbos:', p.

291 et s., 296 et s. etc.; Sommario, p. 324, b, 329, a, b; Corsali, p. 179, a, 182.

‘ Barbosa, p. 292, a, 297, b; Sommnrio, p. 327, b, 328, a.

• Sur Calicut, voyez Pietro Alvarez, dans Ramusio, I, 126, a; Barbosa, p. 304, a. 310, b, 311, a; Abd-errazzak. dans Xol. et ejrtr., 1. c., p. 442 (Elliot, p. 103).

vin. L’Inde.

mois d'août et le milieu d’octobre; ils rapportaient des métaux, de la coutellerie, des outils de toute sorte, du corail etc., articles pour la plupart de provenance européenne.*

L’entrée et la sortie des nombreux navires de f'ambaye et de Calicut qui tous déposaient le chargement pris à leur départ, pour en prendi-e un autre au retour, eussent déjà suffi pour créer sur le marché d’Aden un immense mouvement d’échanges: mais ces navires n’y venaient pas seuls. D’autres y apportaient directement de Sumatra, de Malacca ou du Bengale des épices, des bois de teinture, des aromates etc.* De leur côté, les marchands d’Aden et de la Mecque en envoyaient eux -mêmes dans un grand nombre de ports de l’Inde,’ mais surtout à Calicut. L’influence dont y jouissaient leurs coreligionnaires et compatriotes exerçait sur eux un vif attrait;* ils s’y approvisionnaient des produits du pays pour les revendre en Égypte.

Jusqu’au moment de la découverte de la route du Cap de Bonne- Espérance par les Portugais, la voie d’Aden était la plus méridionale de toutes celles que suivaient les produits des Indes pour parvenir en Occident Mais, avant d’en finir avec ce sujet, il nous reste encore à parler d’une dernière route, un peu moins avancée vers le sud, beaucoup plus rarement usitée d’ailleurs, du moins k ce point de vue; nous voulons parler de celle d’Ormouz. La viUe d’Ormouz, on le sait, était située sur une île, à l’entrée du golfe Persique, et elle entretenait avec l’Inde un trafic des plus actife. A vrai dire, il faut faire une exception pour les villes maritimes de la côte de Malabar; celles-ci avaient trop d’intérêt k maintenir la direction du courant commercial sur Aden et la Mecque. Mais on peut affirmer que, de Cananore à Diou et k Cambaye, il n’y avait pas un port de tant soit peu d’importance qui n’envoyât des vaisseaux à Ormouz: c’étaient les marchands Goudjeratis de Cambaye qui approvisionnaient ce marché des produits de l’Indo- Chine, qu’eux-mêmes avaient tirés directement de Malacca.’ A l’occasion, les marchands d’Ormouz allaient aussi chercher en personne aux Indes cer-

' Barboga, p. 310, b, 311, a.

’ Varthema, p. 166, a; Barbosa, p.202,a.

’ P. ex. à Diou, à Cambaye et h Daboul ; Toy. Barbosa, p. 297, a, 298, b; Sommario. p. 325, a, b.

* Barbosa, p. 304, a; Sommario, p.

326, b; .\bd-errazzak , dams Nof. et ejctr., 1. c., p. 436 (Elliot, p. 98); Seniigi, dans Bamusio, 1, 120, a; C'a’ Masser, p. 26 et s.

* Il semblerait résulter des expressions d'Abd-errozzak (Noi. et rjctr., XIV, 1, p. 429 ;

Elliot, 1. c., p. 96) que l’on voyait encore des bâtiments chinois à Ormouz pendant le XV® siècle; mais M. Yule fait remarquer avec raison (Cathay, I, Ixxix) que ces expressions ne sont pas assez nettes pour imposer une conclusion semblable; le fait est, la chose est d'autant moins vraisemblable, que, comme on l’a dit plus haut, â cette époque les marins Chinois se risquaient au contraire de moins en moins loin.

502 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.

tains produits du pa3rs. C’étaient, par exemple, des marchands de chevaux arabes et persans, chargés pour le compte des rois de Dekkan et de Narsinga d’une fourniture livrable k Cambaye, à Chaoul, k Daboul, à Goa, à Battecala ou k Cananore; car, sous ce rapport comme sous plnsieurs antres, la substitution du marché d’Ormouz k celui de Kich n’avait été qu’un déplacement pur et simple; les mêmes usages étaient passés de l’un à l’autre. Ou bien c’étaient des marchands de perles de Bahreïn qui allaient vendre aux Indes cet article, très recherché des indigènes; ‘ les deux genres de commerce se faisaient généralement de pair.

En résumé, on voit que pendant les derniers temps du Moyen-Age la vie commerciale avait pris aux Indes une activité et une intensité extraoi'dinaires. On m’objectera peut-être que, pour tracer un tableau exact, il n’eût pas fallu en emprunter presque tous les traits à des écrivains qui n’ont visité le pays que postérieurement k l’invasion portugaise. A cela je répondrai: d’abord que j’ai laissé de côté les passages où ces écrivains expliquent comment les Portugais imprimèrent à la vie commerciale dans ces régions une nouvelle forme et une nouvelle direction, et en second lieu, qu’il m’était bien permis d’utiliser, pour ce qui concerne le XV® siècle, tous ceux qui montrent à quel degré de développement était arrivé de lui -même le commerce de l'Inde avant l’apparition des Portugais. D’ailleurs, sans ces ouvrages de date postérieure, nous ne saurions que peu de chose sur le commerce de l’Inde au XV® siècle, car, pour cette époque, les relations de voyage sont extrêmement rares. On trouve quelques renseignements précieux sur Ormouz et Calicnt dans la relation du Persan Abd erraizak qui fit un séjour dans i’Hindoustan de 1442 ù 1444 en qualité d’ambassadeur de Châhi'okh; ceux que donne sur la côte occidentale de l’Inde et sur une partie de l’intérieur le marchand russe Athanasius Niküin, de IS'er,’ qui fit le voyage aller et retour par la Perse et Ormouz (1468 — 1474) sont assez maigres; enfin, tout ce qu’on sait sur le voyage du Génois Hieronimo da Santo Stefano, qui séjourna aux Indes pendant plusieurs années et poussa jusqu’à Pégou et Sumatra, se trouve contenu dans une lettre de quelques lignes écrite par lui de Tripoli, le 1®' sept 1499, à l’adresse de Jean Jacques Mayer à Beyrout’ Ce qui a été écrit à beaucoup près de plus complet sur la région des Indes est dû à la plume de Niccolb de’ Conti, marchand vénitien qui passa vingt-cinq ans en

' Vartbema, p. 168, b ; Barbosa, p. 884, a, 286, b, 288, b, 298, a, 300, a, b, 301, b, 311, a; Sommario, p. 326, a, 327, b, 328, a, 328, a, b, 330, a; ConaU, p. 178, b, 178, a. ' Dana E. H. Major, ^dia in the ceiilury flIaJd. Soc., n® 22), Loud. 1867.

* Telle eat l'adresse exacte et complète, d'après le texte portugais sur lequel Bamusio a fait sa traduction en italien. Bamus. (I, 346) écrit “Giovan Jaoobo Mainer" et n’indiqne pas la ville où la lettre est adressée.

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