‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaiseChapitre 22 sur 34 · COMMERCE ENTRE BORDEAUX ET L'ÉCOSSE · texte numérisé non relu

COMMERCE ENTRE BORDEAUX ET L'ÉCOSSE

Anciens rapports de commerce entre Rondeanx ét l'Écosse ; usage du vin de Gascogne das ce pays, pendant le xur ot Je xnv siècle; faits à l'appui, — Echange, dans le sfècle suivant, dé claret contre des marchandises écossaisés : dispositions législatives concernant la vente pee Ces te Écosse, — Aïire de George Wallace; part qu'y prend Jacques IV, — Consommation de élaret par Jacques V. — Réglement do Marie Stuart relalif à la vente du vin. de Gmcogoe en Écosse, — Expéditions de ceito denréo dans co pays par Tordeaux, vers le milieu du wi siècle. — Saisie sur cette place de vins du haut pays appare tenant à dos marchands écossais ; autres saisies de vias de Gascogne opérées sur des marchu dé Dundec ét de Burntisland ; voyages périodiques des marchands écossais à Bonleaux. — Raisons de Ja grando consommation de nos vins en Écosse au xv1" siècle, — Arrestation des marchands écossais on Franco dans l'automne de 1570; réclamation de la reine Eliza= betli à ce sujet. — Rügloments municipuux rolatifs aux Écossais à Bordeaux, — Échange d'enfants entre un Bordlais el un Écossais, — Écossais hospitalier de J'hègital Saint= Atilré de Horndeaux. — Exportations dé Glasgow pour notre ville, — Les vins d'Espagne et de Portugal romplacent, sur los marchés de l'Écosse, ceux ile uos contrées.

Au nombre des pays en relation d'affaires avec Bordeaux, il faut compter l'Écosse, principalement depuis la réunion de la Guienne à la France. A ne voir qu'un acte des Rôles de Normandie, au commencement du xm° sièele!, et surtout l'état d'hostilité où se trouvaient continuellement le nord et le sud de la Grande-Bretagne, on pourrait croire que l'Écosse recevait ses vins du centre de la France, par Rouen et Dieppe, plutôt que de la Gascogne et de Bordeaux, qui faisait partie des possessions de son ennemi; il ne paraît pas, cependant, qu'il en. fût tout à fait ainsi. Parmi les lettres patentes de Van 1253, on trouve une licence accordée à un certain Raymond Verend, de Montauban, pour conduire, celte

2 otli Normanniæ, vol. 1, p.81, À. D. 1205,

de cent soixante-dix-huit, sans doute pèce, pour sa maison . Un compte d'un Jan mentionne l'achat d'une pièce de vin d

en même temps que d’une barrique de vint d un conseil tenu à Perth. Bien peu d'anne

1 Pat. Lit. fact. in Vase, 37 Hen. NI, m. 5.

4 Cosmo Innes, Scotland in the Middle Ages, ete. Edinburgh, €h. vu, p. 253, — L'auteur cite la Chronique de Lanereost; muette sur ce fait, et ne parle que de la richesse de Berwick à lé Alexandre III déléguait le payement d'une dette sur le produit des di cette ville,

3 C. Innés, Scotland in the Middle Ages, €h. 1v, pe 124, «

# The Aceounts of the Great Chamber lains of Scotland, ete. , Xôl. L M, 006. xxx — m.coc.Lxx, Printed at Edinburgh, m.ncce. xvu., inf, p, ‘47, On y re 459 livres payées pour ces vins en 4264, et lescomptes du shérif d'A n le prix du vin fourni Ja même année à la garnison da château, (lhid., p, 44):

7 The Accoumnts, ele. vol. 1, p. 444, n° 1365, — Les Allemands nese bor-

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. LI que signalée par Fordun, les vins de nos pays affluaient en Écosse parmi les approvisionnements de l'armée anglaise!, et, en 1317, le maire, les jurats et la commune de Bordeaux y contribuaient pour un don de einq cents barriques ?. Vers le mêmé temps, un fournisseur, nommé Jean Hoquet, ramassait en Guienne tout ce qu'il pouvait trouver de blé et de vin, toujours pour alimenter l'armée d'Écosse”, ce qui mettait dans la nécessité de s'adresser au roi de Portugal pour avoir des provisions et les transporter en Gascogne. En 1332, nouvelle demande de vin, à cause de la guerre d'Écosse, à envoyer promptement en AngleterreS, et fourniture par deux marchands de vin de Bordeaux, Laurent de Vitrac et Jean Exchequer, de cinquante barriques destinées à la consommation de l'armée arrêtée à Perthf, Enfin, en 1338, on trouve une ordonnance de vin en faveur du roi d'Écosse’, et,

natent pas, à ee qu'il paraît, à faire ainsi concurrence à nos produits; ils les arrêtaient encore dans leur marché vers l'Écosse, Un certain Adam le Clere, de Lynn, avait chargé en Poitou du sel, des lamproies de Nantes et d'autres articles, à destination de Perth ; il fit, en mer, la rencontre de pirates de Grippéswolde, de Slralsund et de Lubeck, qui firent main hausse sur son navire. Plainte à Edward HE, qui écrivit aux échevins et prod'hommes des trais villes hanséatiqués pour leur démander justice; n'ayant pu l'obtenir, ce prinee fit saisir, pur les baïllis de Saint-Botulph, les marchandises des compatriotes des pillards, consistant surtout en poisson see, peaux dé daims et cuirs. Voyez C.Sarlorius, Urkmdliche Geschichte des Ursprunges der Deutsche Hanse, ete. LI, no eux, p. 35-500. L'acte qui nous apprend ces faits est du 45 juillet 1346.

E Hot, Vase., 4 Ed. I, nr, 21.

2 id, 10 Ed. I, m. 2. (Rymer, Pasdera, ete., vol. HE, p. 647.) — 11 ct 12 Ed, U, m. 10.

A oi, 13, 46 et 47 Ed. IE, m, 1,

k Bot, Hit, claus., 18 Ed. IT, m, 8 x dorso, (Rymer, vol, IV, p, 146.)

* Hot, Vasc,, 6 Ed, DE, m, 6,

ibid, 9 Ed. IE, wi, 2,

Rotuli Scotia, 42 Ed A, mn. 6, CRymer, vol, V, p, 85.

* vention, elle ne prononçait qu'une légère ai

eux de la vie®, D'autres fo rer

2 Chron. desire Jean Froissart, lv. ler, part. Îl, ann, 10754 41,

* James I, parliament 11, €. 47. (The Lawes and Actes folio 49 verso.)

# Rotuli Scofiæ, vol. 1, p. 247, col, 2, À. D, 1424,

#G. Ines, Scofiand in the Middle Ages, ete, Ch. vin, pe 22,

# Jac, 1, part, 10 (A, D, 1454), €. 451, — Jae, VI, parl, 1 (A: — Etienné Perlin, Description des royautmes d'Angleterre et d'| Paris, 1558, in-8e, futio 35 recto, — Les Ecossais en France, ete, Le 306. — En 1500, lond Lovat importait ses vins, son suere ét ses Franee, en retour du saumon péché dans ses rivières, (Chumbees, Annals of Scotland, vol, 1, p. 208.)

9 Jac. HN, part. 42 (A. D, 1482), c. 84,

T Statutes of the Gild, eh. xxxvn; apud Hegiam Majestatem, folie Voyez encore le ehapitre xxxvur, relatif au transport des vins.

Cette sollicitude de l'autorité pour assurer la bonne qualité des vins parait avoir inspiré une disposition législative prise en 1436, Le parlement assemblé cette année défendit expressément d'acheter du vin aux Flamands qui venaient trafiquer en Écosse, sans doute parce qu'ils frelataient les vins de la Rochelle et de Bordeaux qu'ils vendaient, l'état des communications ne permettant que difficilement un pareil voyage aux vins récoltés dans les possessions du due de Bourgogne !.

William Dunbar, du moins l'un de ses contemporains, nous montre un moine de Berwick apportant à une bourgeoise de cette ville deux bouteilles de vin de Gascogne *. En 1518, Jacques IV écrivait au parlement de Bordeaux pour lui recommander la plainte de l'un de ses sujets, nommé George Wallace : « Acquéreur de bonne foi et depuis longtemps, dit le roi, d'un navire marchand appelé le Volant, George en avait eu, pendant trois ans et plus, la possession paisible. Sans défiance aucune, il l'avait expédié à Bordeaux pour y faire un chargement de vin desliné à notre royaume. Dans le port de cette ville, un habitant, alléguant que, sur ce navire, Robert Gardiner et Duncan Campbell s'étaient, plusieurs années auparavant, approprié quelques barriques de vin, a fait à son tour saisir ledit navire tout chargé et a traduit

1 Acta parliamentorum Jacobi 1, À. D. 1456, vol. 11, p. 24, col. 2. — Les Ecossais en France, t. 11, p.301, 502, — On trouve, cependant, en 1447, un satfconduit pour un envoi de vins de Beaune en Angleterre. (Ro, Franc. 5 Men, V, mn. 24.) Les trois cents pipes de vin de Normandie qu'en 1388 deux marchands de Florence avaient obtenu de charger, en trois navires, sur la Seine et de conduire en Angleterre (ibid, 12 Rice, HE, m.12), étaient sûrement des vins de la hasse Bourgogne.

2 Thé Fréiris of Bervik, +. 458. (The l'oems af William Dunbar, édit. by David Laing. Edinburgh : moccexwxiv, in-8e, vol, 11, p. 8 & 586.)

na pale vire est entré dans un port de Fran une fois qu'on a commencé à le cl dans l'intérèt de la navigation, être là. » Jacques IV demande, en t, qu'il cédé le plus promptement possible à k ne celte affaire, et que, selon les règlès de la justice, Wallace ne souffre aucun dommage, ete. Ex le roi écrivait, sur le même sujet, à Frai Le livre de dépenses de Jacques V nous :

cave de ce prince assez bien fournie; il s'y trous qu'il parait, du vin blanc *, du in d'Anjou”, d du vin de la Rochelle’, dela malvoisie®, du m

À Epistole Jacobi Quarti, etc, vol. L, p. 300-515, nét Lx ét 3 Excerpto e libris domicilié Jacobi Quinti, cie, woxxv-moxxxm. M BOCC. KXXVE., nb, pe 190.

2 Did. p. 192.

+ Hbid., pussim, sed præserlim, p. 85, 185, 102, 100. 3 Hbid., p. 80: 5 Hbid,, p.185.

Ab. app, pe 35. — Le museat fnescdatl) o4 la malvoisie (merexye,

du vin du Rhin!; mais on n'y rencontre pas de vin de Gascogne.

Le vin de Bordeaux figure plus tard dans une ordonnance de Marie Stuart portant défense de le vendre plus de 20 livres la tonne? et 10 deniers la pinte, tandis que le vin de la Rochelle était taxé à 16 livres et à 8 deniers*, Nous savons, au reste, que les rapports commereiaux entre. Bordeaux et l'Écosse étaient fréquents

mentionnés, avec le sack et le sin du Rhin, dans Philofus, comédie écossaise qui date de 100%. Voyez l'édition de Robert Charteris, où la réimpression de 1835, fulio B verso, st. 20, 21, 3, et folio B 2, st. 20,

À Excerpta à libris domicilié Jacobi Quinti, ete, p.88.

2 The Lowes and the Actes of Parliament, ete, folio 136 recto et verso, — Plusloin, folio 450 recto, {l est question du payement du droit sur les vins. (lames VE, parliament xx, €. 206, A. D, 1504.)

3 The Acts of the Parliaments of Scotland, vol. 11, p. 485, col. { & à. — David Laing, the Poems of William Dunbar, vol, 14, p. 205, 24. — Ainsi que le fait remarquer Sibbald, cité par le savant éditeur, du temps du poéte, on prenait en Écosse de grandes précautions pour que le vin destiné à la consommation fût bon et peu coûteux. Sous le règne de Jacques 11, le parlement déféndit, sous peine de mort, de mélanger ou de frolater le vin. Celui de France continua longtemps à se vendre en Écosse à très-bon compte et à y abonder. En 1520, lé prix de ce vin, conformément à un règlement arrété par le conseil municipal d'Edinburgh, était de 6 deniers la pinle Cle demi-gallon anglais), monnaie écossaise, En 1528, les magistrats d'Aberdeen votaient à l'historien Hector Boyce, à l'occasion de son doctorat, une tonne de vin, à livrer quand les vins nouveaux arriveraient, ou la somme de 20 livres, à son choix. (Kénned$, Annals of Aberdeen. Aberdeen, 4818, 2 vol, in-4, vol, Il, p. 567.) En 4615, l'évêque d'Orkney recevait en don du vin d'Espagne et de Bordeaux, ét, en 4660, la fontaine de la croix du marché, à Edinburgh, donna, dans une occasion, du vin en abondance (a Diary of publie Transactions and other Occurrences, chiefhy in Scotland, ete. By John Nicol, Printed at Edinburgh : m. CCG. XXXVI., in-W, p. 205), comme, dans une autre, lés fontaines de Linlithgow répandirent, en 466%, dut vin de France et d'Espagne. M. Chambers, qui a recuellli ce dernier fait (Domestic Annals of Scatlund, vol. JT, p.294), cite plus loin (p, 501) des funérailles oû l'on but du élaret, en 160%, Voyez, sur l'usage du vin parmi les basses classes de la société en Écosse, au xvne sièele, un Mémoire de M. Jos<eph Robertson, dans les Proceedings of the Society of Antiquaries of Scatland, vol. TL, part: 1, p. 424-450.

autres marchandises, jusqu'à conc! d

de 1,563 livres tournois, un tiers audit La autres deux tiers au patron et aux compagnon vire, « pour la susdite marchandise mener ét cor audit lieu de Dieppe, Picardie, Angleterre, E

Escosse, là où ils pourroient espérer d'en | Le 30 mai de la même année, un march affrète le Matthieu de Craon, à l'ancre à pour aller charger du sel en Brouage et le poi barton, ou autres ports voisins. C'est encore à chure de la Clyde que Guillaume Audierne expé

Minutes de Douzeau, 3 février 4546.

+ Ibid, 43 février 1346.

3 Chargement, sur le Bon Espoir de Fécamp, de vins à destination de fu L'expéditeur s'assure de la garantie de deux marchands d'York, n risque des Escossois, » (20 et 22 avril 13547.)

+ Minutes de Donzeau, 28 avril 1547. Cf, 29 avril.

8 Jhid., V8 vomi 1047,

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX, mi

de cent tonneaux de vin de Bourg (28 avril 1548); à peu d'intervalle, un chargement aussi considérable part de Bordeaux pour Edinburgh (20 décembre 1548), et un marchand écossais, Gilbert Balfour, charge soixante tonneaux de-vin à destination de Leith, Burntisland ou Saint-André (26 octobre 1540). Un autre, Thomas Odard, ou plutôt Wodard, expédie à Leith du vin, du pastel, de l'huile et du vinaigre, en quantités assez considérables !, Après lui, Nicolas « Hodoard, marchand de Lislebourg, » continue le même commerce: l'un de ses concitoyens se paie en vins d'une somme d'argent prètée où d'une vente de marchandises, et un certain William Rutherford, marchand de Leith, reçoit sommation de payer &.un praticien en cour laie 68 franes bordelais 10 sous tournois, prix de onze barriques de vin de nos contrées!

Néanmoins, la côte ouest de l'Écosse attirait toujours les spéculations de notre commerce, et deux facteurs d'un citoyen de Bordeaux, Robin de Saugues, chargeaient sur la Guillemette de ce port des vins spécifiés comme destinés principalement pour Dumbarton, tandis que d'autres marchands en-dirigeaient sur le même point, se

1 Minutes de Douzeau, 29 avril et dernier jour de février 452,

* Reçu par William Trilo, patron dé la Marie de Leith, el Patrick Foulis, écrivain dudit navire. (Hbid,, 11 février 4558.) — Nous ne pouvons entreprendre de mentionner toutes les chartes parties consignées dans le gardénate des Archives départementales de la Gironde ; nous nous en tiendrons aux minutes de Douzeau, et nous renverrons au 15 novembre ot au 24 décembre 1841, au 45 avril et au 29 octobre 1551, et au 2 décembre 1552,

+ Minutes dé Douzéau, 24 mai 1558.

# Toi, 18 octobre 1549.

$ fo, A4 mai 4588. — Un acte antérieur du mème notaire mentionne en ces termes le chargement sue le même navire, mais en Écosse, de éin-

fe Er

Melon. eussent tenu propoz eulx associer au nombre de de vin qu'ils avoïent, pour le proflict où perte qui. en p AE TON roue el Loaiey 08 Éctar ELA STIRNIS partie est ja de retour, et à present antoyt déclairé audit G c en Escosse le nombre de cinquante thonneaulx de vin, et de f vies 11] dans le navire appelé la Guithemette dé Bourdeaur, et sommé ledit ( vouloict baïlher Ja moytié que coustoyent vingt thonneanlx du vin plus que le nombre que ledit Casau avoit churgé cy-dévant, et si le vouloyt que tant lesdits fhonneaulx de vin que le retour des trente qu chargés, feust en ladité associacion, ve que ledit Casau luy a . (20 février 1548.) Suit la charte partie du chargement de cinquante arr de vin pour Leilh, sur le navire ci-dessus, à la daté du 47 février a ‘Minutes de Douzeau, 2 novembre {554 ; 4 juillet 4552, (Deux actes.) 2 Ibid, 42 mai 1851, — ? Ibid, 41 mars 4551.

+ Hbid., 45 février 1358, — L'intérêt stipulé est 50 pour 100, % Doureau, 48 octobre 1542.

€ Ibid, 43 avril 1. ” «|

ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX. 419 relatives aux mesures prises pour la réception de l'armée envoyée en Écosse par Elizabeth, il fut répondu que l'on avait arrêté entre les mains des marchands, à Dundee et Burntisland, deux cents tonnes de vin, qui seraient délivrées aux commissaires anglais au prix de 34 livres écossaises la tonne, ce qui faisait 8 livres sterling 10 shillings'. La provenance de ces vins n'est pas indiquée; mais on peut supposer, non sans raison, qu'ils avaient été récoltés dans nos provinces, bien que le commerce de Bordeaux éprouvät un temps d'arrêt, les marchands ne se souciant pas de risquer leur vie et leurs. biens dans le voyage qu'ils faisaient chaque année en Guienne?. )

Ce n'était pas seulement les Bordelais qui faisaient ces envois : John Atkinson, écuyer et homme d'armes de la compagnie du comte d'Arran, chargeait aux Chartrons, sur la Mignonne de Dieppe, quarante-cinq tonneaux à destination de Burntisland ou de Leith (25 janvier 1549); et, deux ans après, nobles James Doig, Alexander Duran et John Kempe, de ce dernier port, y envoyaient près du double de cette quantité (11 et 13 juin 1551). D'autres, comme Andrew Dunlop et George Herhertson, marchands de Glasgow, achetaient à un marchand du Conquet quarante tonneaux de vin du Bordelais, à rendre à Dumbarton (7 mai 1549); les mêmes, en société avec John Harbourch, autre négociant de Glasgow, faisaient l'acquisition de quarante-cinq tonneaux de sel, à rendre au château de cette ville (6 mai 1550); et Jean de Bonnefont,

1 Scoioh Papers, Public Record Olive, 1560, Febr, 20, 2 State Papers, Domestic Séries, Elizabeth, 1560, Oel 51; vol, XLVIE, nos,

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écossais la Grâce de Dieu, en

de Dundee et à destination de Bon savons par de Thou que chaque année le d du collége de Guienne, Élie Vinet, rec George Buchanan, quand les marchands enlever des vins à Bordeaux”, et bien voyons de ces négociants établis aux ‘On pourrait rendre compte d'une co considérable Ÿ par les besoins d'un pays où la D

* Darnal, Supplément des Chronique. de Bourdeaus, Folio 40 + 2 Recueil des lettres de Marie Stuart, publié par le prince Labs

# Voyez un Mémoire pour sieur Antoine Leyssen, bourgeois et négnek it de Bordeaux, contre Walter Pringle, négociant aux Chartrgns, dans un rx | de factums de la Bibl. publ. de Bordeaux, Jarispr., n° 5076, t, XI, ne 2

* Voyez encore State Papers, Domestic Series, Charles 1, 1025, vol, 1W, Le et Charles W, 1604-53, vol. CXIV, ne 104, — En sus des vins de G Al de Guleane, l'Écosse recevait tous éeux dont l'usagé était répandu en Añifles

ET DE LA NAVIGATION À HORDEAUX. su

tait plus que le vin; mais il faut Savoir que, selon toute apparence, cette dernière denrée entrait, au moins à une époque ancienne, en franchise de droits, ou peu s'en faut? On l'employait à des usages qui ont disparu. Ainsi le comte de Shrewsbury, qui, en 1569, gardait Marie Stuart au château de Tutbury, écrivait au marquis de Winchester et à Sir Walter Mildmay : « Veuillez considérer que tout en jouissant, comme les autres nobles, de la faculté d'avoir une certaine quantité de vin pour ma maison sans payer de droits, les charges journalières que je supporte depuis un an, c'est chose bien connue, à cause de la reine d'Écosse, sont si considérables, que force m'est de vous solliciter de vouloir bien avoir égard d'une façon amicale à la nécessité de mes grandes dépenses. En vérité, deux tonnes par mois n'ont point été jusqu'ici ordinairement suffisantes, outre ce qui est parfois employé pour les bains de cette princesse et autres usages semblables5, » ete.

terre, Lés vins importés en 1612 sont ainsi décrits et classés dans le tarif des douanes écossaises, après les vins de Gascogne et de France qui ouvrent la liste : « Muscals, malvoisiés, el lous autres vins des crus dos mers du Levant; aucks, canaries, malagas, romneyis, hullokis, bitardls, téynis et alicantes. n Tous ces vins étaient sujets à un droit uniforme de 32 livres 8 sous d'Écosse.— En 1618, les vins en usage à Glasgow étaient ceux de France, d'Espagne, du Rhin et de Grèce, (Wodrow, Collections upon thé Lives f the Reformers and the most eminent Ministere of the Church of Scotland, vol, 11. Glasgow: M.nece,xLv., in-49, note C, p. xxwii.)

1 En 4504, l'ale était, en Écosse, à 16 deniers le gallon ; en 120, ce prix fut élévé à 30 deniers, pendant que lé vin de France n'était que de 12, Voir sur le premier usage de Ja bière en Angleterre, en 1524, Macpherson, Annals of Commerce, Vol. 11, p.65, et un petit volume de l'archidiaere Bolleston, intitulé < Olyos Aprivog- À Dissertation concerning the Origin and Antiquity of Bortey Wine. Oxford, mocez, in-4e.

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