I A LIQUIDATION DES DETTES
duit du cottimo, le remboursement de la inoitié de la linance des cngagistes de la Tnblc de la nier év.duce A 210.000 livres, puis, annuellement, les lé.ooo livres de la pension de l'ambassadeur et les 25.000 livres du curage du port, 4.500 livres pour l'entretien des enfants de langue, 2. 500 livres environ pour les frais ordinaires de 1.1 Chambre et 5.000 livres pour les frais extraordinaires, soit en tout, ch.ique année, la somme considérable de 54.000 livres. De plus, les dépenses des négociations au sujet des capitulations et les avanies renouvelaient les engagements des échelles. En 1670 la Chambre envoyait ù Colbert un état des dettes qui s'élevait à 1.^60.000 livres c'est-.'i-dire à une somme plus considérable cncure qu'en 1667. lin 1675, après plus de cinq années de paiement du cottimo, elles étaient encore de 1. 130.660 livres'. Et cependant le roi avait nommé des commissaires spéciaux pour travailler avec la Chambre à leur liquidation : d'Oppède et Arnoul, remplacés en 1673 par l'intendant Rouillé et le conseiller au Parlement Guidy. Ces commissaires avaient établi des cottimos spéciaux, levés sur les navires abordant au.K échelles endettées, ;\ Seide, Alexandrie, Chypre, sans préjudice de celui qui ét.iit e.xigé ù Marseille pour les dettes du commerce général '.
Colbert devait bien souffrir d'une pareille situation, lui dont le TÙve était de soulager le commerce de toute imposition et qui «crivait dès 1669 K d'Oppèdc : « Il faut s'appliquer à mettre la ville de Marseille en état de supprimer dans quelques années, s'il est possible, ledit cottimo, afin que la franchise des droits convie les étrangers à s'y venir habituer et en même temps contribue i rendre ce port li le plus fameux de toute la Méditer rante'. » Cependant la situation s'améliora ; en 1679 Rouillé venait déclarer à la Chambre que * des arrêts du conseil étaient intervenus par lesquels la plus grande partie des procès (avec les créanciers du commerce) se trouvaient terminés. Et comme d'ailleurs ils pouvaient ;\ l'avenir servir de règle et de maxime pour prévenir de semblables prétentions et empêcher de pareils procès, S. M. lui avait ordonné de les faire lire et publier.... et de faire entendre aux échevins et députés,
II) Leltie du 21 leptemlny tdja, aux dfpulis ti> cour, lili, 26. — Etal dti dettes atmetl à la séance du 2} novembre 167/. BB, 2. (2| A Alcsandric ce cottimo spîcial t'iait Je iioo piastres. — BB, 2. 2} juillet
()) A i'Ofprde, jo mai iCù^. OepImng, i. III, p. 467.
marchands et négociants, qu'elle avait résolu de révoquer, aussitôtj que faire se pourrait, la levée du cottimo et d'en décharger entièrement tous les vaisseaux, pour rendre le commerce plus libre, et qu'elle pourvoirait d'ailleurs au fonds nécessaire pour la cure du port et la pension de M"' l'ambassadeur'. » Les dettes A payer il I Marseille ne s'élevaient plus en effet qu'A 150.000 livres environ et Colbert écrivait en 1681, à l'intendant Morunt, de (aire en sorte de supprimer le cottimo avant la fin de 1681*. Quant aux dettes des échellej elles étaient aussi considérablement diminuées. Rouillé en 1 avait presque achevé la liquidation et Morant la terminait en 16821 par celle de Seïde, qui seule devait encore 28.938 piastres, pour le] paiement desquelles il établissait un cottimo ^
Mais au moment où l'on pouvait espérer enfin être délivre des] impositions, la malheureuse affaire de la canonnade de Chio attirai aux échelles une série de nouvelles avanies et le commerce de Mar-| seille duc payer les 250.000 livres de présents que M. de Guillcragues promit pour apaiser la colère du divan. C'est en vain que la Chambre fit les plus grands efforts pour l'en faire décharger* et que , l'ambassadeur proposa lui-même aux ministres que le roi payât B cette dépense, les finances n'étaient pas en assez bon état pour permettre au trésor cette libéralité. Au lieu de supprimer le cottimo, il fallut en établir un second pour cette affaire particulière, le 27 no-] vcmbre 1682. Dés lors il ne fut plus question de supprimer cette taxe ; tout ce qu'on put faire, quand les 250.000 livres de l'affaire de Chio furent payées, ce fut de réduire le cottimo qui, à partir du I*' janvier 1686, fut ramené au taux qu'il conserva pendant le reste !
(i) 26 octobre i6j>). HB, j. — L'intendant fit ensuite lecture de sept arrêts du conseil du 28 mars 1679^ ils déchargeaient le commerce général et les échelles, purement et simplement, cl\ paiement de quatre avanies montant à 77 .000 piastres, 1 et de 5 . 500 piastres environ pour les Jettes de Césy, — liquidaient a 1 12 . 250 livre» les sommes dues de ce fait aux héritiers de Luguet et à 11 .708 li^Tres les somme» j ducs sur la pension de Césy.
(2) !6 octobre tôSt. Ltlties, t. Il,p. -jit.
(}) V. 4 mars i68j : Vfrhal de la liquidalion de Véche.Ui de Seule. BB, },fot. /oy.^-| j:46. Document tort intéressant. — A Seignelay, BB, 2b. ij août 16&2 : les] échelles sont presque entièrement dégagées.— Le 31 décembre 168} la Chambre remet i l'intendant un état des dettes pas>ives des échelles dont les chiffres sont ( très réduits. — On peut remarquer que la Chambre déclare ne pouvoir donner 1 déchiffres pour Constantiiiople et Chypre parce que ces deux échelles ne lui ont! jamais envoyé de comptes. — CC, 7/.
(4) Leitrt à fn/que de Marseille, Seignelay. Rouille, ttellin^ani, Colbtrt it\ Croiisy, Colbtrt, 29 ttptembte 16S2. BB, a6.
JB