I. c. p. vi et as., 29, 31, 51, 53. Lib. jur. I
9 Mikl. et Muller, ni, 19, 21. Paspati, qui a mis très heureusement ce fait en lumière (— VAA. VI, 157 et BvX,. f,ù.. 155) émet de plus la supposition que ce monastère occupait remplacement sur lequel s'élève actuellement le mausolée d'Abdul- Hauiid.
//. Byzance sous les Comnènes et les Anges.
virons de la porta Neorii (Baghtchè-Kapoussi) le quartier génois s'étendait à l'est jusque vers le Iali-Kiosk. C'est aussi le long de cette partie du rivage qu'il faut chercher les quais des Génois. Us n'en eurent d'abord qu'un, mais Isaac leur en accorda un deuxième et Alexis III un troisième.1 Enfin, le quartier n'était pas tout en longueur; il pénétrait assez profondément dans l'intérieur, du côté de Ste Sophie 2 et dans les parties hautes de la ville.3
Si l'on se représente en imagination l'ensemble des quartiers commerçants de Constantinople d'après l'aperçu que nous venons d'en donner, on est amené à reconnaître l'exactitude de la description d'Eustathe, quand il dit que les Latins habitent à part, échelonnés le long du rivage de la Corne de Byzance, dans la partie qui regarde l'Orient c'est -à dire dans la partie exposée à l'est de la baie, qui a conservé jusqu'à nos jours le nom de Corne d'or.* Au grand dépit des Grecs qui se voyaient de plus en plus refoulés vers le centre de la ville, les Latins occupaient ainsi les points les plus favorables au commerce et à la navigation. Leurs quartiers, cependant, ne se rattachaient pas si exactement l'un à l'autre qu'il n'y eût des intervalles où les Grecs restaient maîtres du terrain; ça et là, entre les échelles spécialement affectées aux Italiens, il y en avait quelques-unes réservées aux Grecs; de plus, dans le périmètre des terrains cédés aux Italiens, étaient enclavées, en grand nombre, des maisons appartenant à des églises au à des couvents grecs: enfin, un certain nombre de Grecs habitaient les quartiers italiens en qualité de locataires. Néanmoins, il est certain que sur toute l'étendue du rivage, de Zindan-Kapoussi jusque près de la pointe du Sérail, presque tout appartenait aux Occidentaux et que la population était en grande majorité occidentale. Chaque nation louait les maisons, les boutiques, les ateliers, les échelles de débarquement,* les terrains compris dans sa concession, mais les locataires étaient presque exclusivement des marchands [ou des artisans de la nation elle-même.6
Il serait très -intéressant d'étudier l'organisation et V administration des colonies de commerce occidentales dans V empire grec: malheureuse-
' Desimoni, p. 179; Mikl. et Huiler, L c p. vi, ix et s., 28 , 31, 50, 53 et s.
■ "Versus S. Sophiam;" Mon. hist.patr.
Chartae, II, 1225. Le passage correspondant de Sailli II, 195, porte "usque S. Sophiam, u ce qui est faux.
» Paspati, -iV'Àx. VI, 157, 162; Bit,.
ftfl. 156, 163.
4 Opusc. éd. Tafel, p. 276; trad. en allem. daus Tafel, Komnenen tmd Normannen, p. 97 et s.
6 Les grands escaliers de débarquement étaient probablement construits en pierre et avaient comme annexes d'autres escaliers plus petits en bois, faits pour être loués à des particuliers; voy. lAb. jur. I, 499; Mikl. et Muller, 1. c. p. x.
8 Voyez les rôles de location des propriétés communales, dans Taf. et Thom.