XVII, 263; XVIII
4 Hopf, Vencto-byxani. Anakctcn, p.
6 Hopf, art. Ohisi, op. cit.
* A propos de ces princes, voyez la curieuse déclaration du duc Marco II, dans Hopf, Nachtrage, xur Oesehichtc von Andros, SUxungsberichte der Wiener Akad., phUos. hist. Ci, 1856, XXI, 242 et «s.
276 Deuxième période. — I. Fondation des colonies commerciales.
vaient demander asile et protection, et si, parfois, les maîtres de ces îles toléraient encore chez eux des corsaires, ceux-ci n'étaient plus un danger pour les navires vénitiens. D'ailleurs, ces petits barons et les colonies, venues à leur suite ne dépouillaient pas le génie commercial propre à leur nation, de sorte qu'un trafic de plus en plus considérable ne tardait pas à se développer, d'abord d'une île à l'autre, puis entre les îles et le continent grec, et enfin entre les îles et Venise. Quelques unes de ces îles n'étaient, à vrai dire, que des rochers dénudés, trop pauvres même pour nourrir leurs habitants; d'autres, au contraire, fournissaient leur contingent au commerce: c'étaient surtout des céréales, des fruits confits, de l'huile, du miel et de la cire, du coton, de la laine et de la soie.1 Pendant le Moyen-Age, le miel des îles de la Grèce, le fromage de Santorin s'exportaient jusqu'en Égypte;* le soufre de Nisyros était un article de commerce; Naxos était réputée pour son émeri;8 il est démontré que les carrières de Paros étaient encore en exploitation et que cette île expédiait son marbre non-seulement à Chio, mais même jusqu'à Venise.* On voit que l'acquisition de ces îles assurait aux Vénitiens un accroissement considérable de trafic
Au sud, 111e de Crête terminait heureusement la série des possessions vénitiennes dans les eaux grecques. L'origine des droits de Venise sur cette île ne remontait pas au traité de 1204; elle n'y est pas même nommée et cela, par la raison qu'à cette époque elle appartenait déjà à Venise. Pendant la quatrième croisade, Alexis l'Ange, ce prince que les croisés commencèrent par élever sur le trône pour l'en renverser bientôt, en avait fait don au marquis de Monferrat H paraît qu'au moment de l'élection de l'empereur latin qui remplaçait Alexis, il fut décidé que la Crête et les provinces asiatiques de l'empire grec seraient réservées pour former le lot de celui des deux candidats qui aurait échoué; ce fut le marquis de Montserrat; il aurait donc eu un double droit à la possession de l'île. Ce fait se trouve rapporté dans la chronique de Geoffroi de Villehardouin, la seule source où l'on trouve une relation de l'élection de l'empereur; mais les manuscrits que l'on possède présentent précisément des lectures différentes pour le passage en question : quelques
1 Au sujet de Thermia, p. ex., Buondelmonti écrit (IAber insul. archipelagi, éd. Sinner, p. 86): win vino blado sericoque carnibus bene habetur." Le vin de Tile volcanique de Santorin est fameux:
On y cultivait aussi le coton; Hopf, Veneto-byxant. AnaUetetij p. 394: Caumont (p. 86), vit des plantations de coton à Santorin et à Nanifio.
« Piloti, p. 376.
8 Buondelm. p. 76 et s., 96. Voy.
Ross, Reisen ouf den grieckischen Ittsdn. I, 41; H, 78.
4 Çyriacus Anconitanus, dans Targioni-Tozzetti, Relaxioni d'aleuni riaggi fatti in Toscana, V (Firenze 1773), p. 424; Buondelm. /. r. p. 94; Fel. Fabri, Ecagatorium, III, 264, 299.