CHAPITRE XVI
^^nce de Ximenès. — Charles prend le titre de roi. — Traités avec Henri VIII et François I*''. — Payement de nouvelles aides. — Voyage de Charles en Espagne. — Mort de Ximenes. — Conduite des ministres flamands. — Colonisation projetée du Yucatan par des Belges. — Diego Colomb et Barthélémy de Las Casas. — Situation politique des Pays-Bas.
— La foire d'Ostende. — Travaux publics. — Cession de Tournai à la France. — Progrès de la centralisation administrative dans nos provinces.
— Le Luxembourg au xvie siècle. — Débats avec Christiern II. — r La succession de Maximilien d'Autriche. — Rivalité de François I*' et du roi de Castille. — Élection de Charles à rempire. — Il quitte TEspagne. — Négociations avec Henri VllI. — Charles débarque en Angleterre. — Le camp du Drap d*or. — Henri VIII à Gravelines. — Réformes administratives dans les Pays-Bas. — Couronnement de Charles à Aix-la-Chapelle.
Ferdinand d'Aragon avait confié la régence deCaslilIe, durant
l*absence de son pelit-fils, à Ximenès de Cisneros, archevêque
*© Tolède. Ce prélat, qui avait conservé h la cour l'austérité de
Moeurs par laquelle il se distinguait jadis au cloître, était digne
^f remplir ces hautes fonctions. Son jugement droit et sûr,
nnflexibilité de son caractère, sa fierté lui assurait un grand
*^endant sur ses compatriotes. L'un de ses premiers actes fut
^ refuser la direction des afïiiircs à Adrien d'Utrecht, l'ancien
Précepteur de Charles, que celui-ci avait envoyé en Espagne
^n Son nom avec des pouvoirs assez étendus. Il contesta la vali-
*^^é de sa commission, et lui opposa un rescrit royal, émanant
^^ la reine Isabelle, par lequel tout étranger se trouvait exclus
de rfldministration du royaume. Ximenès était décidé cependant h faire exécuter le testament de Ferdinand le Catholique, et il le prouva bientôt en exerçant la plus grande surveillance sur le prince Ferdinand et son entourage, dont on redoutait les intrigues.
Cliarles, guidé par ses conseillers flamands, désirait prendre le titre de roi. Sa mère étant encore vivante, bien qu'une infirmité incurable la mît bors d'état de gouverner, ce vœu ne laissait \y>\^ que dëlre diflicile h satisfaire. La cour de Bruxelles y parvint on obtenant des lettres de l'empereur et du pape, par lesquelles tous doux conféraient la dignité royale au jeune prince, l'un en qualité de clicf de l'Église, le second comme chef de l'empire. Ce point réjçlé, d'activés négociations furent ^i entamées ou Franre et en Ançîleterre, car il importait à Charles, ^ 4^ avant «le se rendre ou Castille, de garantir les Pays-Bas contre une aurossion imprévue.
Henri VIFI reçut fort bien les ambassadeurs flamands, et consentit îi signer un traité de commerce avec leur maître. Oom:^^ s'applii]ua, de part et d'autre, h prévenir désormais toute coq testation entre les habitants des deux contrées, et les marclian^. dises de provenance anglaise furent exemptées de tout d^oi^^«ît de tonliou et de douane sur l'Escaut (I). Cet arrangement, qiLSL^ m servait de prêîexte aux conférences, fut suivi d'un accord quKL^ ui assura aux RoUes et aux Hollandais l'appui de TAnglelerre^^— «, s*ils se trouvaient monaoés en Tabsonee de leur souverain.
F! était moins aisé de sVniendre avec la France. François I.^ f* réolamnit. oom^ne les rois ii\\ra::on, la succession de Naples, •► et souîo!)ait les droits de la maison d'A!brel sur la Navarre, aloar ^rs oovMipoo p:n' les Espagnols. Ces causes de dissentiment pOL.^ 'tivaionî ;i:r.oîîîr i;:u^ rupîLire, d'aiî:anî pins que la cour francai^^ se ooninu^î\;:î i :^ s'v\^'.îio:er de la puissance toujours croissant -^te de !1hT ::rr do Pî.i p;v 'e Peni:, I o:i-it h craindre, dans ce ca -^■^i qiio F:;v\ ois 1^- :i'r.rp;:y;\î V^s prèîen-ions mal déguisées J^-^° pr N 0 K. \i :;:;*. i " vî ;:\:o;vv. 'r ^^:l^ de Gueldre, vers le raêtnr::^ % 'r.^<. .'.'<>;, ! •; \ < ."v ; > y ,:i^s. Ces prévisions ne furec:^^ ;\^. i ro,.' >;os. l.i' r;:. :;.:: ov.iio: à ses projets sur riialie,