‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 47 sur 141 · COMMERCE DE POISSON SALÉ, PÊCHE DE LA MORUE ET DE LA BALEINE · texte numérisé non relu

COMMERCE DE POISSON SALÉ, PÊCHE DE LA MORUE ET DE LA BALEINE

Part cousidérable prise par les négociants de Bordeaux à la pêche de la morue; contrats à la grosse entre les plus notables d'entre eux dans la seconde moibié du xvi* siècle. — Deux garçons barbiers empruntent à la grosse pour faire le voyage de Terre-Xeuve. — Découvertes en Amérique opérées grâce aux capitaux des Bordelais ; le projet de la reprise de la Floride conçu ct préparé à Bordeaux. -— Progrès de la pêche de la morue ; nom de Chapeau-Rouge donné à l’une des pêcheries. — Navires de Bordeaux armés pour le voyage de Terre-Neuve. — Vente d'aloses de Saintonge à un bourgeois de Bordeaux ; étrangers qui approvisionnaient cette place de poisson salé; visiteurs de cette denrée ; manuscrit du Musée britannique relatif à Terre-Neuve et aux pêches des Français. — Intérêt que porte Colbert aux marchands de Bordeaux en perte par la pêche de la morue. — Mémoires adressés à la Chambre de commerce au sujet de cette pêche. — Pétitions de plusieurs négociants concernant le commerce de cette salaison. — De Bordeaux, le commerce de la saline s'étend jusqu'en Auvergne. — Achats à Bordeaux d'huile de baleine. — Pétitions concernant des importations de fanons de baleine. — Le saumon de Danemark succède, sur notre marché, à celui d'Écosse. — Articles du Mémoire de 1750 consacrés au commerce de la morue à cette époque. — Gapitaux bordelais engagés dans les armements de pêche des Basques et des Malouins. — Monopole attribué aux marchands de poisson salé par les statuts de Bordeaux ; courte durée des maisons de commerce de cette place. — Des négociants anoblis restent fidèles à leur profession.

Le commerce du poisson salé forme un élément si considérable de l’histoire que nous avons entrepris de retracer, que l'on ne saurait nous blâmer d'y revenir, même en remontant plus haut que le point où nous nous sommes arrêté.

Après le milieu du xvi siècle, on voit à chaque instant les négociants de Bordeaux prendre part à la pêche de la morue sur le banc de Terre-Neuve, non directement, mais par leurs capitaux. Les marins et les armateurs étaient généralement des Basques et appartenaient au port de Saint-Jean-de-Luz. Le 28 mars 1561, Jacques Pichon prête à Johanis de Harapsu, l'un d'eux,

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