CHAPITRE NEUV1È1I
comie et seigoeur d*Arberg * {gendre du comte de Gruyère), fireul irève et répii * d'un mois. Les conseillers du comte de Savoie s'engagèrent à faire reslituer dans la huitaine, par le bailli de ce prioce, ce qui avait élé enlevé, soit à Tavoyer de Fribourg, soit h sa remme, ou à Ja ville, eih rournir des cautions pour la réparation des dommages commis a leur égard. Le bailli et les conseillers des dames de Vaud promi* reoi la même chose de leur côlé, Oton d'Everdes serait contraint b rendre ce quil avait pris, à réparer le mal qu'il avait fait* Deux experts, Tun pour les Bernois, Tautre pour les Fribourgeois, feraient, pendant la Irève, reslimation des dommages causés aui Bernois et auî Fribourgeois: ils recevraient le serment de la femme de Favoyer Maggenber^; sur ta quantité el la valeur des objets dont elle avait élé dépouillée. Jean de Blonay assisterait h la prestation du serment* Les commissaires décidèrent, de plus, que le 21 janvier prochain se tiendrait à Payerne une réunion, qui serait composée de onze membres, doni deux pour Berne, deui pour Fribourg, quatre pour les deuî comtes de Gruyère \ Oton d'Everdes et leurs alliés, un pour le comte de Savoie, un pour les deux dames de Vaud, et un pour révèque de Lausanne, Ces onze députés auraient pour mission de rétablir dans le pays la concorde el la paix *.
* A la Un de la gaerfc préeédealé , Pierre, comie d'Arberjr , avait déjà consemi à la mise en liberté, par les Fribourgeois, de Jean d'Oron. cbe- ^alier^ et tie François d'Oron, don^^el , lous dï?ux ûls de Rodolphe d'Oron . seigneur d'Aualeos. Isabelle de Châlons , dame de Vaud . avait exprimé sa recoQ naissance à MM. de Fribourg, pour elle el pour «on tniri. Louis 11 de Savoie, sire de Vaud. Voir (es cliartes du 18 et du 31 aoûl 114t. dans le Htmeii diplom' du canton d^ Fribourg, (II, 72-73.
' < reapletum *
* ' pro parte duorunti comilum Gruerie. »
* Cti. daiée de Morat. le IL Janvier de fan de la Nilivilé 1950. dans le Ht€niil diplùm.. Ifl, 103.
La conférence projetée eoi-^lle effectivemept lieu? Noos n*06erion8 pas TafiBroier. Il se pourrait que des dél^ués des parties intéressées se fussent assemblés, quils eassent remis aux auteurs de la trêve le soin de paciBer leurs différends et de conclure une paix déBniûve. Quoi qu*il en soit, les commissaires des suzerains que nous avons nommés plus haut, se réunirent k Payeme. Là se présentèrent, de la part du comte de Savoie, Jean, seigneur de La Chambre, vicomte de Maurienue, Galèse de La Baume, seigneur de Vallufin, Aimon de Pontverre, seigneur d'Aigreroont, bailli du Chablais, Etienne de Compeis, chancelier dir comte de Savoie ; de la part de Tévéque de Lausanne : Gaicbard de Bourg, seigneur de Montserrat S bailli de Lausanne, et Jean de Prez, licencié es lois; de la part des dames de Vaud: François, seigneur de La Sarra, bailli de Vaud, Jean de Blonay et Guillaume de Dompierre , tous trois chevaliers. Ces commissaires débutèrent par déclarer que , vu les discordes, querelles et guerres qui avaient lieu entre les cités de Berne, de Fribourg, leurs sujets et leurs alliés, d'une part, et les seigneurs Pierre, comte de Gruyère, Jean, seigneur de Montsalvens , Oton d^Everdes et Aimon de Palésieux, chevaliers, — ce dernier, en tant qu'il pouvait y être intéressé & raison de la Tour de Trème, — leurs sujets et alliés, d'autre part; considérant que ces guerres avaient engendré des scandales, des déprédations, des incendies, des massacres et d'autres maux, au grand dommage des parties, les seigneurs et les dames susdits désiraient mettre un terme & de pareils désordres et rétablir, avec Faide de Dieu , la paix et la sécurité publique.
' « Montisaratonis. »