‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 3)Chapitre 49 sur 141 · MORUE SÈCHE · texte numérisé non relu

MORUE SÈCHE

« Il se fait à Bordeaux une grande consommation de morue sèche, qui provient des pêches faites par les armateurs de Saint-Malo et de Saint-Jean-de-Luz. Cette pêche se fait sur les bancs de Terre-Neuve ou à l’isle Royale?. Les vaisseaux qui en viennent arrivent ordinairement dans ce port depuis la fin du mois de novembre jusqu'à celle de janvier.

« Bordeaux en reçoit non-seulement pour sa consommation, mais même pour celle des provinces du Languedoc, du Limousin, du Quercy et de plusieurs autres lieux.

« Il en vient ordinairement 30,000 quintaux, à 16 livres le quintal, cy : 480,000 livres.

droits, pour l'avantage réciproque de ce commerce, et que, sur les éclaircissemens qu'on pourra tirer par cette entremise, il sera pris ensuite telle résolution qu'il sera jugé à propos. »

1 Voyez, dans le registre A des délibérations de la Chambre de commerce, p. 479, à la date du 19 octobre 1713, une plainte concernant une exaction de droits extraordinaires sur les harengs.

2 Le rédacteur du Mémoire aurait pu ajouter le Canada. Dix ans plus tard, les négociants de Saint-Jean-de-Luz demandaient que les morues provenant de la pêche opérée dans ces parages fussent exemptes, à Bordeaux, du droit d'entrée. (Registre du Conseil de commerce F. 12. 88, p. 137, 138; séance du 18 mai 1741.) |

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