‹ Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIe siècleChapitre 8 sur 117 · I . Comm · texte numérisé non relu

I . Comm

(i)Lii traitement Je l'ambassatlcur était, en iiiSi.de 8400 écus (Saint-Phif-ST,

p. Jijgl, mais ils étaient très irrégiilictcnicnt payés. — F.n outre le Grand Sei-

RT\cur contribuait lui-ni^me i son entrelien. \'. Ixllie ù lir Ihh'ts, 1 } noi'il i j'/S :

■ Qyant à ce qui est alloué par la Porte pour l'entretien des ambassadeurs Iran-

(ais n, non sculcineni de Hréves est aulori&é .\ le réclamer mais il .lurait dû le

taire plus tiV, et, s'il ne l'obtenait, il devrait quitter Constantinople avec son

sccriitairc. UUrts miaives, t. V, apixnJ.

INTRODUCTIOX

(Jl'S la fin do 1598, il interdit ;\ de Brèves de continuer X percevoir le 2 0/0. L'amb.issadeur en obtint cependant le maintien et le roi se borna à lui recommander de faire oublier aux marchands par ses services « l'amertume de cette imposition '. » Les Marseillais envoyèrent sur ces entrefaites .1 l'ambassadeur un députe pour lui dire que, reconnaissants de ses services, ils consentaient i lui voir lever la tixe tant que le roi se servirait de lui, mais qu'ils lui dcmundaieut de se lier avec eux pour le faire abolir quand il p:irtirait et de Brèves le leur promit.

C'est en vain que les Marseillais continuèrent, pendant l'ambassade de M. de Salignac, leurs plaintes au roi contre la levée du 2 0/0, elle fut continuée jusqu'à la fin du règne et devint un impôt définitivement établi. Peut-être dans leurs protestations ne surentils pas reconnaître les services rendus et méritcrcni-ils le reproche d'avarice que de Brèves leur adress;iit. Cependant, c'était une innovation pleine de périls que d'introduire l'usage de faire lever par ramKiss.idcur des t.ixcs sur le commerce, et de les lui laisser percevoir sans contrôle. De Brèves lui-même, sous prétexte de services rendus A rêchelle d'Alcp et de dépenses qu'il avait supportées pour elle, perçut pendant plus de dix ans une taxe sur cette échelle. Les Marseillais s'en plaignirent vivement et obtinrent du roi une lettre sévère, qu'ils lui firent porter par un député, lui enjoignant d'en cesser la perception. De Brèves en fut très affecté et il croyait se justifier en disant que c'était du consentement de tous les marchands d'Alep qu'il levait cette imposition. Mais les Marseillais avaient raison, il y avait l.i un abus fort grave, plus tard on ne vit que trop souvent les ambassadeurs accabler le commerce de taxes, sous prétexte qu'ilsavaient fait de grandes dépenses pour l'améliorer: quant au consentement des marchands il leur était trop lacile de l'obtenir *.

D.îiis les échelles, le nombre des résidents devenu considérable à l'époque d'Henri IV rendit nécessaire la création d'une organisation nouvelle. L'ensemble des résidents trançais iorma dans chaque échelle une petite communauté qui, sous le nom de corps de la nation, se réunissait en assemblées pour décider de ses affaires sous la présidence du consul X la fois chef, juge et protecteur des mem-

f i) V. lettres à lU Brhvs, ]i ih'cemhn- iSçS, 24 iimrs IS99, 2} septembre /rtno.

(2) Voir pour cette affaire du 2 0/0 la lettre de de Brèves aux consuls de .Marseille du 26 août 1605, et celle du 14 lés-rier 1604 dans laquelle il proteste avec dignité contre les récriminations des Marseill.iis et rappelle ses services. A.A, i.fn. — Lcllif du roi Aile Rikes, 26 mars 1602. Lettres miss. l. V. — Lettre de M. de Veiitiy, di^iutJ des Marseillais à hi Cour. Il écrit ironiquement le J4 septembre 16(17 - « Mais la connaissance du bon vouloir de M. de Brèves ne nous est pas seulement notoire en cela mais en une infinité d'autres bonnes actions qu'il a fait pour le bien de la ville, étant témoin le 2 0.0 dont il protège la continuation tant qu'il peut depuis sa venue de deçà. Cela vous doit laire conn.iître que les lettres qu'il vous écrit sont pilules qui ont l'or au-deli<irs et le licl au-dcdans. » .W, ;i<;.

INTRODUCTIOK

Page 1