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CHAPITRE m

Le communisme de Platon.

Le traité de la République. ~ L'csclayage sanctionné. — Les cknei productWes Youées au mépris. — Aristocratie communiste de guerriers et de philosophes. — Promiscuité des sexes. — Infantiâda.

— AYortements. — GarActère de la communauté platonicienne.

Le livre des lois. — Transaction entre l'égalité absolue et la propriété.

— Véritable portée des ouvrages politiques de Platon.

Toules les fois que le principe d'une doctrine se tronve déposé dans les institutions d'un peuple ou dans les écrits d'un philosophe, il se rencontre tôt ou tard un logicien rigoureux qui le dégage de tout mélange^ et le développe jusqu'à ses dernières conséquences. Il en fut ainsi des éléments du communisme, qui n'avaient reçu, dans les lois de Lacédémone, qu'une incomplète application. Platon les recueillit, et traça, dans sa célèbre Hépubliquef le plan d'une société idéale, fondée sur la pure théorie de la communauté.

Quelque audacieuse qu'ait été l'utopie du disciple de Socrate, il n'a pourtant pas dépassé, dans l'idée qu'il s'est formée d'un Etat, le niveau des opinions générales de son temps. Pour lui, comme pour les autres Grecs, l'Etat, c'est toujours la cité, c'est-à-dire une réunion d'hommes renfe^ mée dans les étroites limites d'une ville et du territoire nécessaire à sa subsistance. Platon ne s'éleva pas jusqu'à la conception de ces grands corps politiques qui^ formés de la réunion d'immenses territoires et de villes nombreuses, soumis aux mêmes lois, à un même gouvernement, jouissent

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