E RENOUVELLEMENT DES CAPITULATIONS
^lle^ttendre ;ï Consr.intinople la résolution du Grand Seigneur. Nointcl partit donc d'Andrinople; ses instructions primitives lui ordonnaient de s'embarquer, s'il n'obtenait pas les Capitulations, mais la guerre de Hollande était engagée, il avait reçu l'ordre de temporiser. Il laissa donc repartir (29 juillet 1672) d'Arvieux sur le vaisseau qui l'avait amené, emportant avec lui les dépêches de l'ambassadeur pour la Cour'.
Heureusement les foudroyants succès de Louis XIV en Hollande produisirent un effet considérable sur le Divan ; les ministres du G. S. s'eff^rayèrent à l'idée de consommer la rupture avec la France et Nointel sut habilement exploiter ces dispositions. Le grand vizir fit venir l'ambassadeur à Andrinople et lui remit, enfin, les Capitulations avec des lettres pour le roi et ses ministres (5 juin 1673). « Le renouvellement des Capitulations fit grand bruit à la cour et à la ville et beaucoup d'honneur à M. de Nointel. On en parlait comme d'une merveille. On mit ce grand événement dans la Galette; on fitcrierpar les colporteurs des relations imprimées qui avaient pour titre : Le renouvellement de la nouvelle alliance du Grand Seigneur avec le roi et le rétablissement de la foi catholique dans l'empire Ottoman par M. de Nointel*. » Il n'avait cependant pas remporté un brillant succès diplomatique. Les principales demandes qu'il avait présentées avaient été éludées; il n'était pas question dans les Capitulations du passage aux Indes par la mer Rouge, auquel Colbert tenait tant. La négociation avait semblé sur le point d'aboutir, mais, au dernier moment, le Divan avait invoqué li nécessité de demander l'avis du mufti qui, çpnformétnent ;\ son désir, se montra nettement opposé à l'introduction des dirétiens dans la mer Rouge, sous prétexte que leurs vaisseaux pourraient irisuliçr ou enlever le tombeau de Mahomet. L'ambassadeur anglais avait même insinué au Divan que les Français avaient le projet de s'emparer de l'Egypte. Nointel, dans le voyage qu'il fit par la suite aux Lieux Saints, avait l'intention de pousser jusqu'en Egypte pour négocier avec le pacha un arrangement particulier, mais le vizir lui ordonna de revenir ;\ Constantinople. Louis XFV n'avait pas obtenu davantage la restitution des Lieux Saints ni le protectorat exclusif
(i) Voir, pour tout ce récit, d'Arvieux, t. IV, p. 254-455. — Chardin, 1. 1, p. 15-12 — cJ Jes ouvrages spéci;iux Saint-Priest, Lavau.é£, Flass.\n, etc. (j) d'Arvieux, t. V, p. 54.
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HELÈVEMI
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des chrétiens du Levant qu'il avait d'abord réclame. Un des points les plus importants pour nou-e commerce était l'obligation pour les étrangers qui n'avaient pas de capitulations de se mettre sous la protection de notre bannière et de nos consuls, or cette obligation n'était pas mentionnée dans le traité. La seule concession importante qu'il contenait était la réduction des droits de douane -1 } o/o, elle nous mettait sur le même pied seulement que les autres nations*.
Le renouvellement des Capitulations ne fut donc pas, comme il l'aurait flillu pour le commerce^ un renouvellement de l'ancienne alliance ; arraché par l'intimidation il n'avait eu pour but que d'éviter une rupture, mais il n'indiquait pas des dispositions bienveillantes entre les deux cours. Jamais le commerce n'avait eu autant \ soutTrir des avanies que p)cndant les dix années précédentes; en 1668, la Chambre du commerce évaluait les engagements des échelles dus au.x dernières avanies à 100.000 piastres. Après 1673, vizirs et pachas continuèrent A être hostiles au commerce français et les marchands eurent plus d'une fois encore à se plaindre de leurs vexations *. En effet, pendant les deux premières années de l'arabassadc de M, de Guilleragues (1679-81), les relations avec la Porte avaient pris de nouveau un caractère très aigre *. Les instructions de l'ambassadeur lui prescrivaient d'exiger, avant de prendre audience, qu'on lui préparât un sopha pour s'asseoir en face d virir, suivant l'ancien cérémonial que le nouveau vizir Kara Mustapha a%"ait refusé de suivre pour M. de Nointel *. Kara Mustapha
très ennemi des chrétiens, n'était pas homme à céder et Guillera
gucs resta plusieurs années sans obtenir ses premières audiences -=
U) Les AneUis, Ict Hofiândùs, les G^noù ptvaicai ) 0/0 ; ks AUemands et le V^tîcBS itsteiem scub à {Mfcr s o^Y».
(a) V. Uttn et U Chwtrr à Cdkrt, ti mù 1677. BB, 36. - Cnmiairt Je M CàaafirY amx tcmpdi, i« ttf timàit 1679. BB. ?6. — Proci$-v>crb(2l iTaranie
cawrto i ii. ^ CdUengoes par d'Ameus, coosiU «fAkf en 1681. Mé»m .
t. ri, f. -TV.
(^) Gabckt-loMah de h Vo^ ée Goilcragnes, xoaa premier président à k cour Jes aioB oe Botdonn, puis scoteiic éa priaoe de Cooti et ^ecrvuire du caMaet dn rai. — > D PJBsak a ne à Piris dans la booDc compagnie et le coiiuiiaCT dt» COB de lettres. BoîIcmi In adreni sa 7* èfitrt. — Le m l'cnvova à Cas»tB^BMde pour reuîre sa m lune ^m éUm doaDrte. a Je coonte, Im dk Looit mV, lofs^ll pnl 'oaagL, <fae voaft «oos ooaJaucx oaienx en Turquie avt vùtK piMénciwiii. • — « Suc, tépcmSx Gaateagnes. f espère qœ V. M. no £npasa«Kaatiaaa»cctoe«r. » — S*D(r-ftflBr, p. S}:-};.
UÎ KoîBMlaMil aoocptt de s'aiaeairsar as aboaretaa bas de rcstndeoà ëaà le ^iiir. — Ce ta b caaae de m taffel, WÊin soa crédk ztaàx été dé^ irtt ■ fu Ws — fceeBsa pliiaif 1 de» — cfapds am tofet de ses ventians.