‹ Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, principalement sous l'administration anglaiseChapitre 29 sur 34 · LL N · texte numérisé non relu

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FE avoir g les chapitres précédents, on ne peut s'empêcher de penser que les navires partis des Des-Bri- * tanniques pour charger nos vins, venaient à peu près à vide; mais vraisemblablement il n'en était pas ainsi, et il y avait toujours sur le rivage une prête à prendre passage sur ces bâtiments, « Point de marine sans Pèlerinages, » dit un proverbe du x siècle! : Ce mot, joint-aux nombreux sauf-conduits recueillis par Rymer*, et à une chanson de matelot qui a été publiée

1 Fréville, Mémoire sur le commerce maritime de Houen, 1. 1, p. UM.

Fœdera, ete, 1 X, p. 281, 386, 306, 404, 407, 667; XI, 280. (De Licentia drcendi peregrinos versus S, Jacobum Galliche.) CE. Mss, hart,, ns 1842 et seq.s

grave encouru par M. l'abl lénce du béau Mémoire de feu M. Vietor le one esp red à propos d'un de

sidérant le sujet sous un point de vue plus général.

D De A POS Qu AA arte RSS en revenaient, s'appelaient par excellence les pèlerins : “intende pellégrino, ae et MED nuava, édit. de Venise, 1706, p. 475.) Cf, Poésies populaires latines nu xue siècle, publiées par M, Edéléstand du Méril, Paris, 1845, in, p, 406. Sur l'importance de la ville de Saint-Jacques el de son pélcrinage avant les lomps modernes, voyez des Commmnes françaises en Espaancet en Portugal

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AR urin Haies, La ris à demi peine pas, pour rentrer ee li, Les mèmes Fclités

psnaer Borans, Henri de Transtanare, étant dans "

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Ebsaint Eloy et saint Romacle, »

— # Sire, Dieu ponst de vous conduire.

Merener-vous-en par Estuire, l'ar mionscignor saint Sauver, » ele.

A Chevalier à La robe verieille, . 284. jp et Contes, 1. WE, p. 294.) ? Claus. Lite. uer. in Vase., 37 Hen. A, m. 10. — Souvent c'en des chevaliers qui faisaient ces belles prouesses, témoin celui du fabliau : AE gandoit #1 prés les chomins, Ki] tuoit tous les polerins Et desreuboit les marches.

Du Chevalier du barisél, v. 27. |Fabliaux ét Gontes, 1,1, p.200. GK, pe 178, 214) + Les Chroniques de sire Jean Froissart, Us. 1 eh 1 anne 1545, ch, cexe; 1. pe 100.

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1 Hisz, de du Guesclin, citée par D, Devicnne,

2 Ms. cote, Véspasien, F. LL, folio 2 verso.

» Ordioalrement cette ofruns coma es argral Un eos!

lant d'un chevalier parti pour Saint-Jacques, dit que : « Deniers À de vingt.» Voyez Du Provost à l'aumuche, ve 468, 40, 50. ( Fabliaux et Con tes, 1. WI, p. 186, 187.) — Lés souverains sé contentaient une aumône à certains de leurs sujets qui s'annonçaient comme a “accomplir cé pèlerinage. C'est ainsi qu'Edwun] I! donsait 40 sh à Margaret Norton pour l'aider à supporter ses frais de roulé, (A : ef the Wardrabe Accomts of the 101, 4{ih, and Féth years of Eduurd Hi, duns l'Arourologia, vol. XXVI, p, 345,)

4Le P, Menestrier, la Nouvelle Méthode raisonnée du blason, Lyon, 1764, in-12, p. 282, 285, — Purdiac, Histoire de S. Jacques le Majeur, p, MO,

3 Compte de Jean de Mauléon, 1454, ete. gotohenheréoh 0 J'MIICE EE DERRR LUE, col. 1270. CN, col, 1286.)

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; ET DE LA NAVIGATION À BORDEAUX, 507 et pour y offrir un calice d'argent !, » Voilà ce can de Mauléon. entendait par chevelice, et la fin de son compte montre bien que c'était l'usage, à la cour de Brelagne, d'envoyer chaque année à Saint-Jacques-de-Compostelle un procureur chargé d'une mission semblable à celle des deux personnages dont nous venons de parler.

En remontant vers le centre ou en avançant vers le Midi, nous trouvons la même ardeur pour le pèlerinage de Saint-Jacques, mais nulle part plus qu'en Poitou. En 1137, Guillaume X, comte de Poitiers, due d'Aquilaine, l'accomplit, et meurt dans l'église même de l'apôtre de l'Espagne, pendant qu'on chantait la Passion *: En 1154, un plus noble pèlerin, à qui la terre sainte avait laissé d'amers souvenirs, mais qui peut-être cédait encore à une inspiration d'Éléonore de Guienne, le roi de France, Louis le Jeune, entreprend le même acte de dévotion5, et une charte d'Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, est datée du retour du roit. Nous trouvons encore, vers le milieu du xn° siècle, dans le cartulaire de Saint-Père de Chartres, cette mention, dont il serait facile de recueillir bien d'autres exemples : dono patris sui, qui in tlinere Sancti Jacobi defunctus extitit®.

1 Compte d'Olivier le Roux, 1457, (Mém. pour l'hist, de Bret, L, M, col, 4727.)

2 Sugerius abbas, de Gestis Ludoviei VEL, apud Duchesne,‘Hist. Fr. Seript., 1. 1V, p.320; et D. Houquet, Îée, des hist, des Gaules, ele. 1. XI, p. 02, B. — Besls, Hist. des comtes de Poictou, ete. p. 472, — Gallia christiana, 1. M, prob, col. 462. — Acta Sanctorum, die vigesia quinta Julii, p.54. — Pardine, Miss. de S, Jacques, p. 145, LM.

3 Rod. Tolet.. de Febus Hispaniæ, lb, VAI, cap. 1x; ap, D. Bouquet, !, XI, D. 385, G. Se

1 Vaïissote, Mist, gén. de Languedoc, LH, p.682. — Nouvett Traité de diplomutique, We V, p.846. — Mise, Lite. de dt France, 1, XXI, p, 288.

+ Carhdaire dé Saint-Père, publie par M, Gérard, LH, p, 397,

personnaiges ile divers et estranges pais. » L'écrivain ajoute que = ladietes RARE Tu 1 partie des vonites se sont trouées et eMondnèes, =

Variétés bordéloises, À. 1, p. 48,547, 538; L 11, p. 19, 404; & és pe H4-118, 144-149, GE. p. 545, RSS, 54, — Rien de plus obsour que l'époque de la fondation de l'hôpital Saint-James, D, Devienne l'atiribe à Guillaume IX, duc d'Aquitaine (Mise. de Bordeaux, LU, p.32, 59), et Me Rae banis au prévôt de Bordeaux, Guilhem le Megüey, tandis que l'abbé Pardine, à

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1 y avait autrefois un passage très-fréquenté entre la côte de Saintonge et le Médoc. Une multitude de pèlea je Pre ne benne 287

A aniitre ui @ ssptoe bte : HAS, qu rs anse du M Le puits Gi vonhartllponE Ou tonge, soit à Talais, soit à Soulac, communes limitrophes, il y eut entre les habitants de ces deux localités + des conflits sanglants, dans lesquels plusieurs d'entre eux perdirent la vie. Il se trouvait, sur le bord du fleuve, au lieu de la Rundre, un hospice destiné à recevoir les pèlerins dès leur débarquement, et une autre maison de la même espèce dans la commune de l'Hôpital-de-Grayan, réunie aujourd'hui à celle de Grayan, dont elle a retenu le nom, paroisses placées au midi des communes de Soulac et de Talais, et qui confrontent à l'Océan. Tout près ile l'Hôpital, on rencontre encore un petit hameau nommé les Pèlerins. De là, les pieuses caravanes de Saint-Jacques se dirigeaient du côté des Landes par le Sercins, Vendays, et Naujae dans la commune de Gaillan. Ils eontinusient leur route par Hourlin, Sainte-Hélène-de-l'Étang

la suite de l'abbé O'Reilly, la regarde comme moins ancienne et en fait honneur à Guillaume X. (Histoire de S. Jacques le Majeur, p. 102, note 2, et p. 145.) Voyér, sur ce prieuré, omis dans le Gallia christian, les patent and Charter Rolls, 27 Hen. NI, m, %; les Rôles gascons, même année, m. 26, 16 Ed. M, m. 6, 2 et 3 Hen. VI, m. 7; des Olim, ete,, &. HU, part 11, p. 1438, 129; les anciens ef nouveaux Statuts de Bordeaux, p. 58; les Recherches hisloriques et statistiques de L. de Lamothe sur les institutions de bienfaisance dans le département de lu Gironde (Actes de l'Académie royale des sciences, bellesletires el arts de Hordeaux, 846, p. 127-134); sans oublier Darnul, Sup plement des Chroniques, ele., p. 54, ni même Lacolonie, Hisroire curieuse ci re marquable dé la ville et province de Bordémer, 4.1, p. 181479. — La ville de la Réole avait autrefois l'hôpital et li rue SaintJames,

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