COMMERCE DE BORDEAUX AVEC L'ANGLETENNE AU MILIEU DU XVI® SIÈCLE
Avalyse d'un registre de la comtablie de Hall. — Dénombrement des navires qui s'y trou vent Huserits, ot de leurs capitaines. — Difürents ports sxcyuels ils appartiennent. — Individus considérables el corporations mentionnés dans ce rogistre; priviléges des dignitaires des églises do Bordeaux pour lours vins. — Anglais et nutros étrangers noms dans lo tême registre. — Bourgeois de diverses professions dont I y cat fait mention, — Médac— Lion en gascon dé ce document ; explication de cette partientarité. — Progrès de la vitieulture en Guienne au milieu du xv* siècle. — Payements on nature par les communautés ruligieuses ; contrat ontre les frères préchours de Bordeanx ot un menuisier-souipteur.
Au milieu des calamités de la guerre de Gent ans, les rapports commerciaux entre les deux puissances belligérantes montrent une activité bien: faite pour étonner !. Pour se rendre compte du principal commerce de Bordeaux avec l'Angleterre au milieu du xv° siècle, il n'y a rien de mieux à faire que d'éludier un manuscrit analogue aux deux plus anciens que nous avons déjà examinés : c'est un registre de la douane de Hull, qui renferme le détail de tous les vins de Gascogne arrivés dans le port à partir du mois de septembre 1444*°,
4 Après nne captivité de vingt-cinq ans en Angletèrre, le duc d'Orléans était convenu de payer 400,000 nokles pour sa rançon, 1 commença par en verser 40,000, qui lui avaient été avancés par des marchands florentins établis à Londres. Pour le reste, il espérait le trouver dans la bourse dé ses vassiux, et, dans ee but, il sollicita et il obtint des licences au moyen desquelles nombre d'entre oux purent importer dans les possessions anglaises du vin, du fer, du sel, des toiles et d'autres articles, (Rymer, Fœderu, vol. X, p. 777, 783, 812 826. — Macpherson, Annals of Commerce, vol. 1, p. 658.)
2 Nous avons ci-dessus consacré un chapitre entier au commerce entre Hull ebBordeaux, principalement pendant la période anglaise. Au xoi siècle, le
tonneaux une pipe à Monyn Je tonneaux une pipe huit sonne
Johan Buscat, ei deux A Ces navires appartenaient à divers
gardé-nole dés Archives dé la Gironde fourmillé d'actes n tions de vins pour le port anglais. Voyez notamment les n aux 16 oct, 1546; 25, 25, 38 et 29 avril 1547, aux 25 et 28 mai de In mème année; celles de Gendrault, au 9 mai 4548, foliu 1 Les Canteloup étaient seigneurs de Camarsaë (canton de | Fachat de ce domaine par Monot de Canteloup à Brunet d'Ail A1-44 Hen, IV, m. 18, Cf. 7-8 Hen. IV, m. 8), et possédaient de Voyez D, Devienne, Hist. de la ville de Bordeeux, part, 3, lv. 11 On conserve au musée Britannique une pétition du même qui se dit écuyer et propriétaire, avee ses dénx frères, d'un Camarsae; il demande au roi d'Angleterre d'empêcher le de Bordeaux de mettre, comme ils én avaient le projet, Le léau, sur léquel ils prétendaient avoir des droits. (Ms. Gotton Fax, folio 2 recto, art, 31.)
Saubade de Bayonne viennent la Catheline du Fau et lv Anthony du Fou, c'est-à-dire du Faou en Bretagne; la Jagmes, la Marie, la Saint-Johan, la Kathelin, de Bayonne, capitaine Saubat de Ghalat, qui, deux ans auparavant, avait amené l’évêque Beckington à Bordeaux !; la Juliana de Landernau; la Marie, la Anthony de Londres; la Trinité, la Marie de Courtenay; la Marie de Swansea; la Kathelyn de Plymouth; la George de Dartmouth; la Marie de Hull; la Marie de Rouen; la Maria Kamyk, dont le port d'attache n'est pas indiqué.
Au folio 12 recto, le même écrivain enregistre comme entrés en douane, le 29 octobre et le 18 novembre de la même année, huit navires de Londres et un de Portsmouth, sept de Dartmouth, la Maria de Bayonne, la Jorge Payntone, sans désignation de port, mais dont le maitre, Jean Ligier, portait un nom bien connu à Bordeaux comme au Théâtre-Français; deux bâtiments de Weymouth; la Seint-Yves de Dyerna; la Petre d'Exeter ; la Trynytat de Winchelsea; la Jorge de la Poula, dont rien n'indique le pays; deux navires de Hull: la Maria Careau, commandée par Thomas Colber; la Trynitat de Berkeley; six bâtiments de Bristol; la Martynet Tabbet, dont le port d'attache n'est point indiqué; la Trynytat de Chepyscolle, c'est-à-dire, sans doute, de Chepstow, dans le comté de Monmouth; un navire de Newcastle, un autre de Wanford et un dernier de Southampton.
Au folio 8 verso, sont enregistrés, comme entrés en douane le 13 décembre de la même année 1444, des navires de Milford, de Tenby, de Saint-Sébastien, de
VA Journal by one af the Suite of Thomas Feckimgton, te, fi. 10
la Marya Custelle. Enfin, au folio 91 re la liste des navires qui se sont acquittés : 1 Saint-Malo, la Christoffle de Panssantz, de de Falmouth, deux de Hull, un de Teignmi autre de Bedford; la Nostre- Dame de Lotudi; | de Sent-Julyan de Landernau; la Marya Lyswer; Berthylyme du Fau, d'est-à-dire du Faou; la Katheline de Penmare; la Nostre-Dame de W!
c'est-à-dire sans doute d'Oucssant.
Parmi les individus et les corporations nommés € ayant chargé des vins sur un ou plusieurs des navires de cette flotte, on trouve le scigneur de Rauzan, qui est
aussi nommé dans le Journal du serviteur de Beckington‘; « monseigneur le captau, » c'est-à-dire le captal de Buch, lequel figure également dans le même journal ?; messeigneurs de Gloucester et d'Exeter, l'archevêque de Bordeaux et l'évêque de Bazas, les chapitres de Saint- André et de Saint-Seurin, et plusieurs dignitaires de ces églises de Bordeaux, auxquels les rois d'Angleterre avaient accordé, pour leurs vins, des priviléges considérables 5;