II. Produits naturels. — Encens
d’érudition. Quoiqu’il n’eût pas visité l’Arabie, Marco Polo ne voulut pas se faire l’écho de ces vagues traditions et il préféra rapporter ouvertement ce qu’il avait entendu dire par des marchands sur l’arbre k encens et la manière d’en extraire le suc. Il désigne deux localités comme produisant en abondance l’encens “blanc“: Elscier et Dnfar. Dans la première, dit-il, le souverain du pays confisquait à son profit la récolte entière, payait au producteur dix livres d’or du quintal et le revendait soixante aux marchands.* Les deux localités, situées au milieu de la côte méridionale de l’Arabie, sont tellement voisines qu’elles se confondent presque; la première porte, chez les Arabes, le nom de Cheher ou mieux Chedjer, mais il ne faut pas la confondre avec la ville de Chir, située beaucoup plus k l’ouest du côté d’Aden.* La deuxième se retrouve sons les noms de Dhafar, Zafar ou mieux Dhofar.* Les plus anciens géographes arabes parlent déjà de ces localités comme de deux centres de production de l’encens* et ils nomment en outre les ports de Mirbatj* et de Hacic* (Hazek). A bien considérer les choses, l’ensemble de ces localités constitue une section peu étendue de la côte d’Arabie, qu’on retrouve dans certains auteurs sous le nom de district de Mahra.* C’est elle que désignent, quand ils parlent de la production de l’encens, deux auteurs de relations de voyages, deux contemporains de la domination portugaise aux Indes, Barbosa et Massari.” Cet ensemble de témoignages me semble fait pour établir une certitude, surtout depuis qu’un Anglais, M. Carter, au cours d’un voyage en Arabie exécuté de 1844 à 1846, a découvert dans cette région un arbre de la famille des BoswelUa qui produit certainement de l’encens." Il est vrai que le même BoswelUa et ses congénères, qui produisent comme lui de l’encens véritable, croissent aussi sur la côte du Somâl, située en face de la côte méridionale de l’Arabie, et que c’est de là que le commerce de nos jours reçoit à peu près exclusivement cet article.** Mais
■ Marco Polo, p. 707, 711.
’ Wrede, Jieûe. in Hadramaut, préface de H. Haltzan, p. 88.
* Ibid. p. 89.
* Relat., p. 141; latachri, p. 13 et s.; Edriai, I, 48; Heraseid-Alittliila, cit. par M. Reinaud dans son édit, de la Oéogr. d'Aboulféda, II, 1, p. 124 et s.
* Edriai, 1, 54; Heraaaid, I. c.
‘ Ibn Batouta, II, 214.
’ btachri, L c.; Âboulf., Il, 1, p. 138. Pour la connaiaeance de ce paya et de aea prodnita natnrela, voy. la citation du Dji-
bannonma, donnée par M. Channoy dana aoné d. de Cherefeddin, I, 1, p. 824 — 834.
* Barbosa, p. 292, b; an lieu du mot “Pecher“, il faut lire “Xecher“, c’est i dire Cbedjer; Masaari, p. 26; “Âatici’' est là pour Hacic.
* FlOckiger, Pharmaeogiumf , p. 32; Maltzau, M. Polo’» Angahen über Südarabien und Habesch, étude publiée dans VAiuland, 1871, n” du 10 juill., p. 861.
*° FlOckiger and Hanbury, nartnaeographia, 2® éd., p. 133 et sa.; FlOckiger, art. dans le Pharmaeeuiieal jourml du 18 avril 1878.
616 Supplémetit I. — Articles d’échange entre T Orient et l'Occident.
cela ne prouve absolument rien en ce qui concerne le Moyen-Age. Le sud de l’Arabie était alors le pa3rs de l’encens par excellence et, comme il existait un trafic extrêmement actif entre ce pays d’une part, la Mésopotamie et la Perse de l’autre, par le (Jolfe Persique, on s’explique tout naturellement qu’au temps de Pegolotti le meilleur encens se trouvât sur les marchés de Bagdad et de Tauris.
Nous n’avons aucun motif de croire que d’autres pays aient aussi fourni l’encens à l’Occident. Marco Polo vit bien à Tannah (non loin de la ville actuelle de Bombay) un encens de couleur bninâtre dont il se faisait un grand commerce. ‘ Le célèbre voyageur dit que c’était un produit indigène; pai’ conséquent, il ne doit pas l’avoir confondu avec le benjoin qui ne pouvait arriver sur le marché de Tannah qu’en transit, venant de Sumatra; mais il est bon de se rappeler que le sol de l’Inde porte bon nombre d’arbres dont la sève renferme une résine assez analogue à l’encens pour qu’on s’y trompe.’
Ajoutons encore qu’il est quelquefois question, dans les sources du Moyen-Age,’ d’un encens g^c (incenso grechesco, incenso di Romania): il s’agit là probablement d’un mélange d’encens d’Ai’abie et de Storax liquida, encore usité de nos jours dans les églises du rite grec.*
Oalanga.
Ce sont les écrits des médecins arabes’ qui ont fait connaitre la racine de Galanga ou de Galgant Cette particularité explique pourquoi l'article en question porte, dans les langues occidentales, un nom dérivé du mot arabe Khalandjan qui lui -même est dérivé du Chinois. A ma connaissance, le premier document où il en soit fait mention par un Occidental se trouve dans le Formulaire de Salomon III, évêque de Constance:^ c’est une lettre dont l’auteur est resté inconnu, adressée, suivant toute probabilité, à Charles le Gros; l’auteur annonce au roi divers objets rares qu’il lui envoie avec sa lettre et mentionne, entre autres, un paquet de cannelle, de racine de galanga (calangani), de clous de girofie, de mastic et de poivre. A partir de cette époque, la galanga est un article très répandu dans le monde romano-germain pendant tout
' Polo, p. 663.
’ Yule, Marco Polo, II, 331 et s.; FlOckiger, Phamiacognotie, p. 33.
* Pegol., p. U3, 113, 311; Bouaini, Stat. Pü., in, 693.
* Honbury, Science papers, p. 149 et g.
* Avicenne, éd. Plemp., p. 300; Isaac ibu Amram, dana Serap. , p. 175; Ibn
Beitar, I, 399. Parmi lea géographes arabes, Ibn-Khordadbèh (p. 394) et Edrisi (I, 61) sont les seuls qui fassent mention de la galanga; le premier dit que c'est un produit originaire de la Corée (Sila), le second que c’est un article qui se trouve dans le commerce à Aden.
‘ Publ. par M. Dümmler, p. 37.
IL Produits naturels. — Galangn.
le Moyen-Age; on le trouve cité dans divers traités de médecine,' dans les livres de science * et même dans des livres de cuisine ou de ménage.* n rentre dans la catégorie des drogues et des aliments fortement échauffants et excitants dont on usait avec passion à cette époque. Les marchands européens le trouvaient dans les échelles du Levant qu’ils fréquentaient habituellement, par exemple à Constantinople, à Acre, à Alexandrie, k Famagouste,' et ils le rapportaient dans les ports d’Italie,* de France,* et d’Espagne.' De là, il se répandait dans tout l’Occident.
On distingue, en phai-macie, deux soi-tes de racine de galanga: la petite qui vient de la Chine ( Alpinia officinamm Hance) et la grande qui vient du sud de l’Asie (Alpinia Galanga Willd.): il y a donc lien de rechercher si les deux espèces étaient dans le commerce au Moyen- Age, et la réponse est affirmative, car Pegolotti nomme à la fois deux espèces de galanga, la lourde (grave, pesante) et la légère (leggiere).*^ Il ne s’arrête pas à la dernière et se contente de dire qu’elle est moins bonne que l’autre. Quant à celle-ci, il la définit: elle est de couleur rouge-foncé à l’extérieur et à l’intérieur, odoriférante, et happe à la langue. Ce signalement convient assez exactement à la petite galanga qui est lourde, âpre, d’une couleur brune, rougeâtre à l’extérieur, brunâtre à l’intérieur, tandis que la grande galanga est légère, insipide, de couleur rouge-brun ou violette à l’extérieui-, jaune clair à l’intérieur. C’est aussi de la petite galanga qu’il est question dans le Ménagier de Paris: l’auteiu' dit que la meilleure espèce est rouge vif et présente, (piand on la coupe, une section riolette; il ajoute qu’elle doit être lourde et dure à trancher.* H est donc établi qu’au Moyen-Age on connaissait dans le commei-ce les deux espèces de galanga et qu’on
‘ P. ex. dans Constaut. Afr.. 0pp., I, p.372; Plateariua cirea instan.i. p.ccxxxvii, b; Gloss, in nntidot. AVco/.. p. ccxlvi.
’ mideyardis physica, lib. 2, cap. 17; Monographie de ce livre par SI. Reuss, p. 13; .-Ubertus Slagnus, De regetabilibus. êd. Jeaeen et Sleyer. p. 395 etc.
’ Ménagier de Paris, II, 112, 150, 160, 166, 172, 218 etc. ; Traité de cuisine, éd. Douet d'Arcq, dans la Biblioth. de V École des chartes, 5® série, I, 209 et as.; Comptes de l'argenterie, p. 218, 232, 266 et s.; Das Buch ron guler Speise. (Bibl. des lit. Vereins, voL IX) p. 2, 11 etc.
‘ Pegol., p. 18, 27, 49, 67, 66, 99 etc.; .Issises de Jérusalem, II, 175.
* Pegol., p. 99 etc.; Tal. et Tlium., ni, 444.
“ C'est de là que cet article était envoyé aux foires de Champagne: Bourquelot, I, 290.
’ Capmany, Mentor., II, 20; appeud., p. 73.
“ Pegol., p. 296 , 375; “grave, lieve":
Uzz., p. 20. SI. Hanbury n’est donc pas tont à fait dans le vrai quand il dit ISeience papers, p. 373) que Garcia de Orto est le premier qui ait établi la distinction des deux espèces de galanga; il fait, d’ailleurs, un historique aussi complet que remarquable de cet article.
618 Supplément I. — Articles d'échange entre r Orient et T Occident.
était fixé, comme de nos jours, sur les qualités qui distinguent la petite espèce.
Marco Polo* rencontra, au cours de ses voyages, les deux espèees de galanga, mais il ne faisait pas de différence entre elles. Celle qu’il vit dans la province de Fo-Kien en Chine appartenait à la petite espèce et celle qu’il dit avoir trouvé dans File de Java’ et an Bengale était de la grande espèce. A leur arrivée aux Indes, les Portugais tTOuvèrent la grande galanga sur la côte de Malabar, aux environs de Cambaye et dans l’ile de Java;’ mais ils recevaient aussi la petite galanga directement de la Chine, avec la rhubarbe, et ils la réexpédiaient en Portugal*
Qarajioe.
La garance (Rubia tinctorum) est cultivée en Europe depuis des siècles; elle e.st déjà mentionnée dans le célèbre Capitulare de villis de Charlemagne, sous le nom de warentia.^ Cependant, elle a parfois été importée d’Orient en Occident. Dans l’énumération des articles qui se trouvaient dans le commerce du temps de Pegolotti, nous relevons la Robbia di Romania (de Grèce) d’Alessandria, di Cipri.'^ La garance que l’Europe recevait par Alexandrie venait probablement de l’Arabie et celle qui lui airivait par Chypre, de la Syrie. Cependant, à la fin du Moyen-Age tout au moins, la garance de l’Arabie méridionale était généralement expédiée par Aden sur la Perse et l’Inde,* Déjà, du temps d’Edrisi, la garance de Géorgie, l’une des espèces les plus estimées, s’exportait de cette province jusque dans l'Inde, malgré la longueur du voyage; elle traversait d’abord la mer Caspienne, puis, à partir de Djordjan, le reste du transport se faisait par les voies de teire." De Khoï, ville située sur la frontière de la Perse et de l'Arménic, on envoyait également dans l’Inde une certaine ‘‘racine rouge' (de la garance probablement) que l'on déterrait avec la houe et la bêche; les Indiens en faisaient une couleur rouge; on l’employait d’ailleurs aussi, à Khoï même, dans la teinture des étoffes (cremesini).*
* La Carie ealatane indique aussi la f;;alanga parmi les produits de Java (p.
137), mais Tile qu'elle nomme Java était, sans doute, celle de Sumatra.
* Varthema, p. 157, a; Empoli, p. 81;
Garcia de Orto, dans Clusius, Exot., p. 21 1 ;
Acosta, ibid. p. 275.
‘ Clus., Ezot., ibid.; Balbi, dans de Bry, Orient. Indien, 7® part., p. 39.
* Perte, Mon. Oerm. I^gee. I, p. 184, 186. ' Pegol., p. 211, 298; Bouaini, III, 59.3. ' Varthema, p. 155; Corsali, p. 187, a;
Barbosa, p. 292, a; Sommar., p. 325, b. 328, a.
* Edrisi, II, 330; cf. ibid. 333; Kazwini, trad. Ethé, I, 1, p. 262; Aboulf.. trad. Reinaud, II, 44.
” Viaggio d'un merrante eJie (u nella Persia, dans Ramusio, II, 82, b.
IL Produits naturels. — Ghxgemhre.
Qlngembre.
Au Moyen-Age, le gingembre était une des épices les plus connues; son emploi était presque aussi général que celui du poivre. Il serait superflu d’en donner ici des preuves: cela nous entiaînerait trop loin. Mais, comme le gingembre est une plante qui croit dans divers pays très éloignés les uns des autres, il est intéres.sant de rechercher ceux qui le fournissaient k l’Europe. Pour les retrouver, nous ne saurions prendre de meilleur guide que Pegolotti. Dans le passage où il expose les propriétés du gingembre, il en énumère trois sortes et, d’après lui, sur CCS trois sortes deux croissaient dans l’Inde et la troisième aux environs de la Mecque.* Le gingembre venait cependant aussi sur le sol de la Chine, et même il y était tellement répandu qu’il s’y maintenait k des prix incroyablement bas.* Pegolotti n’en parle pourtant pas, ce qui semblerait démontier qu’alors le produit de ce pays n’arrivait pas encore jusqu’en Europe, à cause de la grande distance peut-être. Quant au gingembre qui, suivant Pegolotti, se vendait sur le marché de Tana, et à celui qu’à d’autres époques certains voyageurs virent dans les bazars de Samarkand et de Tauris, il pouvait évidemment provenir tout aussi bien de l’Inde que de la Chine.* Ajoutons encore que, quand Pegolotti désigne l’Inde comme la patrie du gingembre, il ne parait pas vouloir comprendre, sous cette dénomination générale, l’Indo- Chine ni même la partie orientale de l’Inde proprement dite; dans sa pensée, il ne s’agit que de la côte occidentale de l’Inde. Il semble ne savoir pas même que les îles de l’Indo-Chine et les côtes du Bengale* et de Coromandel* pouvaient fournir leur contingent à la consommation. Étudions donc avec lui les deux sortes de gingembre qui croissaient dans l’Inde, le heledi et le coïombino, le premier répandu dans plusieurs provinces, le second spécial au district de Koulam. Le mot heledi^ est évidemment dérivé de l’arabe heled (halad), pays. C'était le nom que les Musulmans Axés dans l’Inde donnaient an gingembre indigène, pour
' PegoL, p. 360 et ». D cite encore quelques autres espèces moins répandues dans le commerce (p. 296): le gimgioro rrespo sorattino (de Surate?); \e ÿiengioro pilaxuio aballi (d'Ély?); le gienyioro ma a berimaeeh (très mutilé!).
’ Marco Polo, p. 359 , 366 , 366 , 490, 522, 624; Oderico da Pordenone, éd. Yule. 1. c., p. xxiv.
* Pefçol., p. 4; Clavijo, p. 191; Ghistele, p. 310.
* Marco Polo, p. 422; Varthema, p.
166, a; Empoli, p. 80; Garcia de Orto,
‘ Jean de Montecorvino y vit In plante, dont il envoya une description en Italie; voy. la lettre du Fr. Menentillo de Spolète, dans les Münchn. gel Anx.. 1855, p. 173.
* Voy. Dozy et Eng'elmann. Ohssaire.
20 éd., p.232; Âbdallatif, Descr.cfe
éd. Silvestre de Sacy, p. 38.
6SJ0 Sni>)ilémef>t T. — Articles (Téchntiffe entre VOriettt et T Occident.
le distinguer de celui de provenance étrangère; peut-être aussi ce qualificatif n’était-il appliqué qu’au gingembre de plaine, par opposition au gingembre de montagne. Il ne paraît pas qu’il renferme un sens qui impliquerait l’idée d’un produit commun, grossier on sauvage;* l’espèce bcledi est, au contraire, dans la pensée de l’auteur une espèce fine. Ce nom se retrouve fréquemment dans d’auti’es sources relatives à l’histoire du commerce.’ Le voyageur italien Xiccolo Conti, qui longea la côte de l’Inde à partir de Cambaye, en se dirigeant vei’s le sud, et visita, sur la côte de Canara, Pachamnria (Baccanore) et Helli (Ely, Hili pi-ès de la localité actuelle de Mount Dely), rapporte qu'il entendit donner trois appellations diflFérentes au gingembre du pays: heledi, tfebeli et deli.^ Nous avons déjà parlé de la signification du mot heledi: l’épitète geheli désignait le gingembre de la montagne (en arabe djebel) et l’épithète deli celui des environs d’Ely (Hili). D est certain qu’on doit lire ce mot deli comme il se trouve écrit dans le texte italien de Ramusio: la lecture neli du texte latin de M. Kunstmann est erronée. En effet, Barbosa rapporte que 1e royaume de Cananore produisait une espèce de gingembre moins blanche, plus petite que les autres et de ([ualité médiocre, à la<iuelle on donnait le nom de dely parce qu’elle croissait aux alentoui-s du mont Dely: elle se répandait de là vers le sud jusqu’à la ville de Cananore.* Poui’ en revenir au gingembre heledi. nous ])ouvons citer un deuxième voyageur qui le vit dans le pays même qui le produisait: c'est précisément Barbosa. D’après lui, l’espèce à laquelle on donnait ce nom crois.sait en arrière de t’alicut, sur un espace d’environ six à neuf milles, et il était estimé pour sa bonne qualité.®
* Flückiger uud Haubury, Phnrmoro- Uraphia. 2® édit., p. B36.
’ Uzzauo, |). 20, 81, 111; Chiariui, p. Ixxiii, a; Pasini, p. 53, b, 83 et sa., 118, a; Büuaini, .Sïat, Pis., III, 691 (zenzavo (li Boliedü); Capiuany, Meiii., Il, 183; Bihliolh. de l'École des rhartes, 1873, ]), 50; .Samit,, Dior., I, 830; III, 1198, rv', 168, 232, 240, 265, 419; VI, 64 etc,
* (’onti, éd, Kunstinanu, p, 37. Pour ce qui a trait i\ la géographie, voy. ibid, p, 16 et, mieux encore, Yule, Catliay, II, 451 et 8, Eutre les deux localités nommées par Conti se trouvait Mangalore, où Ibn Batouta (FV, 80) trouva du gingembre en grand quantité. Au reste, cette plante était répandue dans le nord
de la jirovince de Canara et jusque ver» Bombay: Corsali, p. 178, b; 179, b; Balbi. p. 48; Garcia de Orto, p. 212.
* Barbosa, p. 311, a, 323, a. Maron Polo (p. 848) parle également du gingembre à propos du district d'Ély (Hili). Pour le royaume de Cananore, le fait est affirmé par Varthema, p. 158, b, par l’auteur du Simimario. p. 333, a, et par Massari, p, 26 , 33, C’était ù Cananore que les hottes portugaises ebargeaieut principalement le gingembre,
* Barbosa. p. 311, b, 323, a. Sur le gingembre A Calicut, voy. encore: Conti.
p. 48; Hierou. da S. Stefauo, p. 346, a; Varthema, p. 182, a; Sommar., p. 333, a; P. .Alvarez (dans Kamus., 1), p. 126, a;