‹ Histoire du commerce et de la marine en Belgique (volume 2)Chapitre 32 sur 74 · I ..'i?e par Chî · texte numérisé non relu

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kefiy mais ils ne tardèrent pas à être îî' trats municipaux ne s'occupaient plus cliaine de la célèbre université de Lo tant d'éclat à leur ville, et qui y fut f

L'attention publique, un mômiM commerciaux dont il vient d'être toute entière vers la France, tloni vait chaque jour. Charles VI av.

fièvre quarte, le 22 octobre It'J si près celle du roi d'AngletC!

plus complète anarchie. Le Bourguignons, commandait ' que le dauphin, autour duq national, se faisait couron< pagnes, rançonnés par lo-^ donnaient leurs demeurr taient à leur tour pour d'^ L'agriculture, le commi ^.oiMtfUt chaque semaine i de la prospérité d'un ^ ^ ^oè querelles, un brasseur, des discordes civih^ ^^4aiwt^re,ayant poussé le ci dévoués, parmi leso» "^ . .^i lussitôt entouré par plus sèrent au duc de 1- ^ :^,^nMH main forte. Les agents ( sèment de la pai' " ^^^ ,,.,js^ attaquèrent les « robes rompre avec les ^^ ^ iessous. Jean Blaries, Jea envoyer des dé -^ ^ ,^^,ï Kvrard. Robert le Harpeu existait entre £!• '**'^][^,^auiiitf5 au bannissement et à vivace pour p "^^ .uiu pèlerinage à Chypre, à Rc bientôt aba;. ^"^^ ,^^.0:?. e« nVurent que le temps de était loin il. ^^^^"^ * ^^ >>-i*^> Mineurs, alors considér

Le priii • ""** .^^mt -le changea nullement, d'ai qu'alors û '^'^ '^^1 jr ii leur détaut, il se présent: rets ét;<;>-. -

aflkirp- ^^ , stvK.r t^rx* Ui4, les louions, les ti

i> >;.r'/'..r:or< et les maréchaux se

naisi gno!

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:-xv:auitM' en tbulo, pour uii

r -«1 «ji, par le père Gaulran, l

rt'iourner à Tournai, d'où il avait

. Oux-ci, secondés par quelques-uns

'biempérer à celle requête. Les émeu-

M s armes, passèrent l'Escaut, et se

/•/, ce qui leur lit donner le nom de

arquèrent leurs habits de croix blanches,

ijius riiôtel des Monnaies, et mirent à leur

;« s métiers, appartenant à la corporation des

11»' des tisserands.

r.ii> communaux, prévoyant des scènes de vio-

lULMcnl leurs amis, les firent ranger devant Thôtel

rmèrent toutes les rues avoisinantes à l'aide de char-

: -létaux empruntés aux poissonniers, et se tinrent sur

:i.Mve. Les Becqueriaux, loin de se laisser intimider par

linéts, se ruèrent vers le marché, qu'ils mirent en état de

■ ■ V. Après trois jours de combats, les bourgeois qui gardaient

*'' l'Iace, désespérant de vaincre la révolte par la force ouverte,

^e décidèrent h négocier avec les assaillants et leur envoyèrent

^n parlementaire.

Il fut convenu qu'on déposerait les armes, de part et d'autre, ^se promettant réciproquement l'oubli du passé, et que les ^^es ou métiers seraient mis en demeure de déclarer, à la ^jorilé des voix, s'il y avait lieu de rendre les droits civicjues *tt banni dont le retour avait été l'objet de tant de contesla- ^.

Le Dauphin, qui en succédant îi la couronne s'était fait rece-

Wirsous le nom de Charles VII, et que les Anglais saluaient

l'or» du titre dérisoire de « roi de Bourges, » se montra fort

ÛTité en apprenant, par ses commissaires, jusqu'à quel point

kur autorîtié avait été méprisée à Tournai. Cependant, comme

il craignait que le duc de Bourgogne, profitant de la permission

qui Jui en avait été octroyée par le duc de Bedford, ne profitât

de toutes ces divisions pour s'emparer du Tournaisis, il n'osa

56 prononcer ouvertement contre les métiers, préférant «. caler

TOÎlepourne rien entreprendre mal à propos, et mettre la cité

en quelque désespoir. » Adoptant l'avis de ses conseillers, qui

loi recommandaient de temporiser, il se contenta d'envoyer

rebelles deux prédicateurs célèbres, qui furent largement

défrayés par les Tournaisiens, et se bornèrent à exhorter derniers à rester fidèles h leur souverain, et à ne pas rom les liens étroits qui les unissaient à la France.

Le calme s*élait rétabli peu à peu dans la ville, lorsque peuple quitta brusquement ses travaux, le 29 juillet 1426, < criant qu'on lui rendit Blaries et Cavet, qui n'avaient pas enec^i quitté le couvent où ils s'étaient réfugiés. Le prévôt s'oppos£K cette demande, tandis que le grand doyen, désirant concilf Ci les deux partis, faisait chercher secrètement les bannis, et teii' ordonnait de quitter le territoire de la commune. Les Métieï^» se sentant les maîtres, coururent au marché, qu'ils occuperez»*» prirent possession du Becqueriel, et jurèrent de ne déposer 1^^ armes qu'après avoir obtenu justice. Ils se rendirent ensuî^ dans la campagne, enseignes déployées, en ramenèrent Blari et ses compagnons, renversèrent l'ancienne magistrature, et confièrent les fonctions à des hommes nouveaux, sur lesque^^^ ils croyaient pouvoir compter.

Ces alertes continuelles mécontentaient non seulement l marchands — qui ne voyaient pas sans déplaisir le triomphe ^* leurs ennemis politiques — mais ruinaient entièrement leurco»^^ mercc. Quelques-uns des plus notables habitants de lavili^' ne voulant pas subir davantage la domination des Métier^» revinrent alors au projet qu'on avait attribué quelque tem^'^ auparavant aux tribuns populaires, et résolurent de demanda des secours au duc de Bourgogne. Ils surent bientôt trouv^^ un prétexte pour se mettre en rapport avec lui, sans exciter les soupçons. Les Tournaisiens jouissaient, depuis plusieurs années, du droit de parcourir le comté de Flandre pour afiTaires commerciales. Comme le duc leur avait défendu récemmeot l'entrée de ses États, les meneurs lui envoyèrent une députation, dans le but ostensible de réclamer la liberté de navigation sur l'Escaut, mais en réalité pour nouer des relations avec ceux qui s'étaient retirés en Flandre durant les troubles, et obtenir, par leur entremise, quelque appui contre les insurgés.

Un accord fut conclu, sans beaucoup de difliculté, entre les exilés et les mandataires des riches bourgeois, et, le 15 octobre. les premiers entrèrent en Tournaisis, secondés probablement par quelques hommes d'armes bourguignons, et allèrent camper

dans le bois de Breuze, où ils se tinrent cachés en attendant le moment d'agir.

L.es magistrats, se doutant du dessein de leurs advei'saires, avaient eu la précaution d'envoyer des affidés dans toutes les 4irections, qui les mirent sur la trace du complot. Un maître Veinturier, nommé Jacques Espeissier, et quelques-uns de ses • complices payèrent de leur vie cette entreprise avortée. Quant au duc de Bourgogne, il se conduisit comme s'il avait été complètement étranger à toute l'affaire, et consentit même à traiter avec les Toumaisiens, auxquels il accorda le transit par la Flandre pour six ans, moyennant le paiement d'une somme de quatre-vingt mille écus d'or (1).

Les rapports de ce prince avec les Anglais, jusqu'alors si étroits, tendaient à se relâcher. D'importants débats, dont quelques États belges eurent beaucoup à souffrir, commençaient à surgir entre eux, et faisaient déjà prévoir la rupture de cette alliance qui avait été si funeste à la France. Il sera néces- ^re, pour mieux en comprendre l'origine, de remonter h l'année 1418, époque à laquelle Jean IV, duc de Brabant, épousait sa cousine, Jacqueline de Bavière, déjà veuve du comte de ^nihieu. Ce mariage, qui assurait à une branche de la maison <l6 Bourgogne la possession du Hainaut et de la Hollande, ne tapas heureux. Le duc, faible de corps, de santé et d'esprit, S€ laissait volontiers gouverner par d'obscurs favoris, et s'attira le mépris d'une princesse fière et impérieuse , dont la volonté ^ergique se raidissait contre toute contrainte. Deux partis s'étaient formés à la cour de Brabant, où ils se disputèrent quelque temps le pouvoir, lorsqu'enfin la duchesse Jacqueline, mécontente et irritée, quitta son mari et retourna à Valencienoes, chez sa mère.

Elle n'y resta pas longtemps. Des démarches ayant été faites pour rengager à revenir sur sa décision, elle résolut de se sous-

(1) Les Tournaisiens s'engagèrent à payer 20,000 écus d'or la première inoée, et 10,000 écus les années suivantes. Ils furent obligés, pour subvenir à celte énorme dépense, d'établir de nouveaux impôts sur la bière, ainsi 4|ii*iiiie taille sur le salaire des domestiques. Voy. au sujet des relations entre Philippe de Bourgogne cl les Tournaisiens, les documents conservés aux Archives générales du royaume de Belgique, chambre des comptes, n" 8â3, 824.

ft2 HISTOIRE DU GOMMBRCB

traire désormais à toute importunité nouvelle en se retirant Calais, et de là en Angleterre, où elle alla demander aide < protection au roi Henri , qui pour lors était vivant : c'éli en 1421.

Son premier soin, en arrivant à Londres, fut de chercher obtenir les moyens de recouvrer sa liberté, en rompant tousle liens qui l'unissaient au duc Jean. Elle envoya , dans cett intention, deux de ses conseillers au pape Martin V (!)[, et, sin attendre la réponse du pontife, se remaria avec Humphroi, ià de Glocester, frère du roi (2).

Le duc de Bourgogne, vivement contrarié du brusque dën» ment de cette affaire, s'en était plaint à diverses reprises, tari au roi Henri V qu'au duc de Bedford. Celui-ci, devenu régeol, avait fait tout ce qu'il avait pu pour étouffer ces causes de di^ corde. Il témoigna non seulement les plus grands égards à sd puissant allié, mais consentit même h lui restituer lesvillesdi Péronne, de Roye, de Montdidier, et à l'invester des comléi d'Auxerre et de Màcon, ainsi que de la chàtellenie de Bar-an*-; Seine.

Tout alla bien pendant quelque temps. Le régent épousa Aw de Bourgogne, battit les Français à Verneuil, et se voyait sarle point de recueillir les fruits de sa politique habile et conciliante, lorsqu'une imprudence du duc de Glocester réveilla toutes les inquiétudes du duc Philippe, et le rapprocha des Dauphinois.

Jacqueline de Bavière, accompagnée de son nouvel époux,(* amenant un corps de cinq mille liommes d'armes, venait de débarquer à Calais, avec le projet d'aller rétablir son autorité eu Haiuaut.

(l) Celle négocialion fui conliéc à GuiUaume, seigneur d'Audergnicseli Henri Ilobinel, chanoine de Cambrai. Voy. les Annales de Vabbaye de SùêI Ghislain, dans la coll. des chron. belges inédiles, publiées parla commissioi royale d'hisloirc, l. YIU, p. îiiî.

{i\ Quebiues autours alfinnent qu'elle avait obtenu un bref de divorce^ Tanli-pape Benoît XHI, mais on n'a trouvé jusqu'ici aucune trace de cet aCt que nous avons vainement cherché, pour notre pçirt, dans les bibliotbMpi et les dépOls d'archives d'Angleterre et de Belgique. JacqueUne aUéguaii^ son premier mariage était nul, pour cause de consanguinité, ajoulaniq les lettres de dispenses qui avaient été produites lors de sa célébr&li étaient fausses.

duc de Bedford accourut aussitôt, espérant faire accepter . médiation , mais la duchesse , sachant qu'il cherchait avant ut à ménager le duc de Bourgogne, la repoussa, et s'avança squ'à Mons. Dans Tintervalle, une députation des échevins du ranc avait paru à Calais, afin d'engager les Anglais à respecter â frontières de la Flandre (1).

Une circonstance inattendue augmenta Tanimosité des belliérants. Le comte Jean de Bavière, ancien évéque de Liège, ui s'était fait séculariser vers la tin de sa vie pour épouser Sisabeth de Luxembourg, avait droit, comme usufruitier, à la Puissance de la Hollande et de la Zélande, qui devaient retourier ensuite à sa nièce Jacqueline. Élant mort le 6 janvier 142S, empoisonné, disaient les Bourguignons, par quelques-uns des partisans de cette princesse, on découvrit qu'il avait institué IK>ur héritier le duc de Bourgogne, en déclarant disposer de la propriété pleine et entière de ses domaines. Ainsi, il ne s agis- ^ît plus seulement du Hainaut, mais de la possession de plusieurs pays, vastes, riches, et d'un grand commerce.

Philippe s'était rendu en Bourgogne, pour épouser Bonne ***Artois, comtesse d'Eu et de Nevers, lorsqu'il fut informé du débarquement des Anglais. Il fit aussitôt parvenir un mande- 'ï^enià tous ceux qui lui devaient le service militaire, en Flandre ^l en Artois, pour qu'ils soutinssent le duc de Brabant contre ■^ attaques du duc de Glocester. Sur les remontrances de Celui-ci, Philippe lui adressa, le 3 mars, un défi en champ clos, ^rps contre corps. Le duc l'accepta, demandant que le duel eut *îeu sans plus de retard, le 24 avril, jour consacré à Saint- George, protecteur des luttes chevaleresques.

Pendant que les deux princes se provoquaient aussi publiquement, les hostilités avaient commencé en Hainaut. On ^^ suspendit en apprenant ce qui s'était passé , les chefs ^'étant chargés eux-mêmes du sorti de régler leurs querelles. Ils ^'étaient pas destinés, néanmoins, à se rencontrer sur le ter- ^n, Le duc de Glocester, après s'être préparé à grand bruit à *^ prise d'armes, retourna à Londres, où il ne rencontra ^e sympathie, et Jacqueline resta seule contre tous ses

(1) Comptes du Franc, 1424-1425.

ennemis. Les intrigues de la vieille comtesse de Hainaut, hi menaces des ducs de Brabant et de Bourgogne, qu'enooangeait la timide neutralité de l'Angleterre, triomphèreot Al : dévouement de ses adhérents. La jeune princesse se vit bieaUt ^ enfermée dans la ville de Mons, sans espoir d*étre secoorw. ] Quelque zélés que lussent les Montois à témoigner leur courage et leur fidélité à leur souveraine, ils comprirent qu'ils nepoivaient espérer de la défendre contre la multitude des assié* géants, et se décidèrent à capituler. Jacqueline, qui avait M de vains eiforts pour vaincre cette résolution, fut obligée de • rendre, et on Tamena prisonnière à Gand,le 13 juin 14â5,tandii que -le duc de Bourgogne se faisait nommer gouverneur di Halnaut (1).

Jacqueline, après une première défaite, ne désespéra poiil de sa cause. Les populations hollandaises étaient divisées, depuis Tan 1350, en deux factions qui se haïssaient mortellement, et qui avaient été surnommées les Hoecks et les KM jaauivs, c'est à dire les Hameçons et les Morues. Informée qoi les Hameçons se montraient disposés à combattre en sa faveur, elle trompa la vigilance de ses gardes, quitta furtivement II ville de Gand en compagnie de Didier de Merwede et de quelques hommes dévoués, puis, se rendant à pied à Anvers, gagni Breda, pour se réfugier ensuite en Hollande.

Celle fuite, en procuranl la tranquillité au Hainaut, exdtt une ^^ande agitation en Flandre, où Ton redoutait d'autant plus une luUe ouverte avec les Hollandais que nos marins avaient déjà fort affaire en ce moment. En effet, dans leur partialité pour rAnglelcrre, ils avaient commis divers actes d'hostilité contre les Écossais, durant la captivité de leur roi, Jacques I", à la suite desquels on avait enlevé à la ville de Bruges l'étape des niaichandises d'Ecosse, qui avait été transférée à Middelbour^ (2). Des combats fréquents avaient eu lieu, dans rinte^ val le, entre les navires des deux nations. On s'empressa (^l^ ranger ce différend, et Jacques I" permit non seulement h

[\} Corp. Chron. l'iahdrio', l. III, pp. 388, 389.

(i) Tyllcr\s, llisiory ofScotland, t. Ili, p. 84; Andersoa, Ilistortf of com^tnt, {. I, p. 442.

sèment des anciennes relations qui existaient entre ses !t ceux du duc de Bourgogne, mais consentit en outre à ;r la perception, au profit de ce prince, d'un droit du \ denier sur les cargaisons de laines, de cuirs et de amenées d'Ecosse en Flandre (1).

lé à faire valoir ses droits, le duc Philippe ne mit guère >s à s'y préparer. Il obtint, de son cousin de Brabant, le ) ruward ou gouverneur de Hollande et de tous les es de Jacqueline (2) , rassembla une foule de navires à », se mit à la tête d'une armée réunie à la hâte, et s'empour la Zélande. Des troupes anglaises, envoyées par le Glocester, étaient déjà arrivées dans l'île de Schouwen, hërent à la rencontre du duc jusqu'à un endroit nommé ïaye, près de Brauwershaven (3).

Flamands et les Picards, ayant de l'eau jusqu'à la ceinsnaient de quitter leurs navires pour aller vers la plage, \ les archers anglais se présentèrent à eux, et les accueil- Tune grêle de traits. Les nouveaux débarqués, contraints abattre avant d'avoir mis pied à terre, commençaient à ir quelque irrésolution, lorsque le duc de Bourgogne, int sa bannière, s'élança en avant pour partager leurs s, et les animer par son exemple. Là, comme à Mons en I l'héroïque Jean de Vilain vint au secours de son maître, es prodiges de valeur. La bataille, un moment indécise, ttina par la défaite totale des soldats de Glocester, vive- K)ursuivis par les gens de Dordrecht et de Delft, qui en m grand carnage (4).

ippe de Bourgogne ne put profiter de sa victoire, car on

'ekives générales du royaume, registre aux chartes, de Lille, ann.

jeris, 6root Charterboek van HoUand, t. IV, 789.

)y. la Chronique d^Enguerrand de Monstrelet, édil. Buchon ; Bleyer,

rmvm fUndriearum, in-fol. ; Gollut, Mémoires historiques de la repu-

fÊOMiSi et des princes de la Franche-Comté de Bourgogne, Doie, 159i,

bi Chronique de Jean de Dixmude, dnns le corp. chron. Flandriœ, t. III,

te

ter ivaren vêle Ingelsche versieghen ende rele gheqnest, ende de

s die vloon ; cume bleever III* Ingelschen te llve, die in Ingeland

eerden. Voy. Kronyh van Jan van Dixmude, déjà citée, p. 38.

r. DU coMimiCi, t. ii. 6

approchait de la mauvaise saison, et Thiver s'annonçait comme devant être des plus rigoureux. Le prince ramena donc son armée en Flandre, tandis que Jacqueline de Bavière, avec son énergique activité, continuait à tenir la campagne. Elle mit bientôt le siège devant la ville de Haerlem,- dispersa les gens de guerre que Jean d'Uikerke amenait au secours de cette place, et se rendit redoutable dans tout le Kennemerland. Elle ne se retira que devant une nouvelle invasion bourguignonne, qui eut lieu en i426, et eut pour point de départ, comme la précédente, le port de TËcluse. Cette fois la duchesse subit d'assez graves échecs, et dut chercher un refuge sur les frontières de la Frise.

Les Flamands , tout en prêtant leur aide à Philippe de Bourgogne, auxquels ils accordèrent, indépendamment de divers contingents, un subside de cent mille écus d'or (1), désiraient cependant ne pas se brouiller avec les Anglais. Ils n'étaient pas sans appréhension h cet égard, car déjà les marchands belges avaient eu à se plaindre de quelques déprédations commises par des vaisseaux britanniques, montés probablement par les adhérents du duc de Glocester (2). La Hanse flamande» établie à Londres, déclinait rapidement, au grand regret des Brugeois, qui déclaraient ne plus vouloir en observer les statuts, n'ayant plus aucun intérêt à leur maintien (3). De plus, on avait pris, dans certaines localités, des mesures contre les ouvriers flamands (4).

(1) Despars, Chr. van Vlaenderen.

(2) Nous voyons, par un acte daté de Tan 1426, que le conseil anglais désapprouva ces expéditions, et les défendit strictement. Rymer, f<xdera,Ji, 361 ; Andersen, t. I, p. H%.

(3) Warnkœnig, Eisl de Flandre, trad. Gheldorf, t. Il, p. «11.

(i) Les statuts delà corporation des batteurs en cuivre deNewcastle surit Tyne, contiennent un article défendant d'employer des Flamands, qui fai- saient une concurrence trop redoutable aux ouvriers indigènes. Voy. a io- cription and historical account of NewcastU upon Tyne, par E. Mackenzie, .«

vol. Il, p. 691. Beaucoup de nos compatriotes, ne pouvant s'employer utile

ment en Angleterre, émlgr^,rent alors en France. L'un d'entre eux, Simon.^' Van der Cruyce, est cité, en 1448, comme « répareur» delà tapisserie de^ Charles d'Orléans. Nous retrouverons, plus lard, l'un de ses descendante.^ sous le nom de De la Croix, aux Gobelins.

Ce fut donc avec une satisfaction réelle qu'ils reçurent la ûouvelle du retour du duc de Bedford — qui s'était rendu en ^gleterre pour y apaiser des troubles — et de son entrevue *^^ le duc de Bourgogne, à Lille. Les deux alliés s'y étaient donné des marques réciproques de bonne amitié, et le régent ^^^ii écrit aux lieutenants du roi Henri VI, leur enjoignant ^l'cnapêcher tout envoi de troupes en Hollande.

Les partisans de Jacqueline de Bavière, vaincus et découragés, commençaient à désespérer du succès de leur cause, lorsqu'on publia une sentence du pape, qui condamnait les Prétentions de cette princesse, et lui défendait, même après le ^épas du duc de Brabant, de donner sa main au duc de Glocester. Cette dernière clause n'était point inutile, car Jean IV, Appuis longtemps malade et infirme, mourut peu de temps *prts le prononcé de ce jugement, le 17 avril 1427, laissant pour successeur son frère Philippe, comte de St-Pol.

Leduc de Bourgogne, qui conservait le gouvernement du

ïainaut et de la Hollande, fit aussitôt de grands apprêts pour

^hever la conquête de ce pays. De nouveaux navires furent

^ipés à rÉcluse, et les marins flamands, avec le secours des

8«n8 d'Amsterdam et de Haerlem, remportèrent un avantage

signalé sur Jean de Brederode, amiral de la princesse. Plus de

çiatre-vingts prisonniers furent condamnés à mort. Il ne resta

alors à Jacqueline que Schoonhove et Gouda , où elle s'était

reofermée. L'hiver approchait; les affaires de Bourgogne et de

France rappelaient le duc; il laissa son armée sous les ordres

du nmrécbal de l'Isle-Adam et de Lionel de Boumonville, et

partit pour Dijon.

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