‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 196 sur 251 · II. Produits naturels. — Musc · texte numérisé non relu

II. Produits naturels. — Musc

par mer; les caravanes devaient en emporter encore assez fréquemment. Les Arméniens,^ par exemple, connaissaient ce parfum et il est certain qu’ils ne le recevaient pas par mer; Clavijo trouva dans les bazars de Samarkand et Ibn-Batouta sur le marché de Tauris* du musc du Cathay qui, bien certainement, était du musc de caravane.

Le musc arrivait sui* le littoral de la Méditeirannée par toutes les voies que nous venons d’énumérer. Pegolotti signale sa présence suile marché d’Âlexandrie.^ Longtemps auparavant, il avait déjà figuré sur le tarif des douanes d’Acre.*

Dès le VI® et le VII® siècles, certains médecins grecs (Aetius et Paulus Ægineta) en i-ecommandaient l’emploi; “ à l’imitation des Arabes, les médecins de l’école de Salerne l’ordonnaient fréquemment à leurs malades:® néanmoins, on le trouve très rai-ement cité parmi les articles de commerce au Moyen-Age. Son prix était sans doute trop élevé, de sorte que l’usage en fut toujours très restreint, sauf en médecine. Dans l’inventaire du trésor du roi de France, établi en 1418, on trouve une boîte à musc d’argent, en forme de pomme (pomme de mue);^ c’était l’un des ingrédients employés à la cour de France pour l’embaumement des princes.®

Les voyageurs occidentaux pénétraient rarement jusqu’aux pays d’où le musc est originaire. Benjamin de Tndèle® dit bien que c’est un produit du Thibet, mais il ne le savait que par ouï-dire. Marco Polo fait exception; il avait vu en personne l’animal qui secrète le musc, dans diverses provinces de la Chine et même dans le Thibet; il en donne une description assez peu exacte, il est vrai, il raconte comment on le chasse, il nous fait connaître son nom en langue mongole, guden, et nous apprend que le musc (muglias, mugudiat) regardé comme le meilleur qui fût au monde était celui de Singuy, c’est à dire de Sining-fou, ville voisine du Koukou-Noor.'® Le missionnaire Jordanus Ca-

' Moïse de Khorène, Oiographte, trad.

Saint - Martin , Mémoires sur l’Arménie, n, 377.

* Clavijo, p. 191; Ibn Batouta, 11, 130; cf. Viaggio d’un mereante che fu neUa Pérsia, dans Bamnsio, n, 83, b.

* P. 67: “muschio®.

* Assises de Jérus., 11, 174; “mousquelliat®; pour ce nom cf. Jacq. de Vitry, 1, 86.

‘ Voy. Heusinger, op. cit, p. 80 et s., et PlBckiger, op. cit., p. 38. A cette époque, le musc était surtout employé comme parfum à brûler on en guise d’en-

cens dans les églises 0<oo/dTo» ir rj; ixxktjaitt xanri^ôfitror ; Âetius).

“ Constant Afr., Opp-, 1, 864; Platearius, Oirea insfans, p. ccxUi, an verso; Heusinger, 1. c., p. 89.

’ T)ouet d’Arcq, Choix, H, 898.

® Douet d’Arcq, Comptes de l’argetilerie, p. 19; Iheentaire du mobilier de Charles V, éd. Labarte, p. 103, 818, 933, 896, 316, 366.

* Éd. Asher, p. 119, 199.

■® Éd. Pauthier, p. 904, 969, 366, 876 et 8., 385.

640 Supplément I. — Articles d’échange entre VOrient et VOcddeni.

Ulani dit en termes généraux que c’était l’empire du grand khan (c’est à dire la Chine) qui produisait le meilleur musc.'

 l’époque où les Portugais établirent leur domination aux Indes, une partie du musc exporté vers l’Occident était d’abord expédiée par mer sur Malacca et réexpédiée de là vers l’Inde, d’où elle parvenait ù Alexandrie soit par Aden,* soit par le golfe Persique et Beyrout;» une autre partie suivait les voies de terre depuis son pays d’origine jusqu’à Ormouz.* D’un autre côté, les ports de Pégou et de Ténasserim exportaient le musc de l’intérieur de l’Indo-Chine.*

Myrobalans.

Le myrobalan est un fruit à noyau, du genre de la prune; crû‘ ou confit ^ il constituait au Moyen-Age un article d’importation beaucoup plus commun que de nos jours. Dans le commerce,'^ comme dans les boutiques d’apothicaires,’ on connaissait cinq espèces de myrobalans et nous retrouvons la même distinction tant dans les écrits des médecins ou naturalistes orientaux,'® que dans ceux des Occidentaux qui eurent occasion d’étudier de près les produits de l’Inde au temps de la domination portugaise."

Voici cette division telle que nous la donnent les auteurs:

1“ Mirobalani embliei (par corruption embrici): ils sont fréquemment dénommés amedaka ou amala dans les anciens auteurs indiens, amledj chez les Arabes.'’ Ils forment un groupe distinct, parce que l’arbre qui les produit est une euphorbiacée, le Pkyllanthus

' Jord. Catal., p. 59.

’ Corsali, p. 180, a; Barbosa, p. 993, a, 310, b, 317, b, 820, b ; Sommât^ p. 337, a.

* Belation aur l’Inde par un Italien anonyme, dana Onbematia, Viaÿffia/. itat., p. 169, 160, 164.

' Barboaa, p. 294, a.

' Roteiro, p. 111 et a.; Jùaaaari, p. 28; Barboaa, p. 316, b, 317, a; Sommât., p. 384, b, 336, a; Federid, p. 896, b.

* “Mirobalani cmdi“: Uzz , p. 22.

’ “Mirobalani conditi, confetti, in conaerva di zucchero“: PegoL, p. 134 et a., 181, 297, 801, 877; Uzz., p. 21, 54, 192 (ici on lit “chondici“ pour “ conditi “): Paai, p. 9, a, 90, b, 93, a, 109, b, 116, b.

' Pegol., p. 296, 297; Uzz., p. 19, 192; Paai, p. 90, b; Bonaini, StiU. Fit., ni, 487 etc.

’ Flückiger, Die Frankfurter Liste.

p. 7; du même, Dos Ntirdiinger Register,

Abou Manaour Mowafik, trad. Seligmann, p. 23 et a., 45; Mohamed Hoaen Chirazi, cit par M. Fleming dana lea AsicU. restarehes, XI, 182 et a.; Avicenne, Cation 1, 2, éd. Plemp., p. 111 ; Ibn Beitar, I, 78 et a.; 163 et a., 407; n, 672; trad. françaiae, UI, 893—397.

" Sommario, p. 133, a; Garcia de Orto, dana Clua., JSzol., p. 194 et a.

” Dévie, Diction, des mots franç. d'orig. orient., p. 109; Ainalie, Materia ind., I, 339 (Lond. 1826); Snaruta, éd. Heaael, index; Aboo Manaour Mowafik, op. cit.,

IL Produits naturds. — Myrobalans. 641

emblica L. (Emblica officirudis Gœrin.), tandis que les autres espèces viennent sur des, combrétacéca 2“ Mirobalani bdliriei, en arabe beliledj, fruit du Terminalia bellirica Roxb.^

3® Mirobalani chdndi (kdjuli, cabuli, ckidxdij fruit du Terminalia chdrtda Rets.

4® Mirobalani indi, identiques avec les précédents, seulement un peu moins gros parce qu’on les cueillait avant complète maturité.’

5° Mirobalani citrini, ainsi nommés à cause de leur coloration jaune citron à l’état crû, jaune rougeâtre à l’état sec; les deux espèces précédentes en différent par leur teinte sombre; l’arbre qui porte les mirobalani citrini parait être une variété du Terminalia chébula?

Les arbres à myrobalans croissent principalement dans l’Inde. Âu midi, sur la côte de Malabar, le point extrême jusqu’où les sources du Moyen-Age nous permettent de les suivie est Koulam ; encore y sont-ils assez rares.‘ Au nord, on les trouvait jusqu’aux environs de Kaboul, dans l’A%hanistan;® il est, d’ailleurs, inutile de chercher à établir une relation étymologique entre l’épithète chebtdi de l’une des espèces que nous énumérions plus haut, et le nom de la capitale de l’A^hanistan.* Parmi les articles que la province de Khorassan était tenue de livrer annuellement en nature à la cour de Bagdad, était compiise une fourniture de 3,000 livres de myrobalans;’ la conclusion toute naturelle, au moins en appai-ence, à tirer de ce détail, serait que l’arbre à myrobalans croissait dans cette province. Il est pourtant douteux qu’un arbre à végétation aussi exubérante ait jamais pu s’acclimater sur le plateau si froid et si désert qui forme le Khorassan. Il est très probable qu’il ne faut voir dans ce &it antre chose qu’une preuve du grand courant d’importation qui se portait de l’Inde vers la Perse par la grande voie commerciale de Kaboul et de Hérat, courant qui y amenait le fruit dont nous nous occupons spécialement ici. Le même rôle de

' ÀTicenne, 1. c., p. 77 ; Ibn al Awam, trad. Clément-MuUet, II, S, p. 837 ; Dévie, L c., p. 64.

’ Ainalie, 1. c., I, 237—239.

’ AmsUe, I. c.; Wight and Walker- Arnott, Prodromus florie peninsuUe India orient., I, 313; Ernst Meyer, dans la Linnaa, XI, 676.

* Abou Dolef, p. 25.

® Ibn Kbordadbèh, p. 246; Abou Dolef, p. 22; Edrisi, I, 182; Yaqout, p. 470;

Chems-eddin, p. 846; Aboulféda (Géogr., n, 2, p. 286) émet une opinion différente : selon lui, ies myrobalans n'auraient fait que traverser Kaboul en transit; mais il ne mérite aucune créance.

* Leclerc, éd. d’Ibn-Baïtar, m, 397.

’ Passage d’un ancien registre des impositions, publ. dans Ibn Khaldoun, Prolégomènes , P™ part (Xot. et ejcir., XIX), p. 366.

642 Supplément I. — Articles d’échange entre VOrient et l'Occident.

contributions auquel nous ayons emprunté ce renseignement nous montre également la province du Sind imposée annuellement à 160 livres de bois d’aloès; or, il est certain que jamais le sol de cette province n’a porté l’aloès, mais que cet article se trouvait en abondance sur les marchés du pays. Ceci prouve que les califes de Bagdad ne se contentaient pas d’imposer aux provinces tributaires la fourniture de produits exclusivement indigènes et que, lorsqu’il s’agissait d’acquitter le tribut, les habitants du Khorassan n’allaient, sans doute, chercher les myrobalans ni dans leurs bois ni dans leuis vergers, mais tout simplement au marché. L’Europe faisait venir les myrobalans nécessaires à sa consommation par Âden et Alexandrie, ‘ et recevait exclusivement des fruits de l’Inde, séchés ou confits sur place poui- l’exportation.* Toutes les espèces d’arbres à myrobalans croissaient pêle-mêle dans les forêts de la côte de Malabar,* spécialement aux environs de Calicut* et de Battecala (Batkoul, à cinquante-cinq milles anglais au nord de Mangalore);* ils étaient moins abondants à Cananore.® D’ailleurs, en général, ou tout au moins au temps de la domination portugaise, on choisissait de préférence pour l’exportation les fruits de la région située plus au nord, entre Daboul et Cambaye,* parce qu’ils risquaient moins de pourrir.®

Les habitants de l’Inde aiment les myrobalans k cause de leurs propriétés digestives, stomachiques et légèrement purgatives; depuis les temps les plus reculés, ce fruit est l’un des ingrédients de leur pharmacopée,® l’un des médicaments préférés des médecins hindous et appelé par eux Tirphala ou Triphala, était un composé de trois espèces de myrobalans.^® Les Arabes l’avaient introduit dans leur pharmacopée comme tant d’autres fruits de l’Inde et le faisaient entrer dans un grand nombre de compositions; Us le mélangeaient, par exemple, à certaines épices, pour doubler leurs propriétés digestives.** Des Arabes, les myrobalans passèrent comme médicament, d’une part chez les By-

' Edrui, I, 51; Ibn al Wardi, p. 43; Pegol., p. 67; Barbosa, p. 310, b. Au temps de la domination portugaise aux Indes, elle en recevait aussi parOrmouz; Corsali, p. 179, a.

’ Garcia de Orto, 1. c.; Barboaa, p.

' Somrnario, p. 838, a.

* Conti, p. 43; Vartbema, p. 169, a; Barbosa, p. 811, b; P. Alvarez, p. 196, a; Massari, p. 97.

‘ Barbosa, p. 800, a; Corsali, p. 178, b, 179, a; Garcia de Orto, 1. c.

' Vartbema, p.l58,b; Barbosa, p.311,a.

' Conti (p. 49) trouva déjà des myrobalans à Cambaye.

' Garcia de Orto, 1. c.

* ÜD ancien médecin indien nommé Cbaraka recommandait les myrobalans emblici comme les “domini medicinarum‘‘:

Serap-, p. 136, b; Ibn Beitar, trad. Soutbeimer, I, 78.

'• Royle, Verêuch über dat AUerIhutn der inditchen Mediein, p. 36.

“ Ibn Beitar, I, 78 et s., 163 et s., 669 et SS. etc.

IL Produits naturels. — Noix de galle. 643

zantins, qui les introduisii'ent dans leurs pharmacopées vers le commencement du Xn® siècle,* d’auti-e part chez les Occidentaux, où ils acquirent droit de cité sous l’influence de l’école de Salerne.* Du moment que les médecins prescrivaient à leurs clients des décoctions et des pilules de myrobalans, le commerce était bien obligé de pourvoir à leur en procurer. Effectivement, nous pouvons constater au moyen des livres de commerce du Moyen-Age que les myrobalans arrivaient en Europe par l’Italie et se répandaient de là jusque dans les Flandres (Bruges).* Nous les trouvons encore dans l’ofiflce de certaines maisons princières, à côté d’autres fruits ou épices exotiques;* il n’est d’ailleurs pas certain que ce digestif ne fût consommé qu’à titre de médicament; il figurait peut-être suila table au dessert. De nos jours, on ne le connaît plus guère en Occident, depuis qu’il a disparu des pharmacopées: on ne s’en sert plus que dans la tannerie et la teinture,* et encore est-ce pai- exception.

Noix de galle.

On sait que la galle (Cynips gallœ tinctoria) est un insecte dont la piqûre produit des excroissances sur les branches du chêne des teinturiers et d’autres chênes de la même famille. Ces excroissances ont pour caractère particulier de renfermer une grande quantité de tannin et de posséder des propriétés astringentes qui en font un ingrédient utile en médecine et dans certaines industries.* Elle est connue sons le nom de noix de galle et constituait, au Moyen-Âge, un article de commerce assez impoi’tant’ On la voulait lourde et de couleur verdâtre; celle de couleur jaune était considérée comme de mauvaise qua-

* On en trouyera des eiemples pris dans les ordonnances de Stephwos netes, de Nicolaos Hyrepsos et de Joannes Aktnarios, dans Meyer, Oeaehiehle der BoUtnik, IH, 37B, 390.

’ Constandnus Afric., 0pp., 1, 346;

Platearius, Oirea instatu, p. ccxxxTÎ, ccxlii ; Ægydius Corbol. , éd. Choulant, præf., p. xxxii.

' Les passages où le fait est relaté ont déjà été cités au commencement de cet article.

* Laborde, Les dues de Bourgogne, m,

393: on y trouvera un extrait des livres de dépense de Charles , duc d’Orléans (1463). Suivant Douet d'Arcq (Comptes de l'argenterie des rois de France au XlVe siècle, p. 238 , 390), on achetait

pour la cour de France quatre espèces de myrobalans: Kehèli, indici, amblion, bylency. Le lecteur n’aura pas de peine à rétablir les noms véritables, en se reportant é ce que nous avons dit plus haut Laurent de Médicis reçut des myrobalans eu présent du sultan d’Égypte: voy. sa Vie par Fabroni, H, 837.

* Henkel, Waarenlexicon, p.87; Fllickiger, Frankfurter lAste, p. 18 et s.

* Voy. les Kecettes pour faire de l’encre, d’Alb. Porzellus, maître d’écriture à Milan, et de Jean le Bègue, notaire à Paris, dans Merrifield, p. 289 et ss.

' Pegol., p. 16 , 42 , 49 , 56 , 64 , 98, 101 etc.; lAb. jur., I, 71 et s. (Doc. de 1140); Taf. et Thom., HI, 444.

644 Sup])lémetU I. — Articles d’échange entre VOrietU et VOccident.

lité. On la faisait venir de la Grèce et de l’Asie -Mineure, mais surtout de ce dernier pays.* Le marché d’Alexandrie en recevait de Oallipoli, de Palatia, de Satalia et de Candelore:’ on peut donc admettre que c’était aussi dans ces divers ports que l’Europe s’approvisionnait Nous avons pu constater une expédition de noix de galle faite de Cbio à Bruges par un marchand génois, mais c’est un cas isolé.^

Nolz muscade et macis.

Dans ses articles sur l’histoire de la noix muscade et du macis, M. Martius* dit que ces deux articles étaient déjà, connus dans l’antiquité. Auparavant, le médecin Siméon Seth, qui vécut vers la fin de l’empire byzantin, passait pour le premier écrivain grec qui ait fait indubitablement allusion à la noix muscade; ‘ quelques dizaines d’années après lui, un écrivain occidental, Constantinus Africanus, nommait par leur nom la noix muscade et le macis.** Tous deux étaient, en médecine, adeptes des Arabes et, chez ces derniers, ces articles étaient entrés de très bonne heure dans le commerce courant. C’est en vain que l’on chercherait dans les géographes arabes des données certaines sur le pays où croissait le muscadier; ils se bornent à indiquer, en termes généraux, l’Inde, ou bien les pays baignés par l’Océan Indien, ou encore les îles des mers de Kerdency et de Senf (parties de l’Océan Indien); si parfois, ils nomment spécialement certaines îles, la description qu’ils en font décèle chez eux des notions si incertaines qu’on ne saurait songer à baser des recherches sur des données si vagues.* Même ignorance en ce qui concerne la nature de l’ai'bre en question: Ibn Batonta lui-même se figurait encore que la noix muscade était le fruit du girofiier.^ Vers la fin du XIII” siècle, quand les voyageurs occidentaux commencèrent à multiplier leurs apparitions d^ns l’extrême Orient, la lumière se fit peu à peu sur ce point comme sur d’autres. On ne découvrit cependant pas dès l’abord la véritable patrie du muscadier. Marco Polo énumère les produits qui font la fortune des habitants de la grande Java et, à la suite du poivre cubèbe, de la galanga, des clous de girofle

' “OalU di BonuuÛA, di Turcbia*':

PegoL, p. 16, 996 , 809 , 378; Pandetia dette gcAeile di Meeeina: Mise, di eior. UaL, Z, 74, 77. “Oalli romani'*: Vrankf. Liste, p. S.

* Piloti, p. 371 et I.

* AUi delta Soe. ligure di etoria patria, V, 464.

* Sitxungsberiehie der Münekner AJcad., 1860, p. 168 et es., et Xeuee Repert. fur

Pharmaeie, de Buchner, toI. IZ (1860), p. 689 et 88.

* De alimentie, éd. Bogdan., p. 66 et 8.; éd. Langkayel, p. 66; Meyer, Oesek. der Botanik, m, 863.

‘ Opéra, I, 366.

' Relations, p. 143; Ma(ondi, I, 341; Ibn Khordadbèh, p. 894; Edriei, I, 89, 98; Kazwini, trad. Ethé, I, 887.

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