‹ Histoire du commerce du Levant au moyan-âge [microform]Chapitre 92 sur 251 · II. Ijfs Osmanlis · texte numérisé non relu

II. Ijfs Osmanlis

suffisants poui- prendre un engagement quelconque, tantôt ils posaient des conditions impossibles.* Calixte III put, sans faire sortir Venise de sa réserve, équiper lui-même une flotte et l’envoyer dans l’Archipel sous la conduite de Lodovico Scarampi, patriarche d’Aquilée; Scarampi fit quehiue mal aux Turcs; |il prit les iles de Naxos, de Samothrace et de Lemnos (1456) qui rentrèrent ainsi pour quelque temps au pouvoir des chrétiens, mais il tenta inutilement de provoquer un soulèvement de la population contre ses nouveaux maîtres dans les îles de Chio, de Lesbos et d’Imbros.’

Si le gouvernement vénitien évitait jusqu’aux apparences d’une provocation, il n’en travaillait pas moins sans interruption à ses armements, car il savait que son tour viendrait et que ses possessions ne pouvaient échapper aux attaques des Turcs. Mais le temps n’en était pas encore venu. Pour le moment, la marine turque avait a.ssez à faire dans la partie orientale de l’Archipel. Elle entra pour la première fois en campagne au printemps de 14B5; l’expédition était dirigée contre l’ile de Rhodes: les chevaliers de S. .lean qui l’occupaient ne demandaient pas mieux que de vivre en paix avec les Turcs et d’entretenir des relations de bon voisinage avec la (îarie et la Lycie, mais ils se refusaient fièrement à payer le tribut que le sultan prétendait exiger d’eux.* Us se défendirent héroïquement. Avant d’aniver devant Rhodes, l’amiral turc s’était aiTété à Chio et avait réclamé aux habitants, au nom de son maître, une somme de 40,000 ducats dont la mahone était, prétendait-il, débitrice envers Francesco Draperio, ce fameux marchand si bien en cour chez les Osmanlis; les habitants ayant refusé de reconnaître cette dette, il s’en était pris à leui-s vignes et à leurs jardins et les avait complètement ravagés. Quand la flotte turque revint de son expédition manquée de Rhodes, ils craignirent la répétition des mêmes scènes de dévastation et préférèrent se racheter pour une somme de 20,000 ducats.^ Cela n’empêcha pas le sultan d’organiser la même année une deuxième" expédition dont l’île de Chio était l’objectif spé-

' Voy. Voig;t, Knea Silvio de' Piecolomini, n, 109, 122, 135, 176. 185; III, 19, 44, 62, 89—71, 74, 78.

’ On trouve des détails intéressants sur les préparatifs de cette campagne dans Onglielmotti, 1. c., II, 216 et ss.; cet écrivain en exagère tant soit peu les résultats. Voy. à ce sujet. Duc., p. 338; Chalcoc., p. 469; Critobul., p. 118 et s. Le pape, ne sachant que faire des iles conquises par Scarampi, les offrit à la banque de S. Georges, de Gènes; mais

celleK;i recula devant les frais qu’entraînerait la défense des iles, devant les conflits avec le sultan, dans lesquels elle ne pourrait manquer d’être entraînée, et elle refusa le cadeau (Atti délia Soc. liff., VI, 937 et s. ; c’est par une erreur manifeste, que, dans ce passage, le nom “ Samaudrachi “ est traduit par “Samos").

* Duc., p. 319—327; sur ce point il n’est pas d'accord avec Critobul., p. 107 et s.

* Atti délia Soc. lig., VI, 300.

320 Troisième période. — Décadence du commerce du Ijcvant.

cial; maltraitée par une tempête, la flotte ne put pas approcher de llle, mais cela ne l’empêcha pas de faire à la mahone un mal irréparable; elle s’empara de la nouvelle Phocée et de ses célèbres ateliers de préparation de l’alun (1®' nov. 1456). Les marchands génois qui s’y trouvaient, suipris à l’improviste, furent dépouillés de tout leur avoir, emmenés à Constantinople et vendus comme esclaves.* Au printemps suivant, le sultan prépara une nouvelle expédition contre Chio, mais la mahone prévint le danger en consentant à élever à 10,000 ducats, le chiffre de son tribut annuel, et à payer une indemnité de 30,000 ducats poui’ un vaisseau turc qui avait été coulé à fond dans une rencontre entre Chiotes et Tui-cs.* Ces concessions assurèrent à Hle une longue période de tranquillité.

C’était le tour de la maison princière des Gattilusi. En 1455, Dorino l'L chef de la branche ainée, et Palamède, chef de la branche cadette, étaient morts tous deux. Dorino II, successeur de Palamède, ne devait pas jouir longtemps de sa principauté d’Ænos. Des cohéritiers dont il refusa de satisfaire les prétentions le noircirent dans l’esprit du sultan, en l’accusant de préparer un soulèvement; d’autre part, des fonctionnaires turcs employés dans son voisinage portèrent plainte contre lui. Profitant de la présence de Dorino à Samothrace, sa résidence d’hiver, Mahomet II dirigea une flotte sur Ænos, tandis que lui-même, à la tête d’une armée, investissait la place du côté de la terre (janv. 1456). Les habitants ne firent aucune résistance et acceptèrent le gouverneur turc qu’on leur donna; le palais de Dorino et les maisons de ses familiers furent livrés au pillage. Dorino se hâta de quitter Samothrace et d’aller k Ândiinople se présenter au sultan qui lui assigna un autre territoire en terre ferme; mais, quelques jours après, il prenait la fuite et se réfugiait hors de l'empü'e turc.® A l’époque de l’empire byzantin, les îles A'Imbros et de Samotrace avaient dépendu de la principauté d’Ænos; le sultan en avait laissé la jouissance au dernier seigneur, Palamède Gattilusio, contre paiement d’un tribut de 2000 ducats pour chacune des deux îles.* Après la reddition d’Ænos, l’amiral turc qui l’avait investie du côté de la mer mit aussitôt à la voile pour Imbros et y substitua le régime turc à celui des Gattilusi.® Samothrace dut nécessairement partager le même sort aussitôt après le départ de Dorino II.

' Duc., p. 331—334; Critobul., p. 108; Hùl. polit. Cpol., éd. Bonn., p. 26; Bened. Dei, dans (Paguini) DeUa décima dti Fioreniini, II, 250.

’ Duc., p. 335.

* Pour ces éTénements, la meilleure source à consulter est Critobul., p. 111

— 114; Seadeddiu (Saidino, Oronara de’ Turehi, trad. Bratutti) II, 168, donne également quelques détails: Duc., p. 335 et Chalcoc., p. 469, rapportent les faits très brièvement.

* Ducas, p. 328; Critobul., p. 103.

‘ Critob., p. 114.

IL IjCS Osnianlis.

Ainsi, toutes les possessions de la branche cadette des Gattilusi, aussi bien dans l’Archipel qu’en terre ferme, étaient au pouvoir des Turcs. Ayant terminé avec celle-là, Mahomet II s’occupa de la branche aînée dont le chef était, depuis 1455, Domenico, prince de Leshos: il le fit avertir que l’envoi pur et simple de son tribut ne suffisait pas et qu’il eût à se présenter en personne à la Porte pour y prêter serment Domenico obéit (sept. 1456) et, comme compliment de bienvenue, il reçut l’injonction de payer pour Hle de Lesbos le double du tribut qu’il acquittait jusqu’alors et de faire hommage au sultan de l’ile de Thasos. n obtint une réduction sur le chilfre du tribut qui fut fixé à 4,000 ducats au lieu de 6,000,» mais il dut faire le sacrifice de l’île de Thasos. Quelques mois plus tard, il perdait encore la vieille Phocéc, qu’il possédait à titre de fermier héréditaire de la mahone.* Au printemps de l’année suivante, les habitants de l’île de Lemnos^ s’insurgèrent contre lui ou plutôt contre son frère Niccolo, qui l’avait reçue en apanage, et firent volontairement leur soumission au sultan.» En général, dans la lutte soutenue par les Latins contre les Tui’cs, l’élément gi'ec de la population insulaire jouait un rôle très suspect Ainsi, dans les îles de Lemnos, de Samothi-ace et de Thasos, reconquises, comme nous l’avons déjà vu, en 1456, par une fiotte du pape, on put, dès le commencement, prédire une durée éphémère à l’œuvre de restauration de la domination chrétienne. Les garnisons que le cardinal-légat y avait jetées ne tardèrent pas à être écrasées par les Turcs, et, dans l’île de Lemnos, c’est à ces derniers que les Grecs prêtèrent leur concours.'^ Les habitants de Samothrace et de Thasos s’étant montrés d’humeur moins servile, le sultan les fit enlever de vive force et transporter à Constantinople avec ceux de la vieille et de la nouvelle Phocée.®

Pour en revenir aux Gattilusi, le sultan ne pardonnait pas au prince Domenico d’avoir donné asile dans son île de Lesbos à des corsaires catalans qui désolaient les provinces turques, enlevant les habitants le long des côtes: au pa.ssage de la fiotte papale à Lesbos, ils s’étaient raUiés à elle et avaient fait campagne à sa suite. La conduite de Lesbos méritait une punition-, en 1458, une flotte turque opéra une descente, mais l'amiral qui la commandait dut se contenter de dévaster la campagne; toutes

■ Duc., p. 328- 330.

’ Ibid. p. 336.

’ Au commencement, Alahomet avait éfalement laissé aux Glattilusi la jouiswnee de cette île, contre paiement d'un tribut de 2326 ducats: ibid. p. 328.

* Ibid. p. 336 et s.

‘ CritobuL, p. 188 et s. Cependant,

en 1436, un grand seigneur grec, nommé (xeorgios Dromokatos offrit précisément é la république de Venise de loi livrer les iles de Lemnos et d'Imbros. Sathas, Doc., I, 231.

‘ Laon. Cbalcoc. , p. 470; Critobnl..

p. 130; Hùl. polit. Cpol.. p. 26.

322 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.

ses tentatives pour enlever la place forte échouèrent.' Cependant la dernière heure de la domination franque approchait. Le dernier des Oattilusi, Niccolo II, était airivé au pouvoir en 1458 par un fratricide; assiégé dans sa capitale par Mahomet II et réduit à capituler le 19 septembre 1462, il dut renoncer entre les mains du vainqueur & la possession de l’île, fut envoyé à Constantinople avec un grand nombre d’habitants choisis parmi les plus notables et les plu.s riches, et y subit le supplice de la strangulation.*

Gênes n’avait plus comme autrefois de grandes flottes de guerre à envoyer dans l’Archipel:* il était pourtant d’un Jntérêt de premier ordre pour sa marine marchande, que ces îles fussent aux mains de princes civilisés et animés de sentiments amicaux. Deux cents mercenaires environ et deux galères, voilà tout ce que la mère-patrie put fournir pour la défense de Chio et de Lesbos, et encore ce renfort dérisoire n’était-il pas équipé par l’État, mais par la Banque de S. Georges.* La puissance de la République était paralysée par la longue guerre qu’elle avait soutenue contre le roi Alphonse d’Aragon, par les rivalités intestines des Fregosi et des Adomi, par la domination étrangère à laquelle elle avait fait appel dans sa détresse; après s’être soumise au roi de Fiance , elle s’était jetée dans les bras du duc de Milan.® Lors même qu’il ne s’agissait que d’opérer contre les Turcs de concert avec d’antres puissances, comme il fut question de le faire par exemple an congrès de Mantoue, en 1469," elle se trouvait arrêtée tout autant par l’épuisement de ses finances que par le défaut d’indépendance politique.

A ce point de vue, on faisait beaucoup plus de fonds sur Venise, car sa situation financière n’était pas encore atteinte aussi gravement; mais elle attendait prudemment, pour commencer la guerre, qu’il n’y

‘ Duc., p. 338; Chalcoc., p. 619; Critob., p. 126. Ce dernier écrivain indique, comme ayant déterminé cette campagne, des motifa qu’il est impossible d’admettre si l’on s’en tient i la chronologie.

’ Duc., p. 346 et s., 611 et s.; Chalcoc., p. 623 et 88.; Critob., p. 144 et ss.; Leonardus Chiensis, De I^esbo a Turcis capta epistola, éd. C. Hopf (publ. d'abord é part, Regim. 1866, puis dans les Chroniques grico-romanes, p. 369 et ss.

* “Galeas in præeenti non babemus!” répondit le gouvernement génois au pape Pie U, qui l’abjurait de prendre part ü une croisade générale: ÂUi délia Sor. lig.. Vn, 221.

* Ata délia Soc. lig., VI, 617, 641.

800 et ss.; vn, 77 et S., 108, 159 et a, V, 429; Ginstiniani, Annali di Oenora.

fol. 212; Hopf, art. Oiustiniani, op. cit.. p. 322. Voy. encore Qiom. ligust., 1878. p. 364 , 369 et ss., 364 et ss.; Atti délia Soc. lig., vn, 1, p. 469 et s.

‘ En 1464, les ambassadeurs qui allèrent à Milan inviter le duc François Sforza A accepter la souveraineté .sur leur ville lui firent remarquer qu’il deviendrait par le fiût seigneur de Tbasos et de Lesbos. c'était promettre plus qu'on ne pouvait tenir. Giustiniani , Annali di Oenora.

fol. 220, b.

‘ Voigt, Snea Siieio Pierolomini. lU

IJ. Les Osnuinlis.

eût plus moyen de reculer. On y prévoyait le moment où les Turcs voudraient mettre la main sui- les possessions vénitiennes de l’Archipel et de la Morée, et l’on trouvait qu’il arriverait toujours assez tôt. Poui" la République, la perte de ses possessions équivalait à la destruction de sa prépondérance dans les eaux grecques, car cette prépondérance n’était pas uniquement basée sur l’excellence de sa marine militaire, mais aussi et surtout sur le nombre et la qualité des stations qu’elle avait eu l’habileté d’acquérir dans toute la région. .Tétons un coup d’œil sur ces possessions en commençant par la partie insulaire. Nous avons déjà vu précédemment que, dans les Cyclades, deux ou trois îles seulement dépendaient directement de Venise; mais plus la domination turque s’étendait et devenait menaçante, plus la République pouvait compter sui’ le dévoûment des princes insulaires, grands et petits, presque tous d’ailleurs issus de familles vénitiennes. Ses galères étaient toujours a.ssurées de trouver chez eux le meilleur accueil, et même ils ne se sentaient tant soit peu en sécurité que lorsqu’une d’elles stationnait dans leur port Parmi les dépendances directes de Venise, les lies d’Lubée et de Crète avaient une importance exceptionnelle; elle possédait en outre, depuis 1461, nie d’£jri«e, qu’elle avait reçue en héritage de la maison de Caopena,* et, depuis 1453, celles de Skyros, de Skyathos et de Skopélos dans les Sporades septentrionales: elle avait établi sa domination dans ces iles à la suite d’un arrangement avec les habitants; ces derniers privés de leur centre iwlitique par la chute de l’empire grec, avaient voulu se placer sous la protection d’une puissance voisine.* En terre ferme, la République possédait toujours la petite ville de Phtélion, en fisice de nie d’Eubée, Argos et Naupiie avec leur territoire et enfin Modem et Coron, sans parler des territoires échelonnés le long de la côte de la mer Adriatique et du golfe de Lépante.

Les Turcs se rapprochaient d’un mouvement ininteiTompu. La destruction du duché d’Athènes, dont Mahomet II avait longuement préparé la chute (14.56—1460), et la mort du dernier des Acciaiuoli, Francesco H, assassiné par son ordre, produisirent un changement dont le contre-coup se fit vivement sentir à Venise. Le voisinage du duché d’Athènes avait été pour Négrepont la source de relations agréables et d’échanges fréquents: nous y trouvons, veis 1460, un représentant de la maison Ruzzini de Venise: peu de temps après, c’est un noble vénitien, Bar-

67; voy. encore, III, 691, 702 et et Aiii delta Soe. lig., VII, 217 et ait.

' Voyez le traita conclu a ce aujet, le 6 mars 1426, dans Sathas, III, p. 281 et s. ’ Hopf, art. Grieehenland, op. cit.,

p. 141 et 8. ; cet écrivain s'appuie sur les Annali de Stef. Magno; le passage eu question a été publié depuis dans les Chroti. gréco ■ rrnnanea , p. 197, 196 et s.

324 Troisième période. — Décadence du commerce du Levant.

tolommeo Ck>ntarini, que des affaires de commerce mènent à Athènes; la veuve du duc Nerio II lui accorde sa main (1463) et, grâce à son influence, il occupe passagèrement le trône ducaL^ Avec les Turcs, les relations de voisinage promettaient d’être moins faciles; et qui pouvait garantir qu’ils n’en profiteraient pas pour exécuter quelques incursions dans rae d’Eubée? Le danger devint autrement pressant quand ils eurent poussé leurs conquêtes jusque dans le Péloponnèse. Venise s’ètait efforcée de prêcher l’union aux petits souverains du pajrs, comme le seul moyen de conserver la péninsule à la chi'étienté; mais les despotes grecs se l'efiisaient â régler leui' conduite sui* la sienne, ce qui ne les empêchait pas de ne pouvoir s’entendre entre eux. Sept ans après la chute de leur ancien co- despote Constantin, dernier empereur de Constantinople, ils avaient disparu à leui' tour. A partir de 1460, Venise restait absolument seule dans le Péloponnèse en face des Turcs. De toutes les villes précédemment possédées par les Grecs, une seule lui échut en paitage, celle de Monembasia (Malvoisie), dont les habitants se placèrent sous son protectorat en 1462 tout le reste était aux mains des Turcs. On ne tarda pas â s’apercevoir que cela ne leur snffisait pas encore.

Le 3 avril 1463, sous un prétexte quelconque, ils enlevèrent par un coup de main la place foite d’Argos. Ce fut le début d’une guerre qui se prolongea pendant seize années. Mais Venise était prête; elle n’avait pas attendu cette attaque pour prendre les ai'mes. D ne s’agissait plus seulement pour elle de défendre ses anciennes possessions ; son ambition n’allait pas moins qu’â conquérir la Morée tout entière : pour un peuple commerçant, c’était une proie tentante, car le pays rapportait, rien qu’en droits de douane, un revenu de 300,000 ducats.® D’ailleurs, pour rester maître des côtes il fallait de toute nécessité chasser les Turcs du coeur de la pi'esqu’ile. Au premier abord, tout marcha à souhait et la conquête se fit au pas de course. Mais la fortune des armes ne tarda pas â tourner; sans se laisser arrêter par une muraille construite par les Vénitiens en travers de l’isthme de Corinthe, les Turcs inondèrent de nouveau la Morée et s’avancèrent jusque sous les murs de Nauplie, dont ils commencèrent le siège. Les choses se passèrent à peu près de même dans l’ Archipel Loin de se borner à la défensive pure et simple, les amiraux vénitiens avaient conquis Lemnos, Imbros et Samothrace, attaqué Lesbos,* mis Athènes à contribution, occupé Ænos.

' Hopf, art. Orieehentand , op. cit., dans ses Commentarii (Francof. 1614), p. 119, 188. p. SU et 8.

’ Ibid p 180 * dépêche du 85 juin 14U4.

la Seigneurie exprime le regret que oetS«

‘ C’est, du moins, ce que dit Pie II, attaque ait éohoué; Sathae, I, p. 844.

Page 1