‹ Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIe siècleChapitre 27 sur 117 · II. — Im Compagnie du Lnwit et la balance ihi commerce · texte numérisé non relu

II. — Im Compagnie du Lnwit et la balance ihi commerce

Si Colbert espérait foire de Marseille le plus grand port de la Méditerranée en y rendant le commerce libre de toute entrave et de toute charge, il crut aussi nécessaire, pour y parvenir, d'abandonner les anciennes méthodes pratiquées par les Marseillais et de créer une grande Compagnie du Levant. C'était ;\ l'organisation des Compagnies, pensait-il, qu'était dû le développement subit du commerce de nos rivaux, tandis que la faiblesse du commerce français du Levant venait de ce qu'il n'était fait que par des particuliers. Les petits vaisseaux des Marseillais étaient forcément la proie des Barbdresques et leur incurable jalousie les empêcherait toujours de faire des convois pour s'en garantir. Les nombreux contre temps qu'il y avait à redouter dans ce négoce, les hausses ou les baisses de prix inattendues, les avanies, les naufrages, causaient la ruine de ces petits marchands, qui ne disposaient que de fonds médiocres ; de là ces perpétuelles banqueroutes qui jetaient le désordre dans le commerce. Une Compagnie, à la tète d'un gros capital, pourrait supporter des pertes momentanées et profiter ensuite de meilleures conjonctures. Les particuliers ne voulaient pas renoncera l'exportation de l'argent qui appauvrissait le royaume et exposait les échelles à de perpétuelles avanies par la mauvaise qualité des espèces qu'ils y portaient pour foire plus de profit. Ils se refusaient à chercher les moyens de procurer du débit aux manufiictures du royaume, que le ministre avait un ardent désir de relever. On pourrait facilement s'entendre à ce sujet avec une Compagnie qui ferait un commerce utile au royaume. C'étaient les jalousies des particuliers qui entretenaient ù Marseille et dans les

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