V. Aug. Thierry : Lettres sur l'Histoire de France
mière de ces événements. C’est aux Croisades que ses puissantes Républiques, Pise, Gênes et surtout Venise doivent leur liberté politique et lèur splendeur commerciale. La France vient après lTtalie. Mais pendant plus de trois siècles, de 1100 à 1400, son commerce n’a rien d’uniforme ; il est régi par des institutions et des coutumes provinciales, résultat de la forme féodale du gouvernement. Les provinces du Midi, plus riches des dons de la nature et mieux .pourvues de côtes, s’attachent plus particulièrement aux échanges du commerce qu’elles portent dans les pays lointains. Les provinces du Nord, moins fertiles en général et moins bien situées, s’adonnent plus à l’industrie et attirent le commerce par l’institution des foires. D’où la nécessité d’étudier séparément le commerce de la Guyenne, du Languedoc, de la Champagne, de la Flandre, de la Normandie et celui de Paris.