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2 p.25, 98, 37,58, &5, — Ce captal de Buch était Gaston de Foix, frère de Jeun, comte de Foix. 11 fut créé comte de Longueville par Henry V, comte de Benauges ot chevalier dé la Jarretière par Henry VI, pendant que Jean, qui avoit embrassé le service de la France, était lieutenant-général du roi en Languedoc et én Guienne en deçà de la Dordogne. En cette qualité, Jean confirma, le 96 juillet 1425, une ordonnance dé Ja comtesse dé Foix, sa mère, qui autorisait les partisans des Anglais à circuler, séjourner et trafiquer en ses terres de Béarn, Marsan, Gavardan et Capdessus, (Ms. lat, de la Bibl. imp, n° 9154, folio Lvj recto.) — Le éaplal, en vue dé couvrir sa seigneurie el Je Médoc, avait éleri et fortifié une bastide sur le bord de la Leyre, en un lieu appelé La Mota de Buch; mais le nouvel établissement était éloigné des autres centres de population, le marché le plus rapproché se trouvant à une distance de huit milles, ce qui mettait les habitants dans l'impossibilité d'acheter ou de vendre, Henry VI institua en cé lieu un marché hebdomadaire et deux foires par an. Les lettres patentes sont du 44 août 1435, onzième année du règne de ce monarque, ({bid,, folio Hijrx recto,)
3 On trouve parmi les Rôles gascons (47 Ed, E, part, 1, m, 10), et M. Champollion a publié, dans ses Lettres de rois, ete, t. 1, p. 500-362, des létires d'Edward der, en date de 1289, par lesquelles ce prince exempte de la grande coutume de Bordeaux lous les vins des doyens, chanoines , prébendés , chapelains, cleres et portiers laïs au service de Saint-Sourin, privilèges successive ment eonfrmés en 1380, 1415 et 1422. (or. Vase., 4 Rice. IE, m, 41; 44 Ric, IE, an 42; 2 Hen, V,gn. 5; 1 Hen. VI, m. 8.) — La mème année 1389, Edward {er exemptait de toute coutume, execpté de celle de Royan, les vins du prieuré des Templiers de Säint-Julien, venus dans La banlieue de Bordeaux (or. Vase., 47 Ed. 1, p. 2, mm, 7. — Arch. hist. du départ. de la Gironde, LIT, re cxur, p.195, 154. Cf. Not. Vasc., 40 Hén. V,m. 4 et 195 { en. VI, m. 5); et, plus lard, il favorisait de même le prieur et les religieux du couvent des Augustins de Bordeaux, leur permettant de recevoir en franchise les vins ou autres denrées qu'ils pourraient faire amener en ville pour leur consomma-
aal, aie Je partonsage auque 1 drame 2e n de que le fidèle et bien-aimé chevalier Bertrandus de
de Laygorrano, prèsenté dans un mandement à l'arc
de Bordeaux comme ayant demandé au n Lnié
tenu à son oncle Bérard d'Albret, chevalier (| £ dans les registres du parlement de Bordeaux, à lu dite du 2 les actes de reprise des quatrième, septième, huitième « d'Edward 1V, Pétronille Monnferant, veuve de Bertram, oure oralrice and Irue bedewoman, est assurée de la p LT de Ù et de Bncks. (of. parliament., vol. V, p. 42, col, 9, p. p.77, col. 2.) 1 Voyez sur ce nom d'Arostanh, les Variétés bardelaisés, L IV, le retrouve dans les Coutunres du parlement de Guienne, publiées ] Larmothe, t, 1, p.81, 400.
Ce nom se retrouve à chaque instant dans les anciens
ment de Bordeaux et duns le garde-note des Archives dépe Gironde. Nous ne cilerons que « Me Anthoine de Loupes, escuyer, e Prade en Medone, » mentionné, à la date du 7 décembre 4568, dans celui des actes notariés de Martin Arfeulhe, qui en renferme un faires privées de l'auteur des Essais. (12 juin 4500.)
2 Voir sur cèlte famille, aussi bien que sur celles de Colomb, du & Galhau, qui le disputaient en richesse et en influence aux Moncdey, la Ghrenique bourdeloïse, p. M, ann. 1230; les Varilés bordéloises, +. UN, p. 407, note 3,1, IV, p. 38-60, 68; le Bulletin polymathique, année 4843: et le Compte |
Lopsaute!, messeigneurs Thomas de Santadas, Pey du Prat, Johan de Castetnau, Pey de Baudenc, et un grand nombre d'autres chevaliers, le connétable, le maire?, Johan Excetre le héraut, Bernard de Gos, vraisemblablement de la famille du pape Clément V3, À ces noms se trouvent mèlés ceux d'une multitude de bourgeois de toutes les professions, tels que Guilhem Fau, notaire; « mestre Colin le sabatey, s c'est-à-dire le savetier, ou plutôt le eordonnier; Robert Bertran, maçon; Cronhon, sacquier; Lucas, forgeron; Arnaut Brun, charpentier; « Gensseta, pastissyera; » Saubat, teinturier; et Bernard de Garos, qui est si souvent nommé dans le Journal du serviteur de l'évêque Beckington #, et qu'un acte
vendu des travaux de La Commission des monuments ef documents historiques. die la Gironde, cie. Paris, 1855, In-8e, p. 27, 28. — On voit figurer un Mondot dé Blanchan, écuyer, sieur dé Monaley, dans un acte de Douseau, du 5 nôvembne 1532,
1 Voyez, sur le nom de Lopsault, qui était celui d'une église du Médoc, les Varidtés bordeloises, t. M, p. 134450. — [1 est à éroire que cette famille a fourni un maire à la Rochelle au milieu du x siècle et un autre au commencement du xrve; du moins on trouvé un siré Raymond et un sire Pierre de Loupsault dans la listé qu'a donnée Areère. (Histoire de la ville de la Rochélle, ete, À. HE, p. 526,527.)
2 Ce maire de Bordeaux était Gadifer Shorthose, qualifié d'écuyer dans le rüle gascon des années 9 et 10 de Henry VI, m. 15, Plus tard, on le trouve appelé Godifer Shurtoise, miles, dans l'ordonnance de sa nomination (Ro, Vase, 11 et 42 Hen. VI, m. 15), et Gadifer Chartayse dans un autre acte. (bid., 24 Hen. VI, m. 8. Cf. 49 Hen, VI, m. 11; 25 Men, VI, m, 14.) 1 avait succédé à John Hollind en 1452, et fut lui-même remplacé par Henry Redford en LEZ, après que Bordeaux, ayant eapitulé et fait sa soumission à Charles VII, fut reves à l'obéissanee du roi d'Angleterre.
3En remontant jusqu'au xme siècle, on trouve un Guilhem de Gus au service de Henry 1. (or. Vase, 27 Hen, If, m, 26.)
A Journal dy one of the Suite of Thomas Beckingtn, ete., p. 26, 28, 29, 55, 54, 56, 77, 82, — C'est le même qui, créancier du connétable de Bordéaux, récemment décèdé, le faisait excommunier, par on abris de li puissance ecelésiastique, dont Edward ITE avait essayé d'arrèter les empiétements sur
Arfeolbe, #- À Rymer, Favre, vol. X, p. 565. — Le nom de Bernard de Ressen en Mèdoe, reparalt en LED, dans un ‘ Aeuil pour la possession de dimes dans la paroisse de M Grands-Jours, X, HOLIG, folles 4 recto, 7 recto el 12 recto:
% La ransmmation de vas vas en Allemagne, qui a eu di thiit A'Alletaimts à Bordeaux, n'existait pas encore, à Aa Vliss diraigers les plus en faveur de l'autre cüté du Rhin, se 0W vaux d late, peut-dtre aussi ceux de Grèce. Voyez La Mondhigon, ue pur Hoth, Geschiche des Nuernberyischen Hand [LUS À pe 1, en noté, En général, les Allemands, “ ur tonte la surface dé la France, ne venaient darvient has aus : aussi disalt-an proverbislement Le plus eefranger Wagne, au lion de l'éire le plus hétéractite du mande, Voyez La Grande Chirwrdone à à or gen bre étre dédicatoire,
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX, æÿi
seune dé la Toscane‘. Nous sommes encore tenté de nommer Guilhem Gordon, comme si c'était un Écossais établi en Guienne, et Francisco Karlyn, que son prénom semble désigner comme Espagnol.
Dans le registre que nous venons d'examiner, deux choses nous frappent plus que tout le reste. D'abord, quoiqu'il ait été tenu en Angleterre, il est écrit en gascon; mais rien de plus facile que de se rendre compte de cetie particularité : selon toute apparence, c'était la reproduction du livre tenu par le connétable du ehâteau de Bordeaux, qui avait soin d'envoyer son travail par le même convoi que les vins, afin d'assurer la perception des coutumes au port d'arrivée, En second lieu, les noms des propriétaires expéditeurs ne rappellent aucun de ceux qui figurent actuellement sur les rôles. des contributions : ce qui montre avec quelle rapidité les populations se renouvellent. Déjà nous aurions pu faire cette remarque à propos des registres analogues à celui de Hull, qui ont passé sous nos yeux; mais le nom de Cubarrus, inscrit sur le Papirus de maitre Jean Guichard, et la date reculée de ce document*, auraient enlevé à
+ Dans une charte partie enregistrée, h la date du 8 avril 15214, parmi les mi nutes du notaire Douzeau, I est fait mention de « Asolin Saratany, mare Saunoys, » C'ést-b-dire de Sienne, comme faisant des affaires avec Bordeaux.
% ,xxvlije. die septembris costumavit co... Nostre Domine de Ecemue..… Portal e.j. ton.
« Alaydisa de Caberutz, x Loi franco, « Eodem die Exxiüje. die Octobris] costumavit Le Gabriel de Brigegauter,…
Portat e.viij. ton.
« P. de Cabarrius, Àj tof franco. = CPapirus Johannis Guicardi, clerici, contrarotulatoris magne cuslume in custra Burdegulenet, anne Domini Me, eee. vif, ete, Voyez ci-dessus, p. 178-480,)
tee em yeux, on n'en trouve aucun qui soit indiq partenant au port de Bordeaux : ce qui an
contraire), mais que cette marine n’était propre, L plus, qu'au cabotage, Le registre qui a donné lieu aux observations |
commerce des vins et de la propriété foncière À Guïenné au milieu du xv° siècle; peut-tre par lui saurons-nous quelque chose sur les progrès de la viticulture, M dans cette contrée, À voir le grand nombre de corpora= » tions religieuses et de gens d'église qui figurent parmi
ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 357 les expéditeurs de vins en Angleterre, on ne peut s'imaginer que le clergé, en possession d’une bonne partie du sol, n'ait rien fait pour en tirer des produits de plus en plus satisfaisants. Les communautés religieuses, par leur instruction et l'étendue de leurs correspondances, étaient en position de se procurer des renseignements exacts sur la culture de la vigne; et la stabilité de leur existence les mettait en état de la conduire avec la continuité de principes et de pratiques d'où sa perfection dépend. Voilà comment et pourquoi les grands vignobles de Saint-Émilion, de Guîtres et de Faise, de l'Isle, de Vertheuil et de Cantenac, en Guienne, le Clos-Vougeot et l'Hermitage, dans une autre province, étaient possédés par ces corporations, avant la révolution de 1789, qui les en a dépouillées. « C'est, ajoute M. Biot, qui ne cite que ces deux derniers grands crus, qu'elles les avaient créés ou améliorés par une industrie aussi éclairée que paliente. Aux époques reculées où leur plantation remonte, le clergé seul avait assez de richesse, d'intelligence et d'esprit de suite, pour concevoir et mener à bien de pareilles opérations !. » Ayant renoncé à s'occuper de travaux publics, tels que chaussées, hôpitaux et ponts®, il reporta ses soins el ses capitaux sur une occupation qui lui sembla plus propre à récompenser les uns et à faire valoir les autres. C'est pour y arriver plus sûrement que le prieur de l'église de Saint-Romain de Toulouse avait sollicité, vers l'époque à laquelle nous reporte le registre de la douane de Hull, la permission
1 Article sur l'ouvrage de M. Léopold Delisle, (Jowrnal des Savante, novermbre 1854, p. 671.) ? La Bible Guiot de Provins, v, 685. (Fabliutex et Contes, L A, p. 529.)
riture des ouvri qi ea la
Pierre, » reparalt dans un acte du 24 février 1675 4 HL cecps dla éarronsa « en seuigiure, » qu'il s'était en
serrurier, s'engagé à faire une horloge qui « aura cinq pieits d pieds en carrë, » et à la garnir de toutes les roues,
cordages nécessaires; « él sera tenu, ajoute le notaire, Ta ES x ce rép or ee ds de hurle a prix de 40 écus sol, 10 éeus en argent et le reste on blé, drault, 7 mars 4848, 295-4, folio 470 recto.) — Le même registre Paravant dénx actés analogues, avec cette différence qu'il n'y est pr de payement en nature, sans doute paree que d'an côté il n'y aval point où dé blé à écouler, et que d'un autre il s'en trouvait peut-être trop, Ce | des euntrats, pour la construction des orgues de l'église Sainte -Enlalié , les membres de la Rabrique, frère Jean de Civrae, intrmier de Saint-Croëx de | Bordeaux, et Olivier Artaud, maitre menuisier de cette ville, (fbid, 44 juin Folio Cxxix versa et suiv.) La reproduction dés détails dans lesquels entré notaire serait ici hors d'œuvre; nous nous contenterons de les signaler aux curieux.
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