‹ Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIe siècleChapitre 84 sur 117 · SOI · texte numérisé non relu

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laznret '. Le commandant, le médecin ci le chirurgien doivent Lux célibataires. I/intcndant de visite se fait apporter le compte-rendu à la grille de U porte. Toutes les provisions sont déposées à la première porte ; le concierge les remet A la seconde et ou ne les introduit dans rétablissement qu'après qu'il s'est retiré. Le soir, tous les habitants du lazaret doivent être enfermés dans leur appartement particulier et toutes les clés sont apportées au commandant. Celui-ci est encore astreint i une double ronde de nuit pour voir si tout est calme et tranquille. Si une barque de pèche ou un U'itiment même s'approche du lazaret .'i moins de 600 pas, il est saisi, brûlé sans miséricorde et l'équipage retenu en captivité *. »

La sévérité des quarantaines , un peu moins rigoureuse au XV!!"" siècle qu'au xvnr, n'en fut pas moins toujours fort gênante pour le commerce et l'on comprend que pour échapper aux prescriptions minutieuses autant qu'aux retards qu'elles impos;iient, beaucoup de navires fissent aux iles leurs déchargements et leurs chargements. Fendant leur durée bâtiments et marchandises étaient sous la surveillance des seize intendants de la santé, élus chaque année par le conseil de ville' et soumis aux ordres de la Chambre du commerce. Us devaient veiller non seulement ^ ce que les règlements sanitaires fussent observésj mais un de leurs soins principaux était d'empêcher les marchands de proliter du débarquement des marchandisesaux îles ou au lazaret pour faire entrer dans le port sur de petits bateaux des marchandises proliibces. Pour laciliter leur t.tchc il était interdit i toutes personnes d'entrer dans « les infirmeries » sauf aux membres de la Chambre du commerce et aux directeurs de la Compagnie du Levant, et aucune marchandise ne devait sortir des magasins des infirmeries sans un billet signé par l'un des éche-

(i) Les voyageurs qui revenaient du Levant y «L-taient du moins commodément installés. V. Lucas qui y subit une quar.-intainc en 1717 : « Les voyageurs y sont parfailcmcnl bien loges et il n'y manque rien de ce qui est né-cessalrc pour les commodités de la vie. On donne à chacun une garde autant pour le service que jiour empêcher qu'on ne parle aux autres quW une certaine distance. Lorsqu'on a fait cette minutieuse quarantaine on est narluraé avec des herbes odoriférantes et on a la liberté de s'en aller. » Tome IlJ, p 85.

(2) Ijcltres sur It Midi de la France, pari. FiscH. Zurich, 1790, in-8f. — Traduites par M. H. Barrk, bibliothécaire de la ville de .Marseille, dans le Biillftin de la Soc. Je Gfogr. de Marseille (tomes XVI 11 et XIX. — iSyf-gs)-

()> Ils étaient choisis parmi les négociants, sauf un ou deux pris parmi L"S capitaines marins expérimentés.

vins OU des députés du commerce*. Cependant la contrebande des marchandises prohibées se fit assez activement par la négligence ou plutôt la tolérance des intendants de la santé pour que Pontchartrain menaçât à plusieurs reprises la Chambre de les remplacer dans leurs fonctions par des officiers royaux qui seraient plus attachés i\ leur devoir*.

Enfin, la quarantaine terminée, le capitaine, avec son navire, pouvait rentrer dans le port ; il devait aussitôt se rendre au greffe de l'amirauté pour faire un rapport de son voyage, tandis que son écrivain remettait une copie du manifeste de son chargement dont une autre devait être donnée ;\la Chambre du commerce. Il n'avait plus alors qu'à préparer son chargement pour un nouveau voyage.

(i) Il fallait aussi aue le capitaine eût payé tous les droits dus à la Chambre, comme le cottimo et le tonnelage.

(2) Les intendants de la santé percevaient de légers droits sur les navires, sans doute pour l'entretien des magasins des infirmeries. L'arrêt du conseil du 7 octobre 1694 confirma l'obligation dans laquelle ils étaient de rendre chaque année leurs comptes à la Chambre, et leur ordonna de déposer les registres de leur comptabilité aux Archives de la Chambre. BB, 4,

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