CHAPITRE XVI
COMMERCE DE BORDEAUX APRÈS LA RÉUNION DE LA GUIENNE A LA FRANCE. Le
Avis de Henry VI aux marchands disposés à faire lo voyage de Bordeaux, — La Guieuna tombe entre les ruains des Français; article du traité préparatoire conclu à eetle occasion, 2 Probatilité d'une émigration de marchands bordelais en Angloterre:; ‘misère en Guienne au milieu du xy* siècle. — Émigrés gascons intéressés dans des opérailons de commerce ; faveurs qui leur sont accordées par Henry VI. — Envoi de trois cents chariots de vin à 00 prince; Louts XI ot le marchand gascon. — Confirmation de la charte de décembre 1295, dite Phitippine ; renouvellement do l'institution des foires de Bordeaux. — Autres lettres patentes dé Louis X1 en faveur du comméree de colle ville; les marbres des Pyrénées y aertvent pour so répandre entuito partout. — Veustions dont les Anglais sont l'objet en Guierne ; dommage qui ea rémlté pour le comunerce de La province. — Lettre de Michant 11 à Louis XI en faveur des nfurchands de Bordeaux. — Acte du parlement d'Angleterre de Fan 4435, — Liconées accordées par Henry V1 à des marchands français pour faire le co mers, — Lettres patantes do Charles VIII en faveur des marchande qui #0 rendaient à Hordeaux; dégrèversent de druits qui leur est accordé. — Trailewent que recovaient eti Anléterro les marchands do vin gascons. — Trisié aventure d'an marchand de Bordogux. — Traïtoment fait aux Anglais dans cotie ville après le miliou du xv* siècle. — Déchamtion de Louts X4, de l'an 1475, wn favour dos Anglais commerçant uvoe Bordeaux. — Défonse aux savires étrangers de jeter leur let dans la rivière. — Pierres importées par les maris de Bristol ; litige, à ce sujet, soumis à Edward 111, — Juridiclion du maire et dus jurats sur ln Garoane, d'eux octroyée par Louis XL. = Lettres royaux au sujot da lestago des uavires.
Au milieu du xv° siècle, la guerre de Cent ans approchait dé son terme. Pour la prolonger, Henry VI rassemblait des navires destinés à porter des troupes en Guienne, et donnait, à ce sujet, des instructions qui méritent d'être mentionnées. S'adressant spécialement aux propriétaires et maîtres de bätiments du port de Plymouth, qui se disposaient à faire le voyage de Bordeaux sous la protection de la flotte royale, sûrement pour aller charger des vins, il les invitait à se tenir prêts pour la fin du mois de mars, et faisait proclamer que tous
vaient point cessé, et le nouveau gouvernement n'avait ni les moyens ni même l'idée de porter remède à tous ces maux. Le maire et les jurats de Bordeaux, dans les attributions desquels se trouvait la police, avaient été changés, aussi bien que le prévôt du château de l'Om-! brière, dont la juridiction s'étendait sur les étrangers: et les nouveaux magistrats {, uniquement préoceupés du soin d'afermir la conquête contre les entreprises du dehors, négligeaient tout autre soin. Ils commencèrent par fermer aux Anglais le port de la Lune, et ceux-ci, se voyant lenus en suspicion et lracassés par l'autorité, prirent un autre chemin; ils vinrent à Rouen échanger leurs laines contre des vins de la basse Bourgogne *, donnant ainsi naissance aux fabriques de draps de la Normandie, pendant que celles de Bordeaux se mouraient faute d'aliments.
Les Bordelais furent au moment d'éprouver le même sort que les Anglais. L'incendie par les Français, en 14535, d'un moulin de l'abbaye de Sainte-Croix, dut influer sur le prix des farives, et le droit de 12 deniers
du château de Fargues à Guilhem Arnaut de la Mote, seigneur de Roquetaillade, signaluit les dévastations exéreées en Guienne par les Français, (Hor, Frane., THen. 1V, m. 6.)
1 Jean Bureau, trésorier de France, avait &lé nommé maire ; Jean du Puy du Fou, sous-maire; Jean de la Fain, chevalier, prèvôt; et Joachim Rouault, connétahlé du éhätear.
? En 4485, le due de Norfolk obtenait la permission d'acheter cent barriques dé vin des crus dle France, de Normandie et de Guienné, et de les vendre en Angleterre, (Rot. Frane., 4 Ric, LE, m. 15; ap, Rymer, t. XII, p. 202, 205, et: A, 1. V, pars I, p, 127, vol, 2.) La concession de l'un des offices de courtier.des vins à Rouen, l'an 1420 (Hof, Normann., 7 Uon. V, in. 74 in dorsa), témoigne de l'importance de ce commerce même avant la conquête de la Güienne.
3 Archives historiques duc département de Le Gironde, 1. V, p.56,
berté, ae arr mener its 200 ut Some ur Def Sete 1e ten dci sl ux auxquelles les « bonnes gens des villaiges »
proie. AP A PE MALE portage, on levait un tribut sur ce qu'ils marché, comme vohille, fromage, cut rées. Nul doute qu'il n'en fût déjà ainsi sous l’
3 Condrmation des statuts des boulangers de Bordeaux, par Charles VIL COrdonmnces, ete, t. XAV, p. 40.)
# En 4463, un avocat, parlant du Périgord, représentait le pays lité, pol nant Dada B. 4, folio 3 reeto.)
2 Jouannet, Sreristique du département dé la Gironde, LU, pr p.20, | note 3.
tration anglaise; mais il faut croire que l'usage avait tourné en abus, quand on voit la cour des Grands-Jours de Bordeaux, en 1459, défendre aux portiers de rien prendre, en enjoignant au maire et aux jurats d'ouvrir une enquête au sujet du droit allégué et d'en ordonner par bon conseil comme il appartiendrait !.
À toutes ces calamités, le commerce néanmoins gagna de nouvelles recrues. Malgré les assurances prodiguées par l'autorité, les émigrations se multipliaient, et les Gascons, jetés sur une terre étrangère, cherchaient à se créer dans leur nouvelle patrie les moyens d'y vivre et de regagner l'équivalent de ce qu'ils avaient perdu. Enlraînés par l'exemple de leurs compatriotes, la plupart se tournèrent vers le négoce, et l'on retrouve des traces de leur entrée dans les affaires.
Dès le 14 septembre 1454, Jean de Campanha et plusieurs autres avec lui, qui ont abandonné leurs héritages à l’époque de la perte de la Guienne, demandent et obtiennent, en raison de leur fidélité, la licence nécessaire pour transporter des marchandises ?, Privé de ses biens par suite de son attachement au parti anglais, Gaillard de Durfort, seigneur de Duras et de Blanquefort, non content du secours annuel de cent livres sterling qu'il touchait sur les recettes de l'Échiquier 5, sollicite et ob-
# Arch. de l'Emp., X. 10447, folios 54 verso ét 53 recto, urt, 25,— L'article suivant est relatif au droit de bûche que les portiers « et gardans les portes de la riviere de Gironde » lévaient sur les bateaux où navires chargés dé hois de chauffage, droit différent de la marque de ce bois « que l'on prend et est coustune prendre sur le port et havre de Bourdéaux, » comme il est dit dans un acte de concession de la ferme dé cette marque, (Douzeau, 19 août 1551.)
# Mot, Vase., 55 Men, VE 10. G,
2 tot, partiament., vol, V, p. SAT, col. 1: p. 326, col, 1: p. 604, col, à
avee sa femme ; il demande pour lui et pot
rem sn — pars 14, p, 65, ool. 1.
# Rot. Franc., 35 Hen. VI, m. 9.
bid., m. 4; 54 Hen. VL, w, 54, 50, 28; 55 Hen, VI mg 4 Jhid., 58 Men. VI, m, 5; ap. Rymer, Faders, 1. XI, , Al pars I, p. 96, col. 1.
5 Jrot. Franc,, 38 Heu. VI, m. 1; acte du 25 mai 47. = * Ibid, 36 Men. VI, in, 29; acte du 20 novemhre 1457. «
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 365 mission d'expédier du drap en raison de la misère où l'a | plongé la soumission de la Guienne*.
Jean de Foix, comte de Candale, n'apparaît que plus lard, au mois d'avril 1460. Il arrive de France, où il est resté captif près de sept ans, racheté par son père, qui, pour mettre fin à sa dure prison, s'est vu forcé de vendre sa terre de Grailly, dans le pays de Gex*, En proie au démûment, il se met à la suite de Henry, duc d'Exeter amiral d'Angleterre, d'Irlande et de Guienne; puis il se fait trafiquant et il se livre au commerce des laines. Il obtient d'en charger deux mille sacs de toute espèce, anglaises et étrangères, en divers ports d'Angleterre, et, en raison de ses malheurs, la franchise des droits de coutume lui est aussi accordée 4,
Les personnages que nous venons de rencontrer sur le chemin de l'exil, n'étaient pas les premiers qui l'eussent abordé ; il leur avait été frayé bien avant l'annexion de la Guienne à la couronne de France, par des habitants de cette province, qui, ruinés par la guerre, avaient abandonné leur pays et cherché fortune en Angleterre. Étant parvenus à force de travail à être propriétaires, ils se virent bientôt injuriés et traités d'aliens, c'est-à-dire
1 Rat. Franc, 56 Hen. VI, m, 20, document du 44 juillet 4458.
2 Pantin, Abregé de l'histoire generale de Suisse, ete. Genève, 1606, in-8r, p. 00, 760.
2 Rot. Franc., 38 Men. VI, m. #7; ap, Rymer, &. XI, p. 450; ed. TE, & V, pars IE, p. 05.
$ Rot, Franc., 39 Hen. VI, m,8. (Rymer, t. XI, p. 406, 467; ed, IE, 2, V, pars ÎE, p. 404, 102, 7 déc, 1460.) — Messire Jeun de Foix, comte de Candale et caplal de Buchr, réparait dans les registres du parlement de Bordeaux, à la date du 2 avril 4476; et l'on voit, par un acte de Douzeau, du 16 octobre 1592, l'un de ses successeurs, Gaston de Foix, charger à Hordeaux cent tonneaux de vin pour ln Zélande,
lettres patentes d'Edward I, en date du 15 juin 1341. Ces foires, qui, dans l'origine, se tenaient, la première huit jours avant et huit jours après l'Ascension, la seconde huit jours avant et huit jours après la fête de saint Martin, étaient presque tombées en désuétude, lorsque Charles VIL accorda, en 1453, à Bordeaux, deux foires franches, chacune de la durée de quinze jours, la première commençant le premier lundi de carème,.et la seconde le 15 août. Aux termes de la confirmation de Louis XI, ces foires devaient avoir lieu aux mêmes époques qu'auparavant et durer huit jours entiers. Pendant ce temps, ainsi que huit jours avant et huit jours après la foire, tous marchands qui y auraient amené et en feraient ramener des denrées et marchandises, seraient exempts du payement de tous droits imposés sur elles, sans qu'on pût toutefois amener aucuns vins au préjudice des priviléges de la ville; et ceux qui en amènéraient ainsi ne pourraient s'exempter de payer les droits accoutumés?, Ces foires, que les progrès du commerce et de la civilisation, surtout la multiplicité des voies de communication, ont réduites à n'être plus que des expositions d'arlieles de luxe courant5, alimentées le plus souvent
4 Hat, Vase., 45 Ed. HE, m. 2. — Le Livre des Bouillons, ne 55, folio .xlvi. recto,
* Ordonnances des rais de France, #1e., LU XV, p. 380.
4 Jen était ainsi dès le milieu du xvne sièele, À cette dpoque, un marchand de Lyon, parti de Toulonse, avait apporté à Bordeaux, pour débiter pendant la foire, trente-cinq livres de ruban et galon de soie, quatre livres dé galon fleuret, quarante livres de passémenterie de fl, dix livres d'or et argentin, du passomont on argent faux, et deux cent cinquante livres de boutons or et argent fin, M déploya sa marchandise rue SaintRemi, où lés-marchands forains avaient coutume dé déballer. Ayant à se plaindre du commis du bureau général de Ta foraine , it appelle en témoignage cinq marchands, l'un de Pons, le second de
Amiens, Nevers (Anvers?) et plusieurs:
pour faire tables, pyramides, co ; Len 8 Datiinée ct dou TES mn -
Bordeaux, le Uoisième de la Rochelle, le dernier d' Couthures, 15 mars 4050, folio 10 recto.)
4 Dans les Mémoires du comte de Forbin, fl est fait mendio 1684, dé marchands de Saint-Étienne qui revénaient de la (Gollection Petitot, 2 série, 1. LXXIV, p. 303.) A cette époque s'ouvraient, comme aujourd'hui, lé fer mars : ainsi l'avait vont par un édit de juin 1505, réformant l'ordonnance rendue, de 48 fèvr par son père Henri M, qui, en confirmant l'octroi de ces fo ouverture au 15 février et au 45 octobre. Cet édit nous apprend qu'ai ment où il fut promulgué, les marchands forains n'avaient à lieu désigné à l'avance où ils pussent se réunir, Ils exposaient leurs dises à découvert on divers endroits de la ville, ou sur des bancs, h erélion, moyennant quelque rétribution qu'ils payaient aux malires dés inais sons devant lesquelles ils faisaient leur étalage. 4
2 Compte rendu des travaux de la Commission des mowmnents ct documents historiques. du département de la Gironde, ann. 1854-55, p, 40, …
? Aquitaine Graphie, elc., par M, Antoine de la Personne. À Paris, 1625, in, p. 12.— Les minutes de Douzean nous fournissent, à la date dur ® mat 497,
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. ri]
augmenter le nombre des articles du commerce maritime de Bordeaux.
Après avoir lu tout ce qui précède, on est disposé à penser que le commerce et la navigation à Bordeaux avaient repris, comme du temps de l'ancienne administration, et que la nouvelle s'était quelque peu relâchée de ses précautions inspirées par la politique : il n'en fut pas ainsi. Des navires bretons portaient en Angleterre les guèdes, les toiles, le fer et les autres marchandises parties de notre pays !, et des bâtiments allemands venaient verser chez nous celles que l'Angleterre nous envoyait en échange de nos vins. Encore ne fallait-il pas qu'un Français couvrit de son nom des marchandises appartenant à des Anglais : considérées comme contrebande, elles étaient confisquées. Était-il allé en Angle-
deux actes à citer ici. Dans le premier, un marimièr de Toulouse requiert le commis de Dominique Berthin, déléguëé par le roi pour faire charger et décharger devant le port et havre de Hordeaux certain nombre de pièces de marbre, de lui payer sou voyage. Le commis le renvoie à Charles d'Aste, écuyer, contable de Bordeaux. Le sccond acte est une sommation à ce dernici de füire charger ce marbre pour le conduire à Rouen, — Parmi les minutes d'un autre notaire, Martin Arfeulhe, on lit, à la date du 24 mars 4507, un ac cord relatif à des marbres « qui sont de present aux Chartreux, » à destination de Rouen, pour le service du roi. — Sous Henry IV, roi d'Angleterre, la reine, voulant faire élever un tombeau au duc de Bretagne, son premier mari, Hit choix de l'alhâtre, et, le mausolée une fois terminé, un sauf-conduit fut accordé pour le passage du navire porteur de eetlé œuvre d'art et dés Lrois Anglais, ses aulours, chargés de la mettre en place dans l'église de Nantes. (Hor. Frane., à Hen. 1V, m. 15.) — Nous avons encore noté, parmi les minutes de Douzeuu, à la date du 18 janvier 4, un acte de vente par un marchand de Norwich à un courtier de Bordeaux, de « certaines images d'alhätre, » moyennant quatre Lonneaux de vin.
1 Les registres du parlement dé Bordeaux portent, li la date du 16 fevrier de Fan 1488, la trace d'un procès entre Richard Arinton, marchand anglais, demandeur, ét Yvonet le Couleur, marchand breton; malheureusement les détails manquent.
Bourdeaulx et sur la greve de la ri entre les mains de gens qui en devaient
Deux commissions furent nommées, notables habitants de Bordeaux versés dans |
sance du français et de l'anglais, pour cont duction de certaine charte partie écrite en
* Registre du parlement dé Bordeaux, R. 1, 30 août 1465. ravant, Edward TI rendait une ordonnance pour défenire at ers venir en Angleterre sans son agrément, (Hot. Frané,, 27 Ed: M, r dorso.) -
* Archives de l'Empire, X. 40447, folio 66 recto,
? Ibid, Folio 0 verso.
4 Ibid, folio 42 verso.
# Minutes d'Adenol, ter juin 1397, Bernard Dyrouard, marinier, rant en la paroisse de Beautiran, consent à reel sd viran treire ans, nommé Richard Bidon, fils de Laurence Bidon d'York, re re patents
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. Ére] langue‘; l'autre de six experts pour voir et visiter un canon, où serpentine, présenté comme faisant partie de l'artillerie trouvée à bord de l'Anthony de Hull, et cela dans le but de savoir si c'était « artillerie convenable pour la defense de ladite nef, ou non®. » Un autre navire anglais, la Margaret d'Orwell, chargé de marchandises pour la valeur de plus de 12,000 écus d'or, fut pareillement arrêté dans la rade de Bordeaux pour insuffisance de sauf-conduit#, et sans égard pour l'observation qu'il était venu marchandement, pour nous servir d'une expression employée ailleurs #.
En 1483, Richard HI était sur le + trône, qu'il devait occuper si peu de temps, et le commerce des vins de Bordeaux avec l'Angleterre continuait toujours à la faveur des trèves conclues entre ce pays et le nôtre. « Toutefois, écrivait Richard III à Louis XI, qui lui avait demandé son amitié, lez marchans de cestui mon royaume d'Angleterre, voyans lez grandes occasions à eulx données par vos subgès en prenant les navires et marchandises et autrement, doubtent (redoutent) grandement de eulx aventurer à Bourdeaulx et ailleurs en vostre obeissance, jusques à ce qu'ilz puissent estre assourez de par vous de pouvoir seurement el sauvement exercer le fait de leurs dits marchandises en tous lez lieux
1 Archives de l'Empire, X. 40147, follo 44 verso,
? Jhid.
3 1bid., folio 5 recto,
+ bid., folio 31 recto, — Un certain Jeun Gaïenier avait confié un navire à un'Anglais, sans doute Edward le Mignon, qui devait apporter de l'argent en Anglelérre pour Lirer de prison Galenier, alors sous les vérroux. Mignon ne s'étant point exécuté, l'autre ÀL arrèter le navire dans la Gironde, ct entama nn procès devant le jage de Gascogne ou son lieutenant.
dépit des assurances amicales données
notre pays par Henry VIE, peu trône#, Nous voyons, en effet, ce
Richard MA à Louis X1, 48 août 1485. (Letters und
Reigns of Richard IUL.and Henry VIT, edited by James G:
1864, grand in-8e, p. 54, ne x.) À li même date, R
correspondant un sauf-conduit pour quelques vins de Bourgogne France qu'il avait fait acheter pour lui et pour la reine. (Hi.
? IL existe, à celle date, une licence, pour Henry Davs, ayce son chargement au marché de Calais qui n'appartenail terre, à Bordeaux ou sur tout autre point des possessions franc ramener le même bâtiment chargé de vins, (MS. harléien n° 455, folio 494 recto.) Un autre Anglais, es 4 pareille, (Hbid., art, 1982, folio 402 verso.)
# Acts 4 Hon. VIE, €. 8. — Rond parliomentorum, vol. vu Macplierson, Annals of Commerce, vol. E, p. 706.
#Rymer, Fadera, vol. XIE, p. 245 eV pars 0 1 ti (Literie tremgaram Francir,) -
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. EN] 1492, à deux marchands français permission d'importer en Angleterre des vins, des draps et des toiles fabriqués en France ou ailleurs, et toute autre marchandise, excepté du vin de Gascogne et des guèdes, dans un vaisseau du port de cent quarante tonneaux, monté parsoixante-quatre hommes; comme d'exporter de l'étain et d'autres marchandises n'appartenant pas au marché de Calais, en quelque pays que ce fût, répétant le voyage autant de fois dans l'année qu'ils le voudraient, moyennant payement des droits!, ete. Il est vrai que, la même année, Henry VIE accordait à François Dupon de faire venir en Angleterre cent tonneaux de vin de Gascogne *,
Dans l'intervalle, Henry VI avait conelu avec le due de Bretagne un traité d'alliance et de commerce qui favorisait singulièrement les Bretons au détriment des Français et surtout des Bordelais 5, Pour détourner autant que possible le coup porté à la prospérité de la Guienne, Charles VIT, en guerre avec le duc de Bretagne, accorduit des lettres patentes aux marchands, tant ennemis que bordelais, pour la sûreté des navires venant au port de Bordeaux; enjoignant à tous ses lieutenants, maréchaux, gouverneurs, amiral, vice-amiral, baillis, sénéchaux, prévôts et capitaines, de faire très-expresses défenses de prendre ou piller les navires marchands dans la rivière de Gironde, et prescrivant de les laisser passer et repasser en toute liberté, sauf à payer les droits d'usage #, Plus tard,
ERymor, Fodera, vol, XIE, p, 471; ed, HE, t. V, pars IV, p. 41, col. 1. — Macpherson, Annals of Commerce, ete, vol. 1, p. 716.
* Champollion Figenc, Lettres de rois, reines, ete., vol. TE, p. BOL.
2 Ryuer, Fodera, À: XH, p. 305 ; edit, M, t. V, pars M, p. 170-179,
+ Compte réndu des travaux de la Commission dés monuments es des documents historiques. du département de ta Gironde, ann. 1854355, p. 40,
avons eslé adyerte que depuis. sit. moy on a. marchans d'Angleterre li payer plus grant HeYITE A
hans ses subgeets, et plus serait, se par nous n'estil ainsi que plus à plain 1 nous ps ci
out nostre eaeur sommes deliberez continuer et entre
aitres consideracions à çé nous mouvans, vous mandons et joingnons que par nostre comptable et receveur onlinaire vous faictes lesdis mmarehans du royaume d'Angleterre f
lesdis fix et entreeours de marchandise en nost
déauls, tenir quictes et paisiblés de tous et chascuns
et estolent tenus francs 61 éxemips du vivant de nostredit fou en leur faisant rembourser les deniers que pour ce ilz en payez et baillez audit comptable et ses commis depuis six moys ença, quite avaient acoustumé…. Donné à Lyon sur le Hosne, le xyr% jo vembre, Fan de grace mil eecc quatre vings et quinze, et de : France le treiriesme et de Sicille le premier, CHARLES. eee « Par le roy, le conte de Liney et autres presens : Ronwrer. # Original à la Bibliothèque impériale, lettres originales de Chartes VAI, à da dote du 16 novembre 145.) 2
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 37 de la fin du xv° siècle, complète les lumières que nous fournit le registre de douane de 1444 sur le commerce des vins en Angleterre, par des détails circonstanciés sur le traitement qu'y recevaient nos compatriotes.
Premièrement, dit le rapport que nous analysons, quand'des Français chargent des vins pour l'Angleterre, il faut que ce soit sur un navire de ce pays; autrement ils s’exposent à voir leur marchandise confisquée, à moins d'une permission du roi.
tem, quand les vins ou autres marchandises desdits Français sont arrivés aux havres et ports d'Angleterre, comme à Londres, à Bristol et ailleurs, lesdits marchands se présentent devant les officiers de la douane pour déclarer leurs marchandises ; et s'il arrive que ledit marchand fasse une déclaration inexacte, pour peu que les Anglais puissent prouver qu'elles appartiennent à d'autres marchands, elles sont confisquées au profit du roi d'Angleterre,
Item, après que le marchand français aura consigné sur le livre de la douane ce qu'il a de vin, «autant du plus que du moins, » s'il en a trois ou quatre barriques de surplus que les commis lui auront passées pour ouillage, certains hommes de confiance viendront au cellier où ces vins auront été mis pour être vendus, et s'ils trouvent ce vin en sus de ce qui a été inscrit sur le livre, ils le confisqueront,
Item, quand la marchandise est déchargée, les marchands français ne peuvent la vendre qu'aux hourgeois de la ville où ils seront; et s'il arrive que la vente ait lieu à quelque étranger qui n'ait point le droit de cité, le vin est encore confisqué.
trer dans ces marchés; ee q sont toutes confisquées.
em, quand un marchand anglais vi cg er que marrant ns d'argent ou à lui livrer de la mare ou son représentant se rend en Ang son payement et porte l'obligation faite s France, la justice anglaise appelée"à déclarer) exécutoire, n'en tient aucun compte,
lem, si un Français, la nuit venue, se à la rue sans chandelle, il est mis en prison,
Enfin, si un marchand de France allant par | de Calais, où arrivant du dehors en quelque endro
1 Cl, Hot. pardiament., vol, VI, pe 188, col. 14 À, D. 1477, A7 Ed Ve.
eh} 4
aperçu par quelque Anglais, il est misen prison, «et sera en dangier de sa personne !, »
Il était encore incarcéré à la requête de tout sujet anglais, en attendant que la lumière se fit sur le droit du plaignant; et souvent une pareille captivité durait des années. Un marchand de Bordeaux, Jean Bouvet, en fit la triste expérience, Actionné en justice par deux hommes de Bristol, il devint, à la suite d'un writ ne exeat regnum, le prisonnier du shérif de Londres et fut privé pendant dix-huit mois et de sa liberté et, par suite, de la possibilité de faire à Bordeaux des achats de vin. Craignant de perdre encore une vendange, il adressa une pétition au roi pour demander à être reläché sur parole*,
Maintenant retournons la médaille, et voyons comment les Anglais étaient traités en France, particulièrement en Guienne et dans la ville de Bordeaux, à partir de l'année 1453, époque où cette ville ouvrit ses portes à Charles VIT.
Ceux qui s'y rendaient par mer dans un but de commerce, étaient tenus de s'arrêter à l'entrée de la Gironde, à Soulac®, jusqu'à ce qu'ils eussent un sauf-conduit pour
1 Memoire du tractement des Francoys quant sont an royaunre d'Angleterre ; Archives de l'Empire, 3, 965, ne 5, folio 3 verso, — Un manuscrit du Musée britannique, malheureusement fort endommagé par le fou, renferme égaerment un exposé des exactions et des abus auxquels les marchands de Bordeiux et de la Rochelle étaient en buite en Angleterre: il renferme aussi des remiontrances des Bordelais sur l'état de leur commerce dans ce pays à la même époque, (Bibl, Cott., Galigula, E. X, folio 20 recto et 2 recto.)
2 Star Chamber, Henry VIT, vol. IV, p. 228.
% Chaque année, le capitaine de Soulae devait informer par lettre les jurats de Bordeaux du nombre de navires arrivés en vue de cette localité. (Chronique bonrdeloisé, ann. 1555, p. 69.) Delurbe ajoute : « Comme lé capitaine dé Soulae sur ki mer est tenu d'udvertir lesdicts maire et jurats de la flotte des navires qui veulent entrer en riviere, et faire faire Le guet, et envaxer sa lettre par la
stétall donnes y dire proc ou dans un autre canton € leur fallait obtenir la permission du son lieutenant, et ils recevaient un arche duire, à leurs dépens*.
poste. aussi ceux de la Teste-de-Buch sont tenus de donner
ment pour lu coste d'Espaigne, encore que l'abordage
leux à ceux qui ne sçavent le passage, qui est estroiet, et
sables mouvans : eL pour la conservation des navires, ceux :
arbre debout, en certaines montaignes, lequel is remuent {
sure que le passage se change, » ête. (Hbid., ans. 1550, p.75) 00 1 Cé permis était délivré par le maire, depuis Sir
John Holland, maires de Bordeaux, auxquels Henry VE uvait cone
sixième année de son règne, le droit de faire et délivrer des leltres
conduit à tous ceux qui voudraient se rendre à Bordeaux, tan
par mer, avec des vivres et autres marchandises à vendre, (
Bibliothèque impériale, n° 0134, folio Lxx verso.) in 68 ® Chronique bourdeloise, dit. de 1705, follo 25 recto, — S'ertsuyt le tracte- {
ment que les Angloys uvoient par cu-devant avant que Le roy ne leur ent permis |
ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. asi
Ces précautions, ainsi que le fait remarquer D. Devienne, étaient sages, et d'autant plus nécessaires que les Anglais ne cachaïent nullement le désir qu'ils avaient de reprendre la Guienne, et que le roi d'Angleterre continua de nommer pendant plusieurs années un grand sénéchal de Gascogne et un maire de Bordeaux, comme s'il avait élé paisible possesseur de cette capitale !. Toutefois il paraît que les magistrats n'avaient point tardé à se relâcher de leur sévérité, en considération du tort qu'elle causait au commerce ?,
La plupart de ces dispositions furent abrogées par la déclaration de Louis XE, de l'an 14755, « Et se garde seulement jusques à ce jour, dit Delurbe, qui ne pouvait ignorer l'arrêt du 20 février 15544, que les Anglois
tant de libertés en la ville de Bourdeaulx; Archives de l'Empire, 3. 965, n°5, fülio 2 versd.
À Histoire de la ville de Bordeaux, part. 1, Liv. A, ch. v, p. 100.
2 « Hem et pour ee qu'on dit qu'on tolleré aux Angloiz que viennent en veste ville sans guide el gardé, et de nuyt sans lumiere, et aussi d'aler par le pais de Medoue et d'Entre-deux-Mers achater les vins d'ostel en ostel, et communiquér, converser avécques ceulx de la ville ét du pais èn secret, ét oyr a canduiete de gens de guerre, qui est chose trop dangereuse. car aucunes foiz ës flot sont venuz si grant nombre d'Angloiz, et encores pourraient venir, qui n'y mettra ordre, dommaige irreparable s'en pourra ensuir; la court enjoinet ansdicts maire et juraz que diigemment ilz aient à mottre ordre et police en la ville dé Bourdeaulx touchant les choses dessus dicles, » ete. Registre des Grands-Jours de Bordeaux en 1899. (Archives de l'Empire, X. 10447, folio 35 recto; ononnance du 3 novembre 1459, art, 25.)
# Ordonnances des rois de France, ete. 1. XVI, p. 160-164, — Cette déclaralion parait avoir été confirmée par Charles VIE, en 1493. Du mains il existe, à cette date, des lettres d'attache des trésoriers de France pour les privilèges des marchands anglais à Bordeaux (Arch. hxt. du départ. dé lu Gironde, t. W, p.97, 374); malheureusement les lettres patentes du roi ne sont pas annexées a la pièce,
E Suppl. des Chron. de Bourdeaus , fol, 39 verso, — Bulletin polymathique du Muséion d'instruction publique de Bordeaux, An «ii — M. nece. 1, Ane8n, pe 270,
éhandises, » ce. (Durnal, Supplement des ] À Faune den en ED 1 RSA RS RE RES seaux en coutume, ni acheter des vins ni 1 Dre per on. énrlier jus die coma RES décider sur cette malière. (Guinodie, Histoire de Libor annéé 1615.)
# Chrenique boundehise, année. 1455, foin 5 versa, — d
pilotes des navires, pour montrer la gloire eL vietaire
d'avoir esté à Bourdeaux, s'en retournans chargés de bons vins :
se recuéillent au pais bourdelois, ou autres marchandises, p
che de cyprès d'une forest, qui est proche de la mer,
fut introduit un droit par honneur donné au roy pour ladi!
Jeve aujourd'huy au bureau de la contablerie, »'{De la
éxcellences d'icelle, dans la Chronique hourdelaise, p. 17.) —
étaient celui de Cordouan, la pièce de bœuf salé due au chât
droit de 5 sous et de 10 sous sur les navires sortant de la Gin
les congés, élaient à Ja charge du mallre, le marchand n'étant |
que les travers, subsides, impositions et coutumes imposées sur à
dise, (Cléivac, Us ét coustumes de da mer, p. 151. — Bauréin, Variétés bandes doises, 1. 1, p. 67.) — N'oublions pus le droit que les chartreux de Vauelainn prétendaient avoir sur chaque lonneau de vin qui descendait aux Chartrans, Le 25 décembre 1554, le parlement de Bordeaux rendit contre les syndivs de ee roligieux un arrêt qui éassait et annulait ce mit, Voyez le Hllelin polyine thique, déja cité, & année, an xt. — M, nécc. en, p. 270.
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Un autre écrivain, dont nous avons déjà cité le Mémoire, y consigne les mêmes faits dans une série d'articles dont nous allons donner la traduction, ou plutôt l'analyse, pour éviter des longueurs inutiles,
Premièrement, quand il arrive un nâvire d'Angleterre en la rivière de Gironde pour venir à Bordeaux, les gens de l'équipage jettent l'ancre devant Blaye, où ils laissent les boîtes de leur artillerie !, et puis ils-vont à Bordeaux.
Item, quand les navires sont arrivés au port, les marchands et les matelots qui les montent, débarquent et entrent en ville sans difficulté, nombreux ou non, le bâton à la main s'ils le veulent; il en est de même des marchands anglais qui viennent par terre, tellement qu'il ya des jours où il s'en trouve sept ou huit mille dans ladite cité.
Item, quand les marchands anglais sont arrivés, ou avant qu'ils soient descendus à Bordeaux, ils vont courir tous les environs pour acheter des vins, tant du côté du Médoc et de Soulac*, que vers le Blayais, Bourg, Saint- Emilion, Libourne, Bergerac, l'Entre-deux-Mers, Saint-
4 Cel usage dura pendant longtemps. On lit dans les Négociations du marquis de Rambouillet en Espagne, que plusieurs pirates anglais s'étant emparés de vaisseaux et de marchandises gpparténant à des armateurs français, Le due de Luxembourg avait fait arrêter, par voie de représailles, plusieurs grands vaisseaux anglais qui, après avoir chargé des vins à Bordeaux, étaient venus à Blaye pour y reprendre leurs canons. (fteve rétrospective, % série, 4. HI, p. 202.)
* Cette localité, aujourd'hui presque entièrement recouverte par les sables de l'Océan, était autrefois fréquentée non-seulement par les marchands, mais par les navigateurs. « On trouve dans un ancien regisire du Lemps conservé dans l'hôtel de ville dé Bordeaux, que les jurats éerivirent le 3 mai 4444, à méssire Guelleam Marin, chambellan de très-haut prince M. le duc de Clarence, au sujet d'un navire anglais qui avoit été vend ns ce port, » c'est-h-dire h Soulae, (Beaurein, Varittés bordelaises, L. 4, p. 5417, 348.)
terre là où elle voudrait : ce qui mage au roi et au royaume, pays de Bordeaux, « pour la grand'liberté que angloys ont en Bourdeaulxt,»
Nous ajouterons, pour compléter cette.
de police, qu'il était défendu à tout le n des marchands anglais ou autres par les dans la campagne pour acheter des vins d' bourgeois, « et de leurs propres vins, sous peine d'amende arbitraire, Il était é dit d'une manière expresse auxdits ma d'aller acheter des vins dans la campagne sans c autrement, à moins d'y être conduits par des m de la ville, pour acheter les vins de leur prop
2 S'ensugt Le tractement que les Auglons ont un royaume de France, ét prie dipallement en lt duché de Gupenie et ville de Hourdeauls, Pb sent; Archives de l'Empire, 3. 065, ne 5, folio À recto.
lement et avec la permission des sous-maire et jurats, suivant l'ancienne coutume, sous même peme que dessus!, Enfin s'ils avaient le malheur de jeter leur lest dans la rivière, ils étaient punis de confiscation de leurs navires, et autre amende arbitraire à la discrétion des jurats. Celte disposition était commune aux Flamands, aux Irlandais, aux Écossais, en un mot, à tous les étrangers qui faisaient alors le commerce avec Bordeaux; mais il faut croire qu'à l'époque où la jurade rendit cette ordonnance, les relations avec l'Angleterre étaient interrompues; car les Anglais ne figurent pas dans le dénombrement des nations auxquelles les sous-maire et jurats font inhibition et défense de se débarrasser ainsi de leur lest5, Peut-être aussi nos voisins avaient-ils une manière de lest peu menaçante pour la navigabililé de la rivière,
Les marbns de Bristol, par exemple, employaient fréquemment de grosses pierres de taille, et, à leur arrivée à Bordeaux, ils s'en défaisaient. Le connétable du château et le prévôt de l'Ombrière ayant plus d'une fois mis la main sur ces pierres, sous couleur qu'elles leur appartenaient en raison de leur office, Edward I fut appelé à statuer sur la plainte qui lui fut portée 4 ce sujet. Il envoya au sénéchal de Gascogne ordre d'instruire l'affaire, de laisser aux marchands et marins de Bristol la libre
À Anciens é4 nouveaux Statuts de la ville et cité de Hourdeaus, ete, À Dourdeaus, 1812, in-46, p. 199, — « Arrèst du vingtiéme Fevrier 1554. contre les Anglais allans achapter vins aux champs, ne le peuvent faire sans congé, ores qu'ils ayent un correticr: mais les bourgeois lès peuvent mener goustér le vin de eur creu seulement. » (Darnal, Suppl. des chron. de Bourdeaus, p, 70.)
2 Voyez duns le recueil de Rymer, L. VI, p. L41, et dans lé rôle gascon de la deuxième année de Henry IV, m. 8, la liste des nations qui fréquéntaient Bordeaux au commencement dn xve siècle.
2 Anciens et nouveaux Séatuts de la ville et cité de Dowrdraus, ete, p.108,
c'était la faute du prévôt de l'O sujet une police et juridiction qu'ils d ieu eux-mêmes. Le roi leur accorda la plénitude qu'ils réclamaient sur tous les navires qui duits au port et havre de la ville et de leur assigna, au profit de la cité, toutes.
dr he is PP et. statunen/ outre: 4%
NE es mdr ure-deuxtaient pas encore exploitées comme elles lé furent plus fard, où l'a routes émpéchalt de transporter au loln les pierres qui trouvé parmi les minutes de Douzeau plusieurs actes concürn de matériaux, l'un du 3 août 1558, portant vente, par nn hal Sulpice, de trois cents denbleyrons à rendre sur le port de de Cadaujac, un autre du 43 février 199, relatif à une : de taille par un habitant de la paroisse de Grésillac; d 4 août 4399, il est fuit mention de pierres de taille de S Bouchet pour la construction d'un pulls à Bordeaux; eL notis 41
oo de ds irost pain maria Era séao8 ei ÉD ES Voyez, sur le sens de doubleyrons, Anciens et nouteaite Statuts de la tille et cité de Bowrdeans, p, 145, -
défendu à tout navire de jeter son lest dans la Gironde; 2° que, le vaisseau arrivé, le maire prescrirait où le lest devrait être porté, et recevrait le serment qu'on n'en avait jeté aucune partie dans la rivière. Le roi déclarait, au reste, que, par ce don, il n’entendait préjudicier en rien à la juridiction attribuée au prévôt de Bordeaux sur les étrangers!. Forts de cette ordonnance, les jurats la rappelaïent sans cesse pour régulariser le délestage des navires sur la rivière ?; ils cassaient résolèment en 1682 un appointement des officiers de l'amirauté au sujet du délestage d'un bâtiment”, et faisaient publier, l'année suivante, une ordonnance en forme de règlement, dans le même sens*; règlement d'autant plus nécessaire que depuis longtemps on se plaignait « du manquement de police à bailler plasse convenable et eommode sur le port pour y deposer à l'abry le sable du delastement des navires Ÿ. »
À Ordonnances des rois de France, éle., &. XVI, p. 376-870.
? Continwation de la Chronique bourdelaise, ete, p. 25, ann. 1674.
3 bd, p, 75.
Lbid., p.81, 82. Voyez encore p. 135, 120.
3 Us et costumes dé La mer, p. 497. Clcirac ajouté : « Les maire et jurats dé Bourdeaux, por principe de mesnagerie, ont despuis peu donné h ferme de gaudance on d'emphytheose, à longues années, les anciens maguzins on plassages du Jast qui estoit jouxte et à couvert du mur de ville, entre Ja porte du Ghapeat rouge et la douve du chasteau : de sorte que les delasteurs sant à presens constrains de descharger le sable sur la filaise au bord de la riviere, et de Va les vents d'aval les attaquent par derriere, et par costé les espandent, les belutent comme neige ou fleur de farine dans la riviere, D'abondant Ia ravine des pluyes, et le gros de l'eau, les attire en son sein, et c'est la matiere qui forme et fournit tant d'atterrissemens ot nouveaix bancs én ladite riviere, L'un de cvs bancs, $il faut en croire le mème auteur, p. 406, avait été formé par un dépôt de lest de vaisseaux anglais, « banc composé de sable ct de ment gravier rougeatre venu d'Angleterre, » consigné dans la sixième carte du Flumbéan de la navigation dressé par Gnillaume Jeanszoon.