LA LIQIUIDATION DES DETTES I
du XVII' siècle'. Colbert était donc mort sans avoir pu réaliser son rêve de la suppression de toute imposition sur le commerce du Levant et le paiement du cottimo fut toujours pour le commerce français une cause d'infériorité vis-à-vis des Anglais et des Hollandais, qui n'étaient assujettis à aucun droit analogue. Cependant Q>lbert pouvait être satisfait de son œuvre ; il avait réussi à porter la lumière dans le chaos des dettes, des impositions et des procès et il en avait entièrement délivré le commerce ; il avait établi pour l'avenir, dans la gestion financière des deniers du commerce et des échelles, cette régularité qu'il avait fait régner dans les finances du royaume ; enfin si les marchands continuaient à payer le cottimo, ils savaient du moins que cette imposition était nécessaire et que les deniers qui en provenaient servaient à l'usage auquel ils étaient destinés.
(0 Ordonnance de l'intendant Morant du )i octobre 1685, rendue en vertu de l'arrêt du conseil du 15 août 1685 . Le cottimo fut fixé comme il suit, sur les évaluations données par la Chambre. — Pour les bâtiments venant de Smyrne, i . 500, 1 .000, 750, }7> livres, par vaisseau, polacre, barque et tartane. — Pour ceux de Gi>nstantinople, Chypre, Satalie, 600, 450. joo, 130. — Pour ceux d'Alexandrette et Seîde, i . 200, 800, 600, 300. — Pour ceux d'Alexandrie, 800, 600, 400, aoo. — Pour ceux de Malte et Candie, 250, 150, 100, 50. — Four ceux de l'Archipel, Barbarie et Morée, 300, 250, 150, 75. — Pour les bâtiments qui en revenant du levant allaient terminer leur voyage à l'étranger. 500, 350, 250, 125. — Idem, revenant Je Barbarie ou de l'Archipel, 200, 150, 100, 50. — L'évaluation du cottimo variait beaucoup suivant les échelles d'où revenaient les navires, parce que la valeur moyenne des cargaisons était très variable suivant les échelles.