CHANTRE NEUVIÈME
Les commissaires, après de longs pourparlers, trouvèreol les ccpurs disposés à la paix» ei spécialement le comte de Gruyère, Jeao, seigneur de Moulsalvens, Oton d'Everdes, Aimon de Palésieui, Rodolphe de Corbières, CotioD son frère, et les enfants de ces deux frères, prêts à accepter les conditions suivantes i * Quant à la contestation qui s'est élevée entre Jean de Boubenberg, avoyer de Berne, et le comte de Gruyère, chacun d'eux nommera no ami pour les accorder, et, si les deux amis échouent dans leur tentative de réconciliation, le sire d'Arberg prononcera. Il en sera de mérae à Tégard du différend qui esiste entre le comte de Gruyère et Jean» seigneur de Kramliourg: si les deux amis élus par eux pour le pacifier ne réussissent pas, Galèse de La Baume décidera* En ce qui concerne tes prisonniers* de Gessenay , qui sont retenus en captivité par les Bernois, il seront relâchés sur-le-champ, moyennant un cautionne* ment de raille florins d'or, payables en àmn termes, Tun au milieu du carême prochain , Tautre à la fête de Sainte* Valbnrge (2 mai). Les prisonniers de Fiellegarde, détenus par les Bernois, seront pareillement remis en liberté, moyen* nant une rançon de cent cinquante florins, payables aust deux termes susdits. Les prisonniers de la Tour de Trème, qui sont au pouvoir des Bernois, devront se racheter an prix de six norins par télé, payables au milieu du prochain carême* Les Bernois, par égard pour les seigneurs et les dames aulenrs de la présente pacification, leur donneront deux cent et Lrenie llorins des quinze cents qui leur ont été adjugés, lesquels serviront a faciliter aux soldats pris ^ la Tour de Trènie le moyen de recouvrer la liberté. Les
« priaoEiueni. »
ni». Et ooctrM. %.
274 HISTOIRE DE L4 GItUTÈRE.
prisoDDÎers Tribourgeois détenus soit par Oton d'Everdes soit par ses alliés, et réciproquement les prisonniers qui sont au pouvoir des Fribourgeois, seront libérés sans rançon. Remise est faite au comte de Gruyère, à Oton d^Everdes et à leurs alliés, des dommages causés par eux, et pareillement aux Bernois, aux Fribourgeois et à leurs adhérents, des dégâts qu*ils ont compiis. Les deux parties supporteront, chacune en ce qui la concerne, la charge des dédommagements auxquels leurs ressortissants pourraient prétendre. Si, durant la guerre, Berne et Fribourg ont admis, soit séparément soit conjointement, au nombre de leurs combourgeois, confédérés ou alliés, des gens ou des sujets soit du comte de Gruyère , soit de Jean, seigneur de Montsalvens, ou d*Oton d^Everdes , toute combourgeoisie et alliance de cette nature sera de nulle valeur pour Tavenir. Quant \k la somme de cent cinquante livres que les habitants de Corbières doivent payer, à Pâques, aux Fribourgeois, ensuite de la sentence prononcée contre eux \ on décide que cette somme sera cédée par les autorités de Fribourg aux seigneurs et aux dames susdits, et destinée à alléger d*autres charges mentionnées ci-dessus *• Jean de Wolkeswile ^ devra s'abstenir de tout piège , de toute cmbàche contre les Bernois et les Fribourgeois. On fixera une journée pour accorder les parties, et si les médiateurs font & cet égard d'inutiles efforts, les deux dames de Vaud, usant du pouvoir qui leur est conféré, termineront le différend.
* Voir p. 265.
* Par exemple celle des prisoDniers de la Tour de Trcroe.
' < Jobanoes de Varquisille », dévoué à la inaisoo de Grayère. Voir p. 204 ft 245.