‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaiseChapitre 21 sur 34 · p. 425-427. — Voyez, dans le grand recueil dés · texte numérisé non relu

p. 425-427. — Voyez, dans le grand recueil dés

tes des rois d'Angleterre, une ordonnance rendue pat Jean

20 avril 1206, septième année de son règne, en faveur des étrangers Û

Bordeaux, { Mot, Htt, pat., vol, L, pars 1, p. 65, col, 2.) - 408 2 Las Constumas de la vila de Borde, $. 22. (Cout. du res, du pariode

Gnienne, LA, ps 34) H ne faut point omettre de dire que cette amende était |

double quand un étranger battait un bourgcois, (9$.5 0125, p. 10,25)

'erre, Je

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 303 nients pour la ville, « par la raison qu'elle en serait diffamée par les étrangers qui ont loi plus sévère en leurs endroits, que nous !. »

Enfin, de quelque pays qu'ils fussent, ceux qui voulaient séjourner à Bordeaux étaient exempis du droit d'aubaine; en d'autres termes, ils avaient la faculté de disposer à leur gré des biens qu'ils y avaient acquis, sans lettres de naturalité, et sans être tenus à rien payer pour cela au roi ni à ses successeurs. Louis XI l'avait ainsi voulu pour rendre la ville de Bordeaux peuplée et marchande, d'autant que plusieurs habitants, ayant suivi la fortune des Anglais, s'étaient retirés en Angleterre; et il n'avait excepté de cette faveur que les ennemis de la France,

En revanche, nombre d'étrangers s'étaient faits naturaliser, et à la faveur de leur nouvelle qualité, ils servaient de prête-noms à leurs compatriotes pour faire entrer en franchise des marchandises d'autrui en la traite et grande coutume de Bordeaux, François 1“, voulant couper court à un abus ruineux pour le fise, rendit à ce sujet une ordonnance en date du 29 juin 1534. Les étrangers naturalisés devaient donner, entre les mains des contable et contrôleur à Bordeaux, caution suffisante

1 Las Constumas de la vila de Bordeü, $. 39. (Ibid, p. 33.)

#juin 1472, février 1474, (Ordunnances des rois de France, cto., t. XVII, p. #24, 525.) — Du, Nic. Hoerii Decisionum aurearum… Bars prima, etc, Lugduni, m.o.1rx., in-follo, quest, XF, p.32.) — Ges priviléges et immunités faisaient sûrement partie de ceux qui avaient été octroyés aux Anglais conmerçanth Bordeaux, par Louis XII ou ses prédécesseurs, et que ec prince s'engugeait, en 4514, à confirmer. (Rymér, Faxera, vol. XI, p. 412. — Macphérson, Annals of Commerce, vol, I, p. 47.)

3 Delurbe, Chronique bourdeloise, année 1474, p. 27.

ones d les 72 rit conne bar à revenons À ceux de nos co SAGE

en Angleterre.

Si l'on error van

des gric des marchands français et en ceux de Bordeaux.

Par la coutume générale de ce pays, disent les sants, tous les marchands fr < my , merce des vins, sont tenus et contraints de reine, ou à ses officiers, 5 sous sterling, pour le droit de coutume, et les deux autres y téillerage. de chaque, lonoeau… «. EL. combi

1 Registre des édits et letirés patentes du roi, 1820-26, 4 | chives du département de la Gironde.) nie" Ag ds ra de San TR CNT

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 395 les pétitionnaires, que telz droictz diminuent grandement les proffictz que les marchandz debvroient rapporter de leur marchandise, néantmoïns auleuns gentishommes des lieux de Beaumares et Lerpour, en Galles, mesmes ung nommé Richard Boucler, se sont efforcez, et, de faict, ont contrainetz plusieurs desdiets marchands à leur bailler et fornir deux tonneaux de vin par chacun navyre qui y descend; et, entre aultres, Pierre du Perrey, marchand de Bourdeaulx, y ayant faict conduire, despuys deux ou trois ans, deux navyres, a esté contrainct, oultre lesdietz droietz de coustume et boteillerage, fornir quatre tonneaulx de vin, » Notre compatriote s'était plaint de cette exaction au lord grand trésorier, lequel, après en avoir conféré avec Sir Nicholas Throckmorton, en présence dudit Buckler, avait promis à du Perrey de lui faire rendre justice; mais, à ce qu'il semble, cette parole était restée sans effet !.

Un autre ambassadeur, Sir William Pickering, écrivant de Paris au conseil royal d'Angleterre, lui annonçait avoir vu le connétable dé Montmorency et reçu l'assurance que les règlements des marchands dé Bordeaux relatifs au commerce des vins, qui avaient soulevé des réclamations, seraient annulés ?.

Si cette promesse eut son effet, il est douteux que les

LDépèche de Londres, 1569. {fteoueil des dépéches des ambassadeurs de France, ete, publié par M, Alexandre Teulet, 1. 1, p. 241, 242.)

? Turnbull, Calendar of State Papers, forelgn Series, of the Relgn of Edaward VE, p. 187, n° 468. — La même année #54, le roi de France accordait la permission d'exporter en Angleterre quatre cents tonnes de farine de plus Qu'il n'avait été demandé, à prendre en Gascogne et en Guienné, à anse de la disetté qui avait régné cette année en Picardie et en Normandie. (Jbid., p. 203, ne 511.)

dec de deresait lt décha:

fat lisur es toikagerss Vou de 1580, un acte du parlement de clame des mesures de réciprocité commerce international : « À esté cet acte, que la Cour est d'avis que le si (de Biron) fasse remonstrance au roy afin qu'il plaisir faire entendre par son ambassadeur enx d'Angleterre à ce que les marchands habi Guienne qui sont en Angleterre soient exemp nouvelle levée et imposition, et en cela vo les marchands de France lout ainsi que le roy 4 exem et gratifié les Anglois pen pee voy®. »

Deux ans après, Henci NI favori Je € on

Le P. Fournier, Hydrographie, ete, lis. VI, sr à # Comme rendu des travaux de ln Commission dés moidunents. ment de la Gironde, ote. Paris, 1854, in-8e, p. 60, : |

E = : ee | L

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 397 Bordeaux d'une façon signalée. La traite foraine, c'est-àdire les droits de douane imposés sur les marchandises à l'entrée et à la sortie, était une source de vexations pour ce commerce encore plus que de revenus pour le fisc. En 1554, avait eu lieu la suppression de cet impôt, en faveur des habitants de Bordeaux, moyennant une somme de 2,000 écus, versée dans les coffres du roi, à l'épargne‘. La suppression n'était que temporaire, et la ville désirait plus. Le maire, M. de la Rivière, fut député avec le premier président de Lagebaston, pour solliciter, entre autres chosés, « l'absolue suppression de la traite foraine. Il fut envoyé du vin de graves à la cour, le nombre de vingt tonneaux, pour distribuer à messieurs le cardinal de Lorraine, connestable, et mareschal de Saint-André?, » Nonobstant ces largesses, la jurade ne semble pas avoir alors réussi; car nous voyons la Chronique bourdeloise mentionner, à l'année 1582, « l'extinction de la traite foraine accordée par le roy 5, »

1 Supplement des chronique. de Bourdeaus, ann. 4855, folio 30 recto.

2 Jbid., ann. 1596, folio 44 recto, — Les seigneurs dont la jurade de Bordeaux cherchait à se concilier la faveur par de pareils présents, ne mésestimaient point le vin de nos contrées, On trouve parmi les minutes de Douxeau, à la date du 29 janvier 4541, une charie partie pour un chargement de cinquante-six Lonneaux dé vin à déstination dé Rouen et à l'adresse du cardinal de Châtillon; et sous le 3 novembre 448, un envoi de cinquante tonneaux au connétable de France, par Nicolas Gourle, châtelain de Rue et maitre d'hôtel de ee grand officier de la couronne, M n'est point rare non plus de voir, à la même époque, 16 sommelier du roi charger des vins destinés au monarque, elle vidame de Chartres s'en faisait envoyer jusqu'à Londres, en quantité supérieure à la consommation de sa maison. Voyez, entre autres actes, les mêmes minutes, les 6 et 7 février 1546, le 20 janvier H47, les 27 et 29 janvier, 15 et 46 décembre 1549, Les 41 février et 3 mai 1850, le 50 novembre 1593, les

27 et 28 avril 1558, étre.

3 Supplement des chronique. de Bowrdenus, fôio 36 recto.

et l'artisan lreuve prix de son ou supporter les charges publiques; et d'autar cipal commerce des habitans de cesle vill les habitans de Tholose et aultres villes qu la Garonne, tant pour le faiet des bledz, v poisson que laynes, et que lesditz maire et ju advertis par ung bruict commun que ceux dun sont resolus, soubz pretexte du default dur des garnizons des villes de seureté octroiées } de pacification, d'arrester les bapteaux charg chandizes tant en montant qu'en dessendant y riviere de Garonne, ce qui reviendroit à la totalle de ce païs. — Sera ledict seigneur roy de Navarre s plié ne permettre l'arrest desdietz bapléau el Ma) dizes estre faict tant audict Mas de Verdun que aultres

ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 399 villes de son gouvernement, ains (mais) conserver et maintenir la liberté du commerce entre toutes personnes, suyvant les edietz du roy !. »

Henri JV avait des vues trop élevées pour ne pas entrer dans celles de Montaigne; mais tel est l'empire de l'habitude, que, einq ans après la mort de ce prince, le parlement de Bordeaux se voyait obligé de rendre un arrêt pour défendre de lever des impôts sur les marchandises qui passaient et repassaient le long de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne, de l'Isle et du Lot. Suivant ce qui avait été remontré à la Cour par le procureur général, les capitaines des châteaux et autres gens de guerre, de leur autorité privée, prenaient et exigeaient des subsides, en nature ou en argent, sur les bateaux et leur chargement en transit; « au moyen desquelles impositions, porte l'arrêt, le commerce a entièrement cessé , au grand préjudice de toute la province, et ruyne particulière de ceste ville, qui est privée des commodités que le traffic et commerce luy apporte d'ordinaire, n'estant encore descendu un seul bateau chargé de vin du haut pays?,» ele.

Une autre affaire, moins importante sans doute, mais qui n'en fit pas moins de bruit à l'époque, avait attiré l'attention de la jurade de Bordeaux, En 1582, il y avait,

La Fuict h Dourdeaulx en jurade, le dixieme de decembre mil einq cent quutrevingtz-rois, » Signé : « Montaigne, Dalesme, Galopin, Pierre Reynier, Delurbe, Claveau, de Lapeyre. » (Payen, Documents inédits où pet connus sur Montaigne, Paris, 1847, in-8v, p. 25, 20, — Alphonse Grûn, dt Vie publique de Montaigne, ete. Paris, mncecix, in, p. 262, — Compte rendu de la Commission des mom. ef docum. historiques. de la Gironde, ann. 1854-55, p. 40, 41.)

2 Arrût Au 29 décembre 1645, (Archives historiques du département de La Gironde, 1. IV, p. 8, 159.

*Douzeau enregistre, à la date du 12 juin 4546, unë balles de paivre et de deux balles de gingembre, données Chapeau-Rouge par un marchand de Rouen, qui les

patriotes. Dans un autre acte du 19 janvier, le même | logis de Bretagne, situé dans la paroisse de Saint-Pierre, €L fréquenté par les Bretons. 11 y avait encore l'hôtellerie UDouzeau, 44 août 1592), le logis qui avait pour enseigne le Livavis la porte des Paux (ibid, 34 mai 1572; 14 janvier 43555), 1

Lian-Rouge (ibid, 24 mai 1557) et celle du Chenai-Hlanc (Gendr temibre 1545), le logis où pendait pour enseigne de Monde qui 20 avril 4854), l'hôtellerie de la Tour de Cordowan, dont le

membre dé la confrérie de l'Ormée, dans les troubles dé 1a Fra Couthures, 15 mai 1655, folio 524 recto), la Poire-d'Or (ibid,

2 juillet 2544, 20 mai 1564, 21 juin, 45, L4 août e1 8 octobre 12.

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX sut avec plusieurs suppôts de l'Abbaye des Marchands, et manifestèrent le désir d'assister à une audience de ce tribunal burlesque. Après le repas, elle eut lieu, La cour avant pris séance, le procureur fiscal fit un long réquisitoire tendant à ce que ces étudiants fussent condamnés à une grosse amende, à raison de prétendus manquements par eux commis. Il intervint sentence conforme. L'un des délinquants, qui était Flamand et joyeux compagnon, s'exécuta de bonne grâce en mettant un double ducat dans la boîte aux aumônes; mais son camarade, moins accommodant, regimba et se vit, entre autres mauvais traitements, dépouiller de son manteau, Entrée dans cette nouvelle phase, l'affaire fut portée à un tribunal plus sérieux, À la suite d'une plainte, il y eut une information; sur quoi il intervint un appointement par lequel le maire et les jurats condamnèrent l'hôtelier du Chapeau-Rouge et les confrères de l'Abbaye des Marchands, à des dommages-intérèts envers les plaignants. Appel ayant été porté par-devant le parlement, la Cour confirma l'appointement de la jurade, par arrêt du 18 septembre 1582".

Cet arrêt ne statue point sur l'existence de la confrérie atteinte et convaincue d'excès; il est probable qu'elle se prolongea jusqu'à la fin du x siècle. Pour ce qui est du local de ses séances , il subsista jusqu'au dernier jour de juin 1676; il avait vue, au moins depuis 1622, sur une

1 Bulletin polymathique du Muséum d'instruction publique de Bordeaux, ete, 1 TE QAn x. —. pce, nt), p. 271-274, 201-206. — Le Viographe bordelais, cb. v, p. MAIS, — Anciens el nouveaux Statuts de la ville et cité de Bourdéans, ele, dit. de 1642, p. 130. (Dex axes, hosfeleries, cabarets et cnbarediers, ve.

vins furent logés dans les celliers royaux et réduits, par suite de l'ouillage, à cent douze barriques une pipe de vin et une pipe de vinaigre !,

Longtemps après, de pareilles expéditions de vins, et de plus fortes encore, partaient de Bordeaux pour l'Angleterre. En 1485 et en 1488, Henry VII accordait à divers marchands espagnols permission de fréter des navires de Bilbao, de Saint-Sébastien et de Fontarabie, depuis quatre-vingts jusqu'à deux cents lonneaux, et de les envoyer de Bordeaux en Angleterre chargés de vin de Gascogne *, Plus tard, le successeur de ce prince accordait à un Basque espagnol, Juan de la Guisque, comme à divers autres individus, marchands ou non, qu'il voulait favoriser, de senblables licences; et son ambassadeur, éerivant au cardinal Wolsey, lui annonce trois cents barriques qui devaient être chargées sur trois navires de Bristol! Au milieu du xvi siècle, les rois d'Angleterre

2 Journal de la dépense du roi Jean on Angleterre, publié par M, Douet d'Areq. parmi les Comptes de l'angenterie des rois de France, etc., p. 205. — Pour cette expédition considérable de vins, voyez dans Rymer, L AE, part. D p. 457, un sauf-conduit pour Guichard de Lorenix, en Uate du 2 juillet 1359,

2 Rot, Frane., À Men, VIE, 0,45, 44; 5 Men, VI, m. 4, — Sous le règne suivant, on voit un navire appartenant à Pedro Ortiz de Madriego, marchand demeurant à Villebault (Bilbao), arrêté à Bordeaux à la requête d'un marchand de Toulouse; mais l'arrêt du parlement ne dit rien du chargement. (Reg, du part. de Bordeaux, B. 21, folios 52 verso et 55 verso ; 9 avril ét 8 mai 13552.)

3 Privy Seals, 2 Jul., 26 Oct. 1510, 25 Aug. 1541, 45 Jan, 1542, 12 Dec, 1515. — of. Frane., 4 Men, VIN, m. 4, 6; 2 Men. VIN, m. 12; 5 Hen. VIN, mm. 48, & part A, m. 23; 4 Hen, VI, m. 4; 5 Men. VIN, m. 7, 8, 42, 46, 17; GHen, VAN, part I, m, 44. — or. pat. 5 Hen. VIN, part f, m. 21; 6 Hen, VIN, part 4, m, 46 in dorso. — Parmi les mêmes Rôles français (4 Hen. VIN, m. 6; à 6 Ben. VI, part H, m. 14), on trouve une permission à deux marchands italiens d'importer en Angleterre, pendant l'espace dé cinq ans, toute espèce die marchandises, excepté du vin de Gascogne.

4 State Papers, ete, vol, VI, p, 92.

| Por ras Vin, à étaient destinés aux fêtes de

funt. Il est de. fait que le Ba pas plus'que ses piles que ce prince et ses sujets ne s'en linsse seulement # et montrassent eee l

1 Une pièce des archives de Simancas (Estado, tratad Do LE AU ot motions MARS

CRot. lit. pat, 1 Hen. VIII, pars 1, m3.) ? State Papers, ete. vol. IX, p. 520.

2 Dr. Watton to the Lord Protéctor, Paris, March 27, 13474

Foreigu Series, of the Reign of Edward VI, ne 77.)

+ 1 faut voir Je statut de Ja vingt-huitième année de Henry VI Stahités of the Real, vol. 11, London, MDecexr, in li, P of England, ete. By James Anthony Froude, vol, 1, 4856, in-8e, prix des vins dé Gascogne, de Guienne et de France, est Himité à 8 di gallon, tandis que les vins de malvoisie, de Romagne, les sacks et a doux, pouvaient être détaillés à raison d'un shilling, En 4540, il conseil que les vins de Gascogne seraient tarifés à 4 livres le tonnes cedings and Ordinances of the Privy Couneil in England, vol. V! Sir Harris Nicolas, 1857, in-&, p. 05.) — Nous ne savons dans qu étaient rangés les vins rouges et elairets de Sainte-Foy ét des environs «

ET DE LA NAVIGATION A BORDEAUX. 405 noncé pour les vins du midi de l'Europe et pour les vins de liqueur. On a publié l'un des registres de sa dépense pendant trois ans, et l'an y voit figurer une assez forte quantité de vins, entre autres de vins de Gaillac!.

A cette époque, l'appréhension d'une guerre imminente paralysait-les affaires entre la France et l'Angleterre, et faisait hésiter les marchands anglais qui avaient l'habitude de se rendre annuellement à Bordeaux, à se mettre en route. Dans leur perplexité, ils s'adressèrent à Henry VIIL pour savoir ce qu'ils devaient faire; mais le roi, qui cachait son jeu, fit attendre longtemps sa réponse. D'abord il considérait que ses sujets avaient une grande quantité de marchandises à Bordeaux, et qu'il importait de les amener en Angleterre, ce qui ne pouvait avoir lieu qu'autant que ln flotte y arriverait de là manière accoutumée®?, Secondement, il mesurait toute l'étendue de la

tnt boite et douseur, » mentionnés dans deux actes de Douzeau, l'un du 47, l'autre du 30 novembre 1550.

3 The privy Purse Expences of King Henry VIT, ete, ed. by N. H, Nicolas, London, 1827, in-8. Voir l'index aux mots Wine, Galiack et Sodde. — Nous avons déja vu, p. 460-171, le prix que l'on attachait autrefois aux vins de Gaïllae et l'importance du commeree de cette localité : les documents que mous avons consullès depuis viennent à l'appui de ce que nous avons dit. Nous nous bôrnérons à citer les minutes de Douzean, à la date du 7 décembre et du 15 février 4548; du 46 février 1590; des 46 et 20 mai, # décembre et dernier de février 4551. Les vins de Gaillac y figurent souvent en compagnie des vins de Rabastens, qui ne le cédaient en rien aux premiers, Deux obligations passées pur-dévant lé même notaire, les 12 et 24 janvier 1347, témoignent des rapports qui existaient autrefois entre Rabastens et Bordeaux ; et, dans un acte bien plus ancien, ün voit, cn 1300, les dues de Berry et d'Auvergne, d'Anjou et du Maine, au moment de se rendre en dtages, pour le roi de France, en Angleterre, charger les marchands Ge Rabastens de leur amener deux cents barrtques de vin et d'autres denrées pour la consommation de leurs maisons, CHor. Frane., 54 Ed. HE, m. 4.

2 Vos, ci-dess., p, #7, — Un acte de Douzean, du 27 fév. 1558, fait mention, h cette date, de la flotte de Bretagne venue à Bordeaux pour chercher iles vins.

que François I, pendant que ses am

Calais, n'entreprendra rien à Bordeaux ou les navires des Anglais, et que si, conférence de Calais, une trève est eoncl seront en sûreté. Cependant le cardins Français, et suggère deux précautions à p d'eux. La première consiste à ne laisser pass deaux que des navires d'un certain tonnage, nombre à la fois; la seconde, de permettre aux d'importer leurs vins dans des navires étrange

Français, comme aux Bretons, d'exporter des Gascogne, ce qui augmenterait le produit des et ferait arriver la marchandise en Flandre etd

! Page te Wolsey, 1521. (State Papers , ete. vol, E, part À, pe 47

ET DE LA NAVIGATION 4 BORDEAUX. 407 possessions de l'empereur, qui autrement en seraient dépourvues !. Après avoir longtemps balancé*, Henry se rendit aux raisons de son ministre, et permit aux navires anglais d'aller à Bordeaux; mais l'événement justifia pleinement l'opinion qu'il avait eue des dangers d'un pareil voyage : car, quelques mois après, ces navires furent saisis par François If et confisqués *.

Ce bkantenelisetenn mais d'autres calamités devaient en effacer l'impression. Deux aventuriers, le capitaine Robin et un nommé Puypéroux, se disant porteurs d'une commission du roi pour mille hommes de guerre de l'autre côté des monts, avaient recruté jusqu'à cinq cenls individus « lacays, bandoliers, vagabonds, » qui avaient commis tous les excès imaginables dans le Limousin , le Périgord, l'Agenais et le Bazadais#, Il n’est pas dit qu'ils s'attaquassent aux marchands; mais on ne saurait douter qu'ils n'aient commencé par là, à l'exemple des bandouliers des Pyrénées, représentés par un écrivain presque contemporain comme faisant plusieurs courses sur les peliles villes et les villages du plat pays, volant et pillant les marchands qui allaient en Espagne ou en venaient‘.

La bande du capitaine Robin et de Puypéroux était à

1 Cott, Ms, Galba, B, VII, fol, 40, — Sirype, Memorials, vol. E, p. 28, — Fiddes, Life of Wolsey, appendix, p. 75, — State Papers, vol. 1, part E, p. 47.

2 State Papers, vol. 1, part 1, p. 82.

À Jbld. — Plus loin, vol. IX, p. 282, 285, il est fuit mention de quinze on seize navires anglais qui avaient êté capturés, avec leur chargement de vins, au mépris de l'assurance donnée par l'ambassadeur feancçais à Londres, qu'ils pottvalent aller sans ératnte à Bordeaux.

# Registres du parlement de Bordeaux, B, #7; arrèt du 2 mai 1524.

* Ant. de la Personne, Aquitaine Graphie, ele. eh. 1, p. 18.

ARR ouise | de François Ir, et Henry VII, pour e leries et déprédations qui se comme procès à leurs auteurs #,

Reg. du part, de Bordeaux, B. 24; ordonnance du 20 av 5 * Jac, Aug. Thuani Hist, sui temp., Wb. XXXIV, cap. #, it ÿ D. 330, — Traduct, française, &. IV, p. 407, 408. 3 Minutes d'Adenet, en date du 2 mars 1500. — Parmi ce notaire de Bordeaux (Girard, 312. 4, sans daté), un trouvé. à lages de la soldatesque du eonnétable de Montmorency, vers xvie siècle, À ln fin, l'état des choses né s'était pas amélior avisé, Henri IV accordait des indemnités aux commerçants que avaient injustement rançonnès. On le voit, on 1585, ordonnancer Ramond Marlin, de Nérac, bourgeois et marchand de Bordeaux , Ja s0 100 eus sol « pour recompense de la perte qu'il a faiete 1 Luy {

h lis Peyrètes pour ceux de la garnison de Pemirol, et cé conf mens, actendu qu'il en avoit payé la contribution, « (Archives

des Basses-Pyrénées, I, 2706.) s Reg. des édits et lettres patentes du roi, 1520-4156, folie 6 recto, hives s du département de Ja Gironde.) — Une ordonnance de François be, vier US4, Fendi Palettes tétons de grand ben munir ST sévérité Îls étaient punis,

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