RS
et recepvoir leurs charges de vin, ou autre marchandise, Jusques sur les portz et havres de la Rochelle et de Bourdeaux, et lesdictz vins et marchandises mener ez portz mentionnés par ledict affretament : » un grand négociant de Paris, Philippe Boursier, « pour lui et autres ses consors, » ayant des expéditions de vin de Guienne à faire « à l'ung des portz de Londres ou de
Anthone, en Angleterre, » proposa à Simonetti de lui
abandonner, moyennant indemnité, le louage des bâtiments affrétés par ce dernier, et ils tombèrent d'accord !. Nous n'avons point parlé des banquiers français établis à Bordeaux; il est cependant certain qu'il y en avait, mais ils étaient peu nombreux. Du moins nous n'avons trouvé mention que de Nicolas Riche et de Robert le Maistre, dans des actes de Douzeau, des 4 juin et 9 décembre 1518, des 10, 19 juin, 7 septembre et 24 octobre 1519, et du 11 septembre 1547. Un autre acte, du 26 avril 1557, nous révèle l'existence de feu M° Léonard de Comitibus, en son vivant banquier; mais sûrement il y avait encore là un Italien nommé de Conti.
1 Minutes de Douzeau, 28 décembre 1543. — Dans un registre antérieur, dont nous avons eu connaissance seulement après l'impression de ce qui précède, nous avons trouvé un autre Italien, Giovanni de Soldato, représentant de Pietro Touaïilla, absent, vendant des barriques et achetant du seigle pour celui-ci, puis recevant une reconnaissance de 8 francs bordelais « pour rayson de la vendicion de huyt aunes de drap pers, marché faict avec ledit de Soldato à ung franc pour aulne. » (1bid., 19 mars 1516, 18 mars, 25 mai, 2 juin et 27 août 1547.)