‹ Histoire du commerce et de la navigation a Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 5)Chapitre 31 sur 126 · T 1)1- LA NAV1(;AT10N a lîOHDKAUX. 'My · texte numérisé non relu

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rence de contradiction. Les Bordelais, nous l'avons déjà dit, n'armaient pas de bâtiments pour Terre-Neuve; ils engageaient seulement leurs capitaux dans ces entreprises, aussi bien que dans les armements qui avaient pour objet la pêche de la baleine'.

Les retours des chargements de morue sèche se faisaient à Bordeaux, aussi bien qu'à Nantes, en Espagne et en Portugal^, quelquefois en échange du sel qui nous en venait''. A l'arrivée d'une cargaison de ce genre dans notre port, les marchands qui faisaient ce commerce se la partageaient, conformément au statut, et, autorisés par un statut spécial, ils ne souffraient pas que la marchandise leur échappât pour aller .sur un autre marché. « La raison et le motif des règlemens, disait l'un d'eux dans une sonmiation relative à une partie de morue de 160 quintaux vendue à des marchands toulousains, est qu'il faut que la ville soit pourveue, et qu'il est juste que les marchands d'icelle qui en supportent les charges, soient préférés à des estrangers ^. »

Ces marchands, dénommés dans une sommation semblable, du 28 octobre 1713, dépassaient le nombre de

' « Il est rare, dil Savary, que les uiarcliands do Bordeaux ayent des vaisseaux en propre pour la pèche de la baleine; mais il y en a beaucoup qui s'intéressent dans les arniemens qui se font pour cela a Rayonne, Saint-Jean (le-Luz et Saint-Malo. » {Dictionnaire iinirersel de commerce, édit. de 1748, t. I, p. il, col. 1.)

- Le neuf, Du Commerce de Nantes, p. 120. Cf. p. 10.'i.

■• Parmi les minutes de Cochet, on trouve, à la date du 25 décembre 1520 un acte de vente de quatre-vingt-douze pipes de sel de Portugal, « quictes de xxj pipes pour xx, » moyennant la somme de ()')2 livres et demie tournois, par Pierre Royer, maichand de la Rochelle, a Maihurin Hdndeau. marchand de la paroisse Saint-Michel.

' .Minutes de MicheUcI, 17 février 1711.

;}.')2 iiisToiHE nu coMMi-uci:

vingt et un '. En comparant la liste donnée }3ar le notaire iMichellet avec celle de V Annuaire fjénéral du commerce et de l'industrie de la ville de Bordeaux, et en voyant combien peu de ces noms y figurent, on arrive à cette conclusion que les maisons, sur notre place, n'avaient pas une longue durée, et que lorsqu'elles faisaient fortune, ceux qui en héritaient s'empressaient d'échapper aux affaires et tentaient de monter dans une sphère réputée supérieure, bien qu'on puisse citer l'exemple de notables commerçants, anoblis pour avoir exercé des charges publiques, qui restaient fidèles à leur profession première'^.

' Lorens Doiinet, Antoine Géraïul, Glomens Duvergier, Durand Domcrq, Etienne Faget, Antoine Brousse, Jacques Terrier, Jean Vidal, Dominique Bonnet, Jean Allaux, Benoit Bonnefoux, Pierre Azinion, Antoine Delrijjail, Jean Duprat, Jean Momnioreau, Pierre Deyraut, Jacques Despouis, Jean Cauley, les demoiselles Noguès et Queyrac, les sieurs Vergés et Delpecli.

- Parmi les minutes de Banchereau, on trouve, a la date du 10 mars 17:28, un acte par lequel messire Duran Doumerc, conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France, demeurant a Bordeaux, rue de la Rousselle, reconnaît devoir aux sieurs Philippe Fernaiulès et liis, négociants, rue Bouliaut, la somme de 7,999 livres 18 sous, pour prêt ii la grosse sur la Nouvelle-Galàre, de Bordeaux, du port de 200 tonneaux, ou environ, en partance pour la Martinique, avec la faculté de pouvoir aller a Saint-Doniingne.

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