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à la date du 16 décembre 1596. À vellement du bail à ferme des imp 0 pastel fut remis à 20 sous par balle à Bordeaux et autant à Blaye, La jurade ét DES donna TO de Brach, s'il eût été appelé dans le sein du pour y donner son avis, n'aurait pas manqué en ce sens; car il pensait que l'abaissement des dro armènerait une augmentation de recelle, vu qu'en rais
1 Reg, de l'audience de la chambre de justice en 4582 (Bibl. de la ville de Bordeaux), 35 et 28 mars, folios 05 verso et 200 verso. — Le procès, qui pré sentait une intéressante question dé responsabilité du maltre par rapport à sou prépost, était « entre donas Moustan, Anglais, soy-lisant appellant ile la sem | tencé donnée par les juges consulte de La bouréé commune des marchands, es tabliz par le roy en ceste ville de Honleaux, et Odoard Quinstun, inthimé, d'autre, »
# Minutes d'Adenet, 38 juin 4549, — Parmi celles d'un notaire plus ancien, Arnaudéau, 56 Wéuré un contrat d'afrétement, dressé par Jean Rousseau, le | 19 octobre 1500, d'uné éaravelle de Penmark, par un marchand d'Orwell, pour charger dit vin et ceni vingt balles de pastel.
ET DE LA NAVIGATION À NONDEAUX. 307 de l'élévation de ces droils, il ne déscendait pas de pastel à Bordeaux, À ce propos, il nous apprend que le droit de Royan, déjà mentionné ici plus d'une fois, n'existait plus, et qu'à partir de son extinction, on avait demandé celle de la ferme des impositions des rivières 1.
Ce n'était pas, au reste, la première fois qu'Henri IV avait eu à réglementer les droits sur le pastel. N'étant encore que roi de Navarre, il avait arrèté un tarif d'après lequel chaque balle de cette denrée avait à payer au Mas de Verdun, ou à Montauban, si elle passait par le Tarn, un écu, à Caumont 20 sous, et à Sainte-Bazeille également un écu, en tout 7 livres pour.chaque balle? ; mais à peine sortie de cette localité, la marchandise devait encore acquitter un nouveau péage à Gaston de Ségur ou à tous autres commis à la garde de la place de Meilhan. Le parlement de Bordeaux, faisant droit à une requête présentée par le procureur général et le syndie des marchands fréquentant les rivières du pays et duché de Guienne, déchargea ces derniers de l'obligation de payer deux fois, «en passant et descendant les marchandises par la rivière de Garonne 5. »
Arch hist, du dépért, dé la Gironde, 1.41, ne cut, p. 476,177, 185.
2 bi. p. 158. Lettre dutée de Montauban, Le 20 décembre 1585, — Les Ar ehives dé la Ghambre des comptes de Nérac, conservées parmi celles du département des Busses-Pyrènées, regorgent, pour 1573-1385, de documents relatifs au pastel qui déscendait du haut pays à Bordeaux. Voyez B. 2305 (Etat de lu recelte du pastel passant sur la Garonne, de la Réole à Tonneins), 2045 (Copie du rôle.du péage du pastel passant sur la Garonne, dress par Pierre Moreau, socrétaire du roi de Navarre Hénri I), 246 (Etat des receltés et dépenses faites par François Pinolle, receveur de l'impôt sur le pastel descendant de la Garonne; ordonnances d'Henri HE à cé sujet), 2739 (Recette des droits sur le pastel transporté sur la Guronne), vlc.
? Registres du parlement de Bordeaux, B. 4, 25 décombre 1588, — Les Archives du département des Basses-Prrènées renferment également bon nombre
la Garonne à Meilhan, Caumont ct Monheurt, rendu pur Adrien
(Ordonnance d'Henri dé la Tour, vicomte de Turenne,
Guicane, Fotiliré AL ain ion den Brolt-de natigaiien eue 1e! û
Cf. 3087), 1369 (Contrôle du même péage, pour 1300), ele. — Les
iles Rasses-Pynénées renferment encore une mullitude de doouments
nant le commerce du pastel, nolamment des autorisations accordées par Ca=
thérine, princesse de Navarre, puis par Caumont ki Force, lieutenant-général,
aus marchands dé Béarn et de Bigorre, pour mettre en circulation les balles de
pastel. Voyez B. #MS, 24, 3027, 5037, 3047, 20, 3008, HA, F1FD, FAR,
1 Chimie appliquée à l'agriculture, 2 édilion. Paris, 1829, in-8e,ch, xx, art. 111,
LU pe 282,285. — La famille Beruni, établie à Toulouse ,
et cossu, on disait qu'il était bien guédé, c'est-à-dire semblable à quelque marchand de guède ou pastel !.
Henri IV, qui prévoyait le dépérissement de la principale branche de l'agriculture dé la Gascogne, voulut-arrêter le mal dans son germe, et, par un édit de 1609, il prononça la peine de mort contre tous ceux qui emploieraient cette « drogue fausse et peruicieuse appelée énde. » Cette sévérité fut adoptée par les gouvernements de Hollande, d'Allemagne et d'Angleterre, quoiqu'ils n'y eussent pas le même intérêt; mais la loi ne fut maintenue que dans le dernier de ces royaumes ?,
Le commerce extérieur du pastel subsistait encore au xvié siècle. I suffit de citer un édit du roi du mois de
parait, conservé des ramifications en Espagne, Parmi les minutes de Douzeau, on trouve, à la date” du 22 juin 1547, un envoi de blé pour Santander et Saint- Sébastien, à délivrer à sire Diego de Beruny, dans la première de ces villes ; et, sous le 22 mai 4851, une vente de pastel au même, qualifié de cornégidor de Burgos. Cf. 27, 50 mai, 45 juin, 4er, 2, %8 juillet, ete., ule, — G. de la Faille, qui signale l'origine espagnole de Jean de Beruni, qu'il appelle Bernut, dit que c'était un gros marchand, qui avait déja amassé de si grandes richesses, qu'elles passèrent en proverbe. (Annales de la ville de Toulouse, ete. Toulouse, m.occ,, in-folio, part. 11, ann, 1538, 4530, p. 113.)
1 Variétés historiques et littéraires, À. WE, p. 414, en note, — M, Fournier elle Savary, Dictionnaire universel de commerce, aux mots Coctigne et Pastel, comme si cette étymologie était due à l'inspecteur général des manufactures sous Louis XVT. Mais est-elle bien fondée? Un drap guédé élait un drap qui avait été teint dans un bain de guède et dont la couleur, par suite de ectte opération, acquérait plus de consistance. « Îl est necessaire, dit Alba, que tous les draps d'une aune, une aune et un tiers, et une aune et demy façon d'Espagne, d'Hollande, d'Angleterre, draps de Sapte, d'Elbœaf, de Roñen, Sedan el autres sortes de draps de parcille ou semblable fabrique, bonté et largeur, qui excedéront le prix dé douze livres l'aune, soient guesdés comme un aldèguo et garance, en suite de la meilleure sorte, » (fnstruction generale pair la teinture des lainés, %e partie, n° acxxvint, p. 56.) — « Les draps du Sccau, de Berry, de Sigovic, de Roûcn, Sedan, ralines fines de toutes façons, serges dé Sigovie ét de Limestré.… doivent estre gnésdées. » ([bid., n° CLXxIx.)
* Chaplat, Chimie appliquée à l'agrleutture, À. M, p. 284.
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nd au début cms eat ne compos ‘drap noir, nous terminerons par un
Fe si bris Hotte RU tinctorum. Comme le pastel, la garance de tout temps, en France, l'objet d'u commerce assez considérables, Une el parle des marchands qui venaient d'ou ter du vin, du miel où de la garance comptait parmi ses revenus le produit des sur cette denrée#. L'abbé Suger, dans le tr composé sur son administration, fait mention di de cette racinef; et nous croyons voir avec M, Li Delisle une mention de la garance dans la dation de l'abbaye du Tréport. Cette pate |
2 Edicts, déclarations, arrests et transaction, portant roglemens des droicts deuba ei attribués sx cnrrtiers royaux de Dourdeaux, 1e., p. D2.
Y lbid., p. 60.
*Doublet, Histoire dé l'abbaye de S. Denys en France, p. 656, cité dans le Glossaire de du Cange, au mot Garuntie, 1, 14, p. 470, col. 2, Cf, p. 476, col, 5.
+ Doublet, p. 088, cilé duns le même glassaire.
5 Historir Francarsm Serintores, ed. And, et Fr. Duchesne, 1, IV, p.332, 1 13,
ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 341 l'objet d'une mention très-expresse dans un traité conclu en 1122, à l'occasion des dimes de Trun, Au xur siècle, on récoltait de la garance à Brionne, et, au suivant, il s'en faisait un notable commerce à Caen et à Rouen‘, Enfin, en 1375, le prieur et l'infirmier de Saint-Denis transigèrent au sujet de la dime de la garance. Olivier de Serres traite tout au long de la culture de cette rubiacée : « La garence, dit-il, pour sa facilité croist bonne en plusieurs endroits; mais la meilleure vient de Flandre comme de son propre terroir, où elle se plaist par sus tout autre. » Après avoir donné des préceptes sur la culture et la manipulation de la plante, il ajoute : « La garence, ainsi préparée, sert à taindre les draps de laine en orangé, se ploye aussi en rouge, et, adjoustée au pastel, faiet le plus beau noir et plus durable de tous autres ?, »
La garance la plus recherchée était done, avant l'arrivée en France de Jean Althen”, celle de Flandre, et c'est de là que venait à Bordeaux la petite quantité employée par les lemturiers bordelais, où expédiée plus loin par le commerce de cette place. Au milieu d'une multitude innombrable d'actes relatifs à des envois de guède dans toutes les directions, on rencontre parmi les minutes de Douzeau, à la date du 23 mars 1533, la trace d'une expédition de deux pipes de garance à Rouen; à la date du 11 août 1547, la mention d’un chargement, sur le couralin d'un batelier de Toulouse, de douze balles de
‘Études sur la condition de la classe agricole et l'état de l'agriculture en Normandie, ele., p, 532,
2 Thédire de l'agriculture. Paris, Huzard, 4804, ind, 1, 11, p, 429, 430.
Voyez Noies sur Jean Althen, lt culture ef Le commerce de la garance, Avignon, typographie de Dannet fils, sans date, in-8e, 32 pages.
3 Coriaria myrtifolia, L. Ces larisimmn un re par Magnol et Gonan, (Boteniewun Monspeliense, ele. Monspéli, M. 60, in&, p. 222. — Hortus regus Monspeliensis, ele. a CT ln-8e, p. 508.) Latérrade, qui l'appelle rebout, le signale dans deux endroits du département de la Gironde, à Bouliac et à Monsègur. (Flore Hérdelaise, ele, © Bordeaux, 1446, in-13, p, 414, n° 40.) — Du Haillon, auquel le PL le Long httribue le Discours swr les cœses de l'extresme cherté qui est aujourd'huy en France, place au name dés dénrées qui nous venaient de l'étranger, eë qu'il appelle Le fistel; où M. Edouard Fournier nous apprend, dans une nole dé ses Variétés historiques et littéraires, 1. VAL, p, 186, sûrement d'après lé” Motion-
moins dans les fanneries de Bordeaux, le rôle du tan, quoique cette Gcorce n’y fût pas inconnue‘, Le redon venait généralement du haut pays. Le 25 avril 1548, le notaire Gendrault passe un acte portant vente de quarante quintaux de redon par Guilhem Claverie, de Casseneuil, à un habitant de Bordeaux; le 12 juin suivant, un autre Agenais du même endroit vend « tout le redon qu'il fera de son ereu la presente année, bon, marchant et couppé bien ainsi que s'appartient, » au prix de 37 sous tournois le quintal, rendu à Bordeaux ; et, le 3 août, le même acquéreur fait encore emplette de cinquante quintaux de la mème plante provenant du lieu de Cayac, au prix de 40 sous le quintal.
N'ayant pas trouvé de trace d'exportation du redon, nous sommes fondé à croire que la consommation de cet article était limitée à l'industrie locale. Nous avons déjà dit un mot de celle-ci; une pièce récemment publiée?
naire de Trévoux, que le fusiet (rhms coténus, L.) est un arbre qui croit en Provence et en Languedoc, et dont la radine et l'écorce servent pour la Leinture, tandis que les feuilles sont employées par les corroyeurs. À la bonne heure; mais le fustel estil la même chose que le redon, et comment tigure-t-11 parmi des wrticles d'importation? Voyez, au reste, Saint-Amant, Flore age maise, cle, (Agen, Mpccc xx, Ân-8°), p. 419, 420 Lagrèze-Fossat, Flore de Tarn-et-Garonne, ete. Montauban, 1847, in-&), p, 72; et Chartes de Delleval, Nomenclateur botanique languedacien (Montpellier, 1840, in-12), p. 406, 407. Label et Nissole ont donné Ja figure des plantes dont il ést ici question, Le pre mice dans son Séérpéum Adversaria nara, ete., p. M2; le second dans l'Histoire de FAcudémie royale des Sciences, année 1714, pl, 12, p. 5%,
1 Voyez, parmi les minutes de Gendrault, à la date du 44 février 1545, une vonté de six eus de tan par un maltre cordonnier de Langon, à un marchand de Bordeaux, à raison de 40 deniers le cabas rendu sur le port de Bazas: et, sous le 2 février 1548, une nouvelle von jours par un hubitant de Lungon, de quinze os de tan à un marchand et ta r de Bordeaux,
2 Acte de Gendrault, en date du 19 mai 1548, publié dans lé Courrier de la Giomde, n° dun 4e décembre 1865, — Les minutes de Donzeau renfrrment
de ces d'enpertali un D ve En effet, au milieu du xvuf siècle, notre tributaire pour cet article et le faisait ne nous apportait pas moins de 1
sous Je 4 juin 155, un acte relatif à une autre « maison prez le Palays-Galienne et sur cteours de la fon \udeg # Minutes de Gendrault, 5, 18 ét mars 1583 (5 actes ); 29 À lie clxv verso, Voyez encôre au D août, folio eclif. verso. — vu méntionner la laine des landes, p. 292. Dans un acte dé Dons du 15 décembre 4591, il est question de « certaines balles de laine et de cherre, » comptant pour environ six lonnéaux , changés pour Jean dé Sainte-Marie eLun aûtre mareland de Bordeaux. # Minutes de Gendrault, 25 août 1548, Folio cexxilij verso. Pierre Martineau, buurgeoïs parcheminier de Bérdeaux, afferme el acense, à l'un de ses Cône frères, dés peaux dé moutons marins, à 38 sous tournois la douzaine. — Dans » un autre registre, honnête femme Marguerite Grelluud vend à Guillaume dé | Labon, beguetier de la paroisse Saint-Michel, « hojct dozenes et demye de
peaux de mothon blanches et rouges, marché faiet 4 neuf franes bondelüis, +
(Minutes de Brunct, 25 avril 1533.) .
® Diary of Samuel Pepys, ete. St Sept. 1007: svt. edit. London, 1454, in,
vol. TE, p. 245.