‹ Histoire du commerce et de la marine en Belgique (volume 2)Chapitre 31 sur 74 · M2 COMMERCE · texte numérisé non relu

M2 COMMERCE

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. ^vixête pas à élre abandonnés. Les magi .^ >.«.LU|>aient plus que de la fondation pr :ci«% ^oAversité de Louvain, qui- devait donn -.. .ie. et qui y fut Installée en 1426. ....*<.4e, un moment distraite par les déb .*. .: vient d'être question, se reporta bien .> a France, tlont la situation politique s* uA. Cliarles VI avait succombé à une attaque . ;., 0 iS octobre 1422, et sa mort, qui avait suivi > .;. la îV! d'Angleterre, laissait le royaume dans 1 .w^.wie anarchie. Le duc de Bedford, soutenu par J ^^ »t.iiis commandait à Paris en qualité de régent, tandi , àu|.iiiin« autour duquel commençait i\ se ranger le pa . ..u.» se tiiisait couronnera Poitiers. Les habitants des cam- *v3s. rançonnés par les Dauphinois et par les Anglais, aban- . w. a»c«i leurs demeures pour fuir dans les bois, d'où ils sor- ...u* à leur tour pour dépouiller les voyageurs et les marchands, inculture, le commerce, l'industrie, ces trois grandes sources c :i pivspérité d'un État, se tarissaient peu à peu au souffle ,i> discordes civiles , lorsque quelques hommes sages et i^,'\oucs, parmi lesquels se trouvaient le duc de Savoie, s'adres- >Civui au duc de Bourgogne, lui représentant que le rétabliss^Hiiont de la paix ne dépendait que de lui, et le suppliant de rvuipre avec les ennemis du royaume. Philippe consentit à eitvuyer des députés i\ Bourg en Bresse, mais l'animosité qui existait entre ses partisans et ceux du dauphin était encore trop \ivace pour permettre un rapprochement, et leurs conférences, Nonti)t abandonnées, ne servirent qu'à constater combien ou oiait loin de s'entendre.

Le prince royal, dans son adversité, n'avait point eu jusqu'alors de sujets plus zélés que les Tournaisiens, dont les intértMs étaient cependant fort compromis par l'état incertain des affiiires publiques. Les habitants de l'ancien chef-lieu du Tournaisis ne s'accordaient pas mieux entre eux que les Bourguignons et les Dauphinois, au moins s'il faut en juger par Tépisode suivant, qui nous donnera une idée de l'influence que les corps de métiers étaient parvenus h obtenir en cette cité. La ville de Tournai , qui se livrait en 1423 .à un commerce

assez étendu avec i* Allemagne, en reçut vers ce temps, paratt-il,

quelques doctrines religieuses condamnées par le clergé. Un

greffier, nommé Gillet, désirant populariser cette foi nouvelle,

sema dans les rues une foule d*écrits , qui furent signalés aux

autorités locales. Le prévôt de la commune, Caron de Fraielles,

fil arrêter leur auteur, qu'on incarcéra dans les prisons de

Vévêché. Il est vraisemblable que Gillet avait déjà fait quelques

prosélytes, car un tailleur étranger, Jean Blaries, fort aimé du

peuple, se présenta le lendemain au Chapitre, se disant délégué

par le doyen des métiers, et réclama la liberté du captif. Les

chanoines, n'osant reconduire, relâchèrent le coupable, mais,

^yant été informés que la démarche de Jean Blaries n'avait pas

4ié autorisée, ils firent saisir de nouveau le malheureux Gillet,

ïui périt sur un bûcher, et eurent assez de crédit pour obtenir

^'expulsion de son protecteur.

Il n'en fallut pas davantage pour soulever les gens des petits ■"^ers, toujours jaloux de leurs prérogatives. La foule envahit •<i marché, qu'elle ne quitta point durant plusieurs jours, y apporta les bannières de trente-six corporations, et délibéra confusément sur le parti qu'on avait à prendre. Un ouvrier, connu sous le nom de Jean Cavet, accompagné de plusieurs foulons du Becqueriel (1) alla enfin recueillir les voix, et il fut agréé qu'on exigerait le rappel de Jean Blaries. L'émotion populaire croissait d'heure en heure, lorsque quelques-uns des plus violents montèrent à la Bretecque, c'est à dire à l'endroit d'où on lisait ordinairement les proclamations, annulèrent la sentence qui avait été prononcée contre leur tribun favori, puis, se mettant à la tète d'un immense rassemblement , enfoncèrent les portes des prisons publiques.

Les plus riches marchands, que ces excès rendaient fort soudeux, se préparaient à passer à l'étranger, lorsque les meneurs, appréhendant l'eflTet moral d'une telle démonstration, firent défendre à toute personne honorable de quitter la cité ou d'en faire sortir des meubles et de l'argent, sous peine de confiscation. Un de leurs concitoyens, Roger Declermes, ayant essayé

(I) Ce quartier était presque exclusivement habité, à cette époque, par des oovriers lainiers.

HISTOIRE DU COmiERCI

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