‹ Histoire du commerce et de la marine en Belgique (volume 2)Chapitre 43 sur 74 · I-a captivité du roi des Romains, transféré au Craenenburg · texte numérisé non relu

I-a captivité du roi des Romains, transféré au Craenenburg

^ï" ordre des magistrats, ne mit point fin à la lutte. Ses lieute-

^nis continuèrent à tenir la campagne, tandis que les Bru-

R^oîs recevaient une députation gantoise, et s'adressaient aux

^^ts de Flandre pour en réclamer de promptes mesures en

^^eur du commerce.

^ «. Il est important, disaient-ils, de rappeller le plus tôt pos-

^le les marchands étrangers, et, pour atteindre ce but, il faut

^^toriser les négociants anglais à vendre à Bruges, comme

^trefois, leurs sacs de laines, et mettre en liberté ceux d'entre

^qui ont été arrêtés, prolonger la foire, créer dans tout le

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ET DE LA MARINE EN BELGIQUE. ft9

Ce prince, après avoir fait de vains efforts pour se faire ouvrir portes de Damme, arrive en effet devant Biervliet, à quelque mps de là, à bord d'une flotte hollandaise. Repoussé par les tisil)ilants, après avoir perdu trois de ses plus beaux vaisseaux, il ^e disposait à remettre à la voile, lorsqu'il apprit qu'un navire bourguignon, chargé de draps, se trouvait en panne près de l'endroit dit leste waertgaty attendant un pilote. Deux bâtiments apf^artenant à la flotte royale furent aussitôt envoyés de ce côte, ayant chacun quatre-vingts soldats à bord, pour en opérer la capture. Ils amenaient déjà leur prise, lorsqu'un marin de l'Êciluse, Guillaume de Coppelaere, les assaillit tout à coup c quelques embarcations, et leur enleva, non seulement Ts prisonniers, mais les amena eux-mêmes à l'Écluse, le août 1488.

Cet exploit excita l'émulation des habitants de Heyst et de nkenberghe, qui, unissant leurs forces à celles de leurs 'Voisins, équipèrent quelques vaisseaux au commencement d'octobre, et les envoyèrent contre l'ennemi. Leur croisière fut des plus heureuses, car ils enlevèrent aux impériaux dix navires ^liargés de vivres, ainsi qu'un grand bateau de commerce, por- ^nt des draps, de la laine et de l'étain.

tj ne circonstance imprévue permit bientôt aux Flamands de porter la guerre en Hollande. Deux mille bourgeois, commandés P^r le sire de Bréderode, se rendirent maîtres de Rotterdam et ^^ Weerden, et entrèrent en vainqueurs à Amsterdam, où ils trouvèrent un immense butin. Les chefs impériaux, informés ^^ cet échec, firent partir de Nieuport une flottille de dix bâtiments, qu'on y avait construits à grands frais, et qui amenait ^te troupes au roi des Romains. Elle se dirigeait à toutes voiles ^'^rs la Zélande, lorsque des corsaires ostendais lui donnèrent ^* chasse, l'atteignirent, et lui firent éprouver une sanglante débite.

H serait trop long de rapporter, dans tous leurs détails les afférentes phases de cette triste campagne. Pendant que les ^geois se débattaient contre la ruine, l'étranger rendait encore "Ommage à leur réputation commerciale. Un acte du Parlement ^*Écosse, en 1489, ordonna aux orfèvres de ce pays d'adopter '^règlements des maîtres fondeurs belges, et de fabriquer de

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la vaisselle d*argent de bon aloi, « ainsi qu*on le fait àBn Le gouvernement anglais, voyant le roi de France favori communes flamandes, se décida h intervenir lui-même débat, en soutenant le parti de Maximilien. Les mea; Henri VII elTrayèrent les États, qui manifestèrent enfin 1 de reprendre les négociations. Des conférences eurent château de Montels, et un traité y fut signé le 30 octobi entre les députés des deux partis.

Ce traité, dont les conditions humiliantes étaient fait perpétuer le mécontentement public, ne pouvait être loi observé. Philippe de Clèves, qui s'était fortiflé à ï refusa de s'y soumettre, et déclara qu'il ferait arrêter navires qui se rendraient k Bruges. Le commerce ne mait pas dans les bassins de la Reye. L'argent était d< rare qu'il avait subi une hausse considérable : un patari sentait, en 1489, une valeur de trois patards et demi; d'argent était estimé à quatorze patards ; un florin de à trente trois patards (1). La situation s'aggrava à un 1 que les ofiîciers du prince, dans l'espoir d'y mettre ui se crurent obligés de proposer l'aflaiblissemeut des métalliques. Les trois membres de Flandre se réuniren refuser leur consentement, mais quand on leur eut fait € que le Hainaut, la Hollande, la Zélande et beaucoup ( et de communes y accédaient, ils y donnèrent à leur t( approbation, pourvu qu'on ne diminuât la monnaie • que de moitié, et non des deux tiers comme on en projet.

Cette restriction, ainsi que le refus des Flamands d( au billon les dcus d'or de France (2), amena de nouveaux ti Les troupes étrangères, alors cantonnées à Damrae, et avait plusieurs fois réclamé le licenciement, recommen parcourir le pays. Le manque de vivres se fit bientôt Bruges, où les partisans de Philippe de Clèves repr dessus, se mirent en rapport avec les Gantois, et s effc

(1) Van Melleren, fol. VI.

{^) Il avait été stipulé que les rebelles paieraient, en écus d*or, le^ auxquelles ils avaient été condamnés.

ET DE LA MARINE EN BELGIQUE. 2tl

Dément de s'ouvrir une voie vers la mer en perçant une l'CTue vers la porte de Coolkercke, afin d'arriver à TÉcIuse par e Arieux canal. Obligés de se soumettre, après avoir lutté longcontre la Tamine, ils furent condamnés à Taire publier les lements monétaires qu'ils avaient repoussés jusqu'alors, et payer une amende de 150,000 florins. Il fallut, pour l'acquitmajorer les taxes levées sur les vins, les bières, le front, le seigle, l'avoine et les fèves, d'un escalin par livre de

Philippe de Clèves, avec l'aide des Gantois, continuait cepen-

lunt à se fortifier à l'Écluse, dont les entrepôts se transfor-

Exiaient rapidement en chantiers maritimes. Le comte de Nassau,

^ la sollicitation des Brugeois, résolut de l'en déloger, et ût

ïnarcher divers détachements vers Ardenbourg, Sainte-Anne

Ter Muyden, Heyst et Lisseweghe, tandis que plusieurs vais-

•Wux de guerre recevaient l'ordre de se porter entre Biervliet

^ l'Écluse. Dixmude fut pillée par les Gantois, et Ardenbourg

P^r les gens du sire de Ravenstein, qui arrêtèrent en outre

^ngl bateaux chargés de blés, de vins et de fruits, attendus à

^ï^uges. Le duc de Saxe arriva en ce moment avec des renforts

W^ poursuivant les projets du comte de Nassau, se présenta, le

^ juin 1492, à l'entrée du port de l'Écluse, qu'il fit bloquer par

9oaire grands navires de guerre, et une centaine d'embarca-

Wons de divers tonnages. Le sire de Beveren et le sire de

•ïelun, à la tète de troupes nombreuses, se retranchèrent à

-^dzant pour appuyer les opérations du duc. La présence de

oreilles forces, auxquelles vinrent se joindre une douzaine de

aisseaux anglais, commandés par sir Edouard Poynings»

^gagea les Gantois à demander la paix. Philippe de Clèves,

îtide suivre l'exemple de ses alliés, se mit à battre monnaie

Os la ville assiégée, et parvint à capturer, malgré la présence

ne flotte hostile, deux des navires ennemis, munis d'une

te artillerie. Ses soldats repoussaient les assaillants dans

testes sorties, lorsqu'un accident déjoua tout à coup ses

On perçut deux escalins, six gros, sur chaque mesure de froment ; un ^n, huit gros par mesure de seigle ; un escalin, quatre gros sur les fèves ; gros par mesure d^avoine.

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