‹ Histoire du communismeChapitre 26 sur 57 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Bodin.— Gampanella.

La RiPUBUQUB. — Bodin présenté à tort comnie partisan du com* munisme. — U réfute Platon et Morus.

Là cité du Soleh. — Gampanella est un communiste radical. — JQ admet le despotisme et l'anéantissement de la famille. — Le déTouement substitué à l'intérêt comme mobile du trayail.

A partir de la publication de VUtopie, un siècle s'écoula sans que le communisme trouvât dans le monde littéraire et philosophique un nouveau défenseur. Sans doute, le spectacle des applications que les anabaptistes firent du principe de la communauté de 1521 à 1535, des folies et des horreurs auxquelles ils se livrèrent, et de la guerre atroce qui en fut la suite, détourna de cet ordre d'idées les esprits aventureux.

Cependant, durant cette période, plusieurs ouvrages furent publiés sur les lois et le gouvernement. Des écrivains d'un mérite éminent agitèrent au milieu du tumulte de nos guerres religieuses les plus graves questions de la politique. Mais la doctrine de la communauté n'éveilla chez eux aucune sympathie. Loin de là, elle y rencontra un vigoureux adversaire. Ce fut Jean Bodin.

Bodin écrivit vers 1576 son livre de la RépubliqiW. La France était alors en proie aux dissensions civiles. Le pouvoir échappait aux débiles mains d'Henri III, qui, par le traité de Loches, venait de consacrer le démembrement du

Page 1