‹ Histoire du comté de Dunois, de ses comtes et de sa capitaleChapitre 6 sur 15 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

I.E DUNOIS SOUS LES COMTES DE L« IHJtlSOlV DE CnATILLO:\'.SliIt-9lil.RNE.

Nous avons bien vu , sous les comtes fieffés précédens , le Dunois qualifié du titre de comté , spécialement par le roi Louis VI, dans sa charte pour Bonneval, mais nous n'avons point trouvé que ces comtes eux-mêmes en aient pris la qualité. 11 résulte même des actes rédigés par leurs ordres qui ont passé sous nos yeus, que ceux qui se sont qualifiés comtes de Btois ont entendu , par cette seule dénomination, énoncer leur droit de seigneurie sur le Dunois comme sur le Btaisois. De là cette union supposée des deui pays dans les différens écrivains, et qui va disparaître dans ce livre.

La maison de Champagne n'avait paru voir qu'un seul comté dans la possession des pays Blaisois et Dunois, quoique son auteur , Thibaud-le-Vieu%, y eût succédé à deux comtes de chacune de leurs capitales, Blois etChâteaudun. La maison de Ghâtillon jugea convenable de remonter h cette double succession et d'eu faire valoir le double titre. L'autorité sera égale, et la justesse des motifs ne militera pas contre cette dernière maison , lorsque ceus de son nom se qualifieront comtes de Blois et de Dunois. Ils ne feront que se conformer aux souverains qui ont reconnu

deux comtés diiïércns dans ces deux pays, ce que nous voyons encore confirmé par le roi Charles VI , lorsque . le 22 avril 1392 , il dotiiui octe d'acceptation de la dcssaisine des comtés de BIoIb et de Danois, par Guy de CMlillon, vendeur, et d'ensaisinement au duc de Touraine, acquéreur de ces deux comtés.

Ce fut dès avant l'année [ÛSG que Marie , fille de Gaultier d'Avesne et de la comtesse Marguerite , porta les comtés de Bloiset de Dunoisà Hugues de Chûlillon , premier du nom , comte de Saint-Pof , boiileiller de Champagne. Il était veuf d'une fille de Thibaud , comte rie Bar , et dans la suite il convola en troisièmes noces avec Mahaud, fille du comte de Guynes.

Hugues et Marie d'Avesne ratîûèrentle don et l'échange faits par Gaultier et Marguerite en faveur de l'abbaye du Petit-Cîleaus. Il est parlé d'eux dans un titre de la chambre des comptes de Ulois (Layette-Fretteval}, de l'année H36, que nous avons cité. Ils eurent trois Qls : Jean , Gaucher et Hugues.

Le comte Tlugties I", accompagnant, t'an 1248, le roi Saint-Louis ù la septième croisade , tut , en passant à Avignon , la victime d'un démûlé qui eut lieu entre les croisés et les habitans de celte ville. Hugues y reçut un coup de pierrclancé d'un mangontieau qui lui fit perdre la vie. C'était, dit Mathieu Paris, le plus qualifié et le mieux escorté des croisés. Il était à la lâle de cinquante chevaliers portant bannière, sans compter les dix écuyers qui ordinairement étaient défrayés dans les guerres par les comtes de Blois , suivant uu ancien usage dont la lloque fait mention. La plupart de ces chevaliers et tous ces écuyers revinrent dans leurs terres après la mort du comte. La comtesse sou épouse ne lui survécut que trois ans.

Jean I*" de Châtillon, leur fiU aiaé, fat confite de Blois

DU COMTI' l»E DINOIS.

et dis Danois. Il élait encore jeune lorsqu'il Fut marié avec Alix, fi]l« de Jean, duc de Brulagric, et de Blanche de Champagne-Navarre, l'an 1254. Dans cette année, Heari m, roi d'Angleterre, reTenant de la Gascogne, passa à Châteaudun lorsqu'il allait rejoindre le roi Saiot-Louis, qui le conduisit à Paris.

Jean [" devmt aussi comte rie Chartres par la mort de sa cousine Mahaud ou Matliilde, fille d'Elisabeth , comtesse de Chartres et de Sulpice-d'Araboise, Cette Mathilde n'avait point ou d'enfans ni do Richard de Beaumont ni de Jean , comto de Soissons, ses deux maris.

L'an 1256, le roi Saint- Louis se chargea personnellement de la garde de l'abbaye de Bonneval. Nous avons vu que JDsque-lii celte garde était aux soins du comte de Dunois et du vicomte de Chàteaudon , comme étant dans leur lerrîtoire.

II y avait dans ces temps des discussions entre le chapitre régulier de la Madeleine et le chapitre .séculier de Saint- André. Elles furent terminées dans un chapitre général de Saint-André, tenu le mardi d'après l'octave de la Nativité de la Sainte-Vier;;!^ de l'an 1-259, présent : Robert, abbé de la Madeleine. Un des manuscrits de ta Maileleirie lait présumerque Mathieu, évÔquedeChartres, yprésidait.

il fut arrêté dans cette assemblée entre les parties ; que l'abbé de la Madeîemc serait admis comme chanoine et frère de Saint-André; qu'il aurait place au chœur dans Téglise dudit Sainl-André ; qu'il assisterait à tous les offices, soit par lui-mt^me , sotl par un de ses chanofnes , et qu'il aurait part ans distributions quotidiennes ;

Que ce même abbé taiiderail sa prébende de chanoine de soi.tante-drï livres de revena , s-Dtvant l'usage de ce temps-là ; que te revenu entrerait dans la manse du cliapitre, lorsque le nombre des chanoîiies y serait Gxé , et

idâ

qu'alors l'abbé recevrait une porlioD égale à celle des autres caiionicals ;

Que l'abbé et ses successeurs, tant pour eus que pour leur cotiunuruiuté, jureraieht honneur, ruJélité et révérence à l'église (le Saint-André, et que les doyens et autres premiers dignitaires de Saiut-André, tant pour eus que pour leur chapitre , feraient le môme serment à l'église de la Madeleine.

Cet article a été confirmé en 1512 , par un arrêt du parlement qui a ajouté que l'abbé , pour Jaire le serment, serait accompagné d'un religieux député de la communauté , qui ferait ce serment pour elle , et le doyen d'un chanoine député, pour faire réciproquement, pour le chapitre, le serment à la Madeleine. Il étail du cérémoni;jl que tous se fissent raser avant que de se présenter pour exécuter le serment. Ces marques de confraternité entre les deux chapitres de Chàtcaudun furent confirmées par Mathieu, évéque de Chartres, le jeudi, léle de Saint- Denis en suivant (1). On en ajouta une autre qui était de faire sonner respectivement à la mort des abbés , doyens et chanoines, dans chaque église, et d'aller processionncllement assister aux obsèques de chacun des deux corps; il n'y a plus que cette dernière qui soit pratiquée. Les sermens réciproques sont tombés eti désuétude.

A l'égard de la prébende que l'abbé de la Madeleine fonda dans Saint-André , et qui a été desservie par des religieux de l'abbaje , depuis qu'en 1410 on réduisit les chanoines h un petit nombre fixe, elle fut un sujet de discords entre les deux chapitres, qui ne se sont point épargné

(1) Un tnOmolrc pour Saiul-André nomme l'ivéque Pierre, ccditcn général tjiie son aiilorisution se fit quelr^ues jours aprCts Ja Sainl-Denis. Ce mémoire, dgiil j'ai failusaRe, a élé rédigé par M. l'ubbÈ de Suc de Saiut- Afri(|uc, sua-essivemenl cure de Ssïnt-Jean de CbâteMiuliin , clinnoiiie de Saiol-AndrÉ de la mtnie tille, |)uis cUauoine de la cathédrale de Cfaarlres.

DU CO.MIÊ DR DlliNOlS.

\qs ciltercalions jusque dans ce siècle. L'an 151^6, les chanaiiicï lie Sainl-Aiidré , lassés des (tébnts oa-asionnés par cette |irt''beiirle el de la présence des desservans. abandouiièroiil « l'iilibt' la ferme de Villeray , en robligeant de continuer il prendre possession de sa prébende et à payer en entrant cent livres pour le droit de chaiie , et gracieusement le dL'cli;ir>;èreiit pour toujours , lui et ses chanoines, de 1)1 desserte de son canonicat.

Cette transaction, si avantageuse à l'abbé et à ses réguliers, dèptul â ceux qui eompusaiont le chapitre de Saint- André en IG7I. Ils voyaient avec peine que , par l'augmentalion de lu valeur des biens , ceux qui élaient déchargés de tout service avaient une prébende plus considérable que la leur. La Lransiiclion n'était pas revêtue de toutes les fornnalités (jui la pussent rendre inattaquable , ils en demandèrent la ciissalton. L'abbé elles chanoines de la Madeleine les apaisèrent en s'obligeant à un retour annuel de cent livres sur la susdite terre de Villeray.

C'était j"i leurs propres dépens , comme on a vu, que les abbés de Bonneval avaient nrquis la qualité de clianoiries de Saint-André dans la nouvelle église. Les chanoines de cette collégiale nous ont laissé ignorer les motif» qui les ont portés à agir difFcremnient vis-à-vis du maître de l'Hûtel- Dieu , et ceux d'aujourd'hui prétendent qu'ils ont été mal interprétés dans le nouveau pouillédu diocèse. Quoiqu'il en soit, dès l'an 1228, suivant le mémoire pour Saint-André déjà cité, et l'an 1268 seulement, selon un mémoire de la Madeleine, les chanoines de Saint-André agrégèrent à leur corps et à leurs frais le maître de riiôtel-Dicu de Chàteaudun , et liiiassignèrent pour prébende la dîme {deGnalardoJ. jusqu'à ce que le nombre des canonicats Fût tixé. Alors le maître cl les frères de l'Ilôlel-Dieu auraient eu un revenu égal à celui des aulres chanoines. Il est dit dans l'acte que

in

HiSTurrtK

le maître sera tenu, soit |)ar lui-môme, soit par un d'entre les frères, de fuire la semaine aUernalivemenl avec les uulres chanoines ; d'observer tout ce qni est d'usage pour le service de l'église dudit Snint-André ; qu'il anni en ce cas port aux distributions ordinaires, dnul il sera privé dans les autres semaines, s'il ne faitpos le service par litr-môme ; qu'il aura place au rliœur el non .tu i'li;ipitre; consentant , lesdits chanoines, que les m.ùlre el. frères duriit Hôlel-Dieu puissent librement acquérir dans leurs censives , etc.

Jusque-là le plus ancien chanoine de la collégiale de Saint-André avait [lorté gratuitement le nom de doyen, sans en avoir le litre. Son importance avait reçu quelque alteiutc depuis que ((! comJe Tliibaud VI y avait établi nu prévôt et un trésorier. Ces dilTéretites charges et dénominations laissaient toujours cette compagnie on quelque sorte sans ciiet. L'an I2(i3, Pierre de Maincy , évOque de Chartres , étant dans le cours de ses visites , pourvut à cet inconvénient en créant un doyen en litre. L'acte en fut rédigé dans le chapitre de Saitit-Aiidré , où l'évoque présida le jeudi d'après la Pentecùtede ladite année 1263. L'évûque contribua à la dotation de cette di;^riilé par une rente de dix écus-soleil , avec la nomination de la cure de Saint- Georges de Ctoyes, et le chapitre par un fonds de treize livres de revenu, ce que je ne vois point dans la copie de l'acte que j ai extrait de h Gaule t'iirèlienue et du manuscrit de dom Verainac, à Bonrie-.\ouvelle.

Il fut slatué que la collati<m et l'institution de celte dignité appartietulraient à l'évéque et <î ses successeurs, qui seraient tenus d'en pourvoir un chanoine de la môme collégiale , tant que leur nombre serait indéterminé; mais que, du moment qu'il serait Hié , il serait libre nax ëvéques de la conférer à qui bon leur semblerait;

Que le doyen , avant d'être reçu par les chanoines , jure-

tOÔ

rait de garder In réiiitfence personnelle, et que. s'il n'était pus prôtre , it serait tenu de recevoir lo prêtrise dans le cours tle rèiunée ilo so» iiislitulio» ; iju'it recevrait le double de ce que les chanoines ont dans les dislribulions, jusqu'au leinps où ils seraient réduils à un certain nombre ; qu'alors le doyen aurait deu\ prébendes et le double dans les rétributions , sans préjudice de sn petite dotation.

L'an 12G9 , le chevalier Guillaume de la Gouptllitre enrichit son village de Villicrs, à trois lieues de Cluile;iudun, des précieuses reliques qui y altirent tîint de milliers de pieux fidèles, pnur obtenir des secours du ciel dans leurs irilirmités, ou remercier de celles dont ils ont été délivrés,

Soil (jne le tlievaticr de la Goupil) ière revînt alors de la Terrc-Suinle, où les dissenlioiis des Vénitiens et des Génois avaient porté tont de préjudice aux alTalres des croisés . avadt la huitième et dernière croisade, soit qu'il eût suivi au-delà des monts la Fortune de Charles de France, devenu roi de Sicile et de Naples, en i2()G, toujours est- il certain que ce religieux seigneur revint de Sicile l'uiuiéc que j'ai indiquée, chargé d'une portion des os, et surtout de partie des chefs de àainl-Orien , évèque d'xVuch , gaulois d'origine, de sainte Ciiiislrne, vierge et martyre , et de saint Urgent, dont on l'avait gratifié dans la ville de Païenne (1).

Il y lit bâtir l'année suivante une petite chapelle sous l'autel de laquelle , suivant l'usage encore pratiqué, il enferma les saintes reliques dans un tombeau de pierre. Cette chapelle me paraît l'origine de la paroisse de Villîers, surnommée depuis de Saint-Orien , qui est patron, et par

(I) Comme je n'ai point les légendaires ni leamsrlyrtiioges. J'ignore s'il y est fait meu lion desaiiil Urgent qui m 'ei^t inconnu. S'il n'était pas aullicnlique, la méiirise pourrait venir de quelque ancienne étiquelte de diirirens os dont est question. Oo aurait pu prendre \'o et l't/ d'Oryentiui pour un u et un ^ ; c'est-à-dire lire [fygenliua pour Oryentius.

Ww

IllSTOtKE

le vulgaire, Sainte-Christine, à cause âc la dévotion aux reliques lie^cette sainte), qui otil prévailu sur les autres par le chois des pèlerins.

Le comte Jean de Chàtilloti mourut à Cliambord , l'an t279. Son corps fut enterré dans Tabbaye de la Guiche , qu'il avait fondée nvec son épouse, l'an 1273 ; cette épouse lui survécut neuf ans. Elle eut la dévotion de l'aire un voyage à la Terre-Sainte, l'an 1287. et mourut à son retour . le 2 août 1288. Elle fut inhumée près de son mari. Les abbés de la Madeleine de Châteaudun , du Petit- Citeaux et de l'Étoile firent ses funérailles, où il y eul autant de dépenae que de pompe, parles soins de la comtesse sa fille, qui élaitjdéjà veuve (1).

Celte fille était unique et se nommait Jeanne. Dès l'an 1263, SCS parenset le roi Louis IX avaient fait les accords de son mariage avec Pierre de France , comte d'Alençon , cinquième fille de ce saint roi. Comme elle était encore très-jeune, son mariage ne fut célébré qu'en 1272. Sa dot consistait dans le comté de Cttartres, la prévôté de Bonneval . lîraye et Pontarsi. Ce don de Bonneval avec Chartres a commencé à le séparer autheriliquement du domaine du Dunois , quoique les comtes des trois pays n'en aient eu la possession primordiale que comme comtes du Dunois, où cette prévôté est située.

Quoique le comte Jean I*' de Châtilton ne se fût pas enrôlé dans la dernière des croisades en 1270, les Dunois ne laissèrent pas que d'y prendre part sous son gendre le prince Pierre. Elle se termina , pour les Français , au voyage mortel d'Afrique.

(1) Le comte Jean de Clt&lillon a pa avoir une sœur nommée Basile de Danois a fiiiii comitis de Dunois, > comme s'eipri me la NimveHe Gaule Chrétienne. Elle Tul abbesse deNotre-Dame-du-Vat, dioct-se de Liège, J'an 12A8 , abdiqua Tolonlairemem l'an 1356, conseiuil à redevenir obbesse t'an 1370, et mourut l'an 1280.

DU COMTf: I)K J)UNOIS.

Deux ans nprès la mort de son beau~|)ère, ce [irince élant à Sainl-Germ.iin-en-Laye , y doniin des lettres au

mois de févricrr 1280 (vi(;ux style], c'est-à-dire 1281. Par CCS lettres, il ratifiait la liberlé et les exomplions accordées aux serrs de Chûteaudun . par le comte Louis, l'an 1197.

Quoique les habitons du faubourg deChemars, que Ton confond aujourd'hui avec celui de Sninr-Jeari proprement dit, eussent été spécialement exceptés par le comte Louis de rafiTranchissement qu'il accordait aux autres, et que la confirmation dont je parle ne fasse aucune mention d'eux, on croit cependant que c'est du moment de cette confirmation qu'ils ont joui du même privilège, parce que toute la banlieue y est comprise.

Le môme prince accorda, l'an 1283, l'amortissement gratuit de plusieurs biens du chapitre de Saint-André , et confirma le don des vin^t livres de rente sur le festage de ChAleaudun . fait par le comte Louis. Il défendait en même temps à ses bailli, prévtU et autres alloués d'inquiéter ledit chapitre dans ses possessions. Il partait alors pour passer chez son oncle Charles, roi de Naples- il mourut dans ce royaume la même année et dans la ville de falerme, le 6 avril ; son corps l'ut apporté et inhumé aux Cordeliers de Paris.

La comtesse Jeaime de Chatilion , sa veuve, mena une conduite exemplaire et se recommanda principalement par son détachement de ses grands biens. Mlle s'en délit d'une grande partie avant que la mort les lui enlevât. La perte de ses deux fds , Louis et Philippe, y contribua sans doute. Elle vendit son comté de Chartres l'au 1286, au roi Philippe-le-Bel, neveu de son mari , avec la \illede Bonneval et ses dépendances qui , depuis ce temps , sont restés alfectés au domaine du comté de Chartres.

Dans le même temps, elle se démit de la seigneurie

loe

lilSTOlKK

(luillaume I". que nous venons devoir vicomte de Châleaudun par sa femme. Il pn eut deux fils : Guy ou Gaukiier. l'oîné, son successeur, vi Jean dit d« Blois, mort en 1329.

ïlugues II doiiiin, l'an 1295, h ralintation auï mutlre al frères de i'Hôtel-Dieu de Châlenudun , pour lout ce que leK comte-i, ses prédécesseurs, uviuonl fait de bien à leur maison, aGii (]u'iLs 1c possédassent libremeril.

H conclut. Vsn 1298 , le muriagc de Guy, son fils niné . avec Mnrgoerile de Vulois, sœur du roi Philippe VI. Il leur laissa les comd's de Idois et de Dunois par an mort , arrivée vers 1303 ou même 1307, suivant V Abrégé chronologique (les Graruli-Fiefs,

Ce comte avait augmenté le domaine du comté de Dunois, par l'arliat qu'il avait fait des ville, château et châtellenie de Fretleval , d'Alain, vicomte de Meslrn, et de Guy d'Argenton,

Jean de Flandres, second filij de Guillaume l" et d'Alix de Clerraont, après avoir succédé à son frère aîné dans la vicomte de Chfiteaudun et la seigneurie de Moudouble.iu, avait contracté ninriage avec Béalrix de Châtillon, nièce du comte Hugues II, étant fille de son frère Guy, comte de Saint-Pol. Leur lignée se réduisit à deux filles.

Marie de Flandres, l'aînée, porta la vicomte de Châteaudun et Mortdotilileau à Robert VIII , comte de Boulogne et d'Auvergne, avec lequel elle contraria inririageTan 1312. Ils se défirent de la vif<imté de Cliâleaudun par l'échange pour d'autres biens avec Marguerite do Flandres, la cadette, lorsqu'elle prit alliance avec Guillaume de Craon , second filsd'Amaurv III, seigneurde Sablé, dont jcfcraimejilion[l).

(1) Après l'échange, Robert éerivii à Guy I<'de ChaïUlon pour qu'il reçut Guillaume â Toi fi hommage de ceUc vkomté, cotnmc coortcde Bloigi Ita ignoraient iamt (toute que c'était nu roi qiip cet liommage était dû, en conséquence du droit de fief nfc'tjuis sur cette vicomte par sainl Louio. Ces «orles d'slteiiites aui droits de Ja couronne ne «ont pas sunt «Keioplp.

Page 1