‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaiseChapitre 20 sur 34 · LES ÉTRANGERS À BORDEAUX AU XYS ET AU XVIO SIÈCLE · texte numérisé non relu

LES ÉTRANGERS À BORDEAUX AU XYS ET AU XVIO SIÈCLE

Priviléges des marchands anglais à Bondoaux. — Réquète du duc de Seffolk an parlement, — Obligation nposée au prévêt de l'Ombrière du jugor lus étrangers sotsmairement, — Dispo= sitions législatives relatives aux marchnts du dehors: — Benoneiation de Louis XE aù droit d'aubaine vis-à-vis des étrangont douviciliés à Bordenux. — Ordonnanos de François Ts pour exiger caution de eus étrangers, — Cutsaires bonlelais an xvi siècle. — Gricfs des marchands de Bordçaux expasés à l'ambassadeur de France en Angleterre, on 1569, — Communication de celui de ee dernior pays on 151. — Ordonnance du roi de France Henri IT prélibant l'emploi des navires étrangers. — Acte du parlement de Bordeaux en faveur du commerce international, — Suppression de la traite foraine, — Lottro do Montaigne. — Arrêt du parlement rendu en 4645 pour défendre do lever certains impôts sur Les marchandises transportées par eau. = Abbaye dos Marchamls, à l'hôtellerio du Chapeau-Jiouge, — Achats considérables de vins de Gascogne pour los rois d'Angloterre, après la perte dé la Guienne ; Jicences accordées à dos marchands d'importer des vins de Bordeaux en Angleterre, — Vins de Gascogne mentionnés dans un rogistre dos dépenses de Henry VITE. — Pétition adresséo à ce prince par les marchatile anglais qui se rendaient habituellement à Bordesux ; saisie 04 confiscation de leurs navires. — Troubles cœusés dans le commerce de la Guienne par les Brigandages. — Concorial entre Louise de Savoie et Henry VIII concernant Jos pirates.

Au milieu de toutes les tribulations auxquelles les marchands d'Angleterre étaient en proie à Bordeaux, ils jouissaient, cependant, de certains priviléges que nous devons mentionner ici, au moins d'une manière sommaire, sans remonter jusqu'à l'ordonnance de Louis XII !, Considérés comme demi-bourgeois, ils étaient en conséquence tenus au payement des droits de douane pour toutes les marchandises exportées et importées; mais où les aulres étrangers, nommément les Écossais et les Flamands, payaient 7 pour 100 pour les leurs, et 26 sous de vieille coutume pour leurs vins et leurs prunes, la

1 Ordonnances des rois de France, éle., t. XXI, p.554. Voyez encore pi, 565, et 687, col, L.

ment dans les ports et hayres du resso A leurarrivée, les Anglais étaient tenus,

aux statuts, de se munir d'une billette de la « leurs marchandises, et de les décharger en ils n'étaient obligés de les exposer en vente aux libres et aux bourgeois que pendant l'apiieré jours après les avoir débarquées. Ce délai passé, et cette classe de gens refusant de les acheter, il était licite à ces

Registre du parlement de Bordeaux, 1. 13, Be Lam et 1Euoût 1615.

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX, 391 étrangers de les vendre à qui voulait s'en aecommoder, et, dans le cas où ils ne pouvaient s'en défaire en gros, ils avaient la faculté de les vendre en détail, privilége que n'avaient ni les Écossais ni les Flamands.

Ces priviléges furent abolis à la suite du siége de la Rochelle, et les Anglais, cessant d'être traités autrement que les peuples dont nous venons de parler, eurent à payer les mêmes droits de douane, à l'intérieur comme à l'extérieur, pour les marchandises qu'ils importaient à Bordeaux, ou qu'ils exportaient ?.

Un privilège, encore plus précieux peut-être, pour des gens souvent pressés de revenir chez eux, élait celui qui les protégeait contre les longueurs d'une procédure, surtout dans les cas de contravention et de délit. Comme les autres étrangers, ils étaient justiciables des juges royaux, à moins qu'ils ne fussent bourgeois ou jurats, où accusés de crime contre des bourgeois*; et le prévt

"4 Anciens et nouveaux Siatnts de la ville et cité de Bourdeaus, p. 143.

? Sue Papers, Domestic Series, Charles 1, 1855, n® 8, 9, 10. — George Blackall, l'auteur du Mémoire qui nous a fourul la plus grande partie des détails «i-dessus, conclut en nous informant qu'il avait passé plusieurs années à Paris, occupé à régler des difficultés qui s'étaient élevées entre des Anglais commerçant à Morlaix et les hourgeols de cette ville. Auparavant, à ee qu'il semble, il avait séjourné longlemps à Bordeaux, Avant en l'occasion d'être témoin des diverses vexations dont les Français usalent artificieusement, dit-il, pour forcer lés Anglais à quitter leur résidence habituelle en France, il propose plusieurs moyens pour mettre un terme à ces ennuis. L'un d'eux serait d'entrétenir à Paris, à l'exemple des autres nations, un conservateur, ou, comme nous divions aujourd'hui. un consul général, Bien qu'il parnisse n'avoir en vue que le bien publie, il n'est point malaisé de démèler que le conseiller aspire à la place dont il propose la création.

Au Tlem et au régart des estrangiers demourans em land. ville qui ne sont bourgois ne jurez de La communité de lu, ville, lesd. maîre et jurez n'en au vont court ne cognoissance en actions personnelles en défendant, sc ce n'estoit de leur consentement et voulenté; mais seront convenuz devant les juges

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par les ducs de Normandie, po

et attirer les étrangers dans leurs é Ce même motif avait sans doute fait

de 65 sous5, On ne voulait pas non ph

grues palilseethol tn Sel

douceur de nos lois, ce qui aurait he

ras qui la cognoissance en appartient, — Hem L

trangiers commectoient añcun crime contre lesd. bourgeois, ile «

devant le maire, et autrement non. » Registre des G:

en 1456. (Archives de l'Empire, X. 10117, folio 3 recto.)

1 Coutumes du ressort du parlement de Guienne, ete, (Pa:

mothe.) À Bordeaux, x, »ce.exvi, in-8, 1. 1, Avant-propos, p. Xxxij * Anciennes Loir des François, ete. À Rouen, m. n0G.Lxw, À

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