CHAPITRE NEUVIÈME
Il contirma, par TapposiiioD de son scel, le don d'une demipose de terre, située à Pont, et léguée à la maladrcrie des Verneys, près de Gruyère, par dame Marguerite, femme de noble Jean de Wolkeswile , chevalier ^ Il donna au prieuré de Semsales la montagne dite la Trémettaz, dans la chaîne du Moléson ^ Il fit don à la confrérie du Saint-Esprit , à Villette, du domaine direct de deux pièces de vigne au clos de Grandvaux, et d'une en Lallex, et la dite confrérie reconnut lui devoir, en retour de ce don, onze coupes de vio de cens annuel *. — Le même comte et seigneur de Gruyère avait vendue Jean dit Boliat, de Pully, au prix de 22 livres de Lausanne, un cens de 7 setiers de vin, dus chaque année, b Tépoque des vendanges, par le dit Jean Foliat , pour divers fonds qu'il tenait du comte , dans le territoire de Pully. Le dit Jean accorda librement au comte la faculté de racheter, dans les huit années qui suivraient la présente concession, les sept setiers dont il s'agit, au prix de 22 livres qu'il en avait payées. Le comte pourrait les racheter telle année qu'il lui plairait , depuis les vendanges jusqu'au suivant dimanche des Bordes ou Brandons, soit jusqu'au premier dimanche de carême '^*
Le comte de Gruyère , qui avait soutenu Oton d'Everdes ,
' Ch. du 11 juillet 1349. citée par Castellaz , dans le maDuscrit duquel on lit Vasconcelles (nom reproduit par le Gesckichtforscher ^ 1. c), ou Vesponcell€$. A ce nom altéré on reconnaît celui du seigneur de Wolkeswile (Varquisil^e , dans la cb. du 25 janvier 1350) , qui, en effet, s'appelait Jean, et était clievalier. Dans la charte du 30 avril 1344 (voy. p. 238)1 parait un Jean de Warquisiles, chevalier. Ce nom est sans doute une altération du nom de Wolkeswile, qui a élé souvent défiguré.
* Cb.-du lundi après la Ste.-Luce (14 décembre) 1349. ' Cb. du mois de mars 1350, avant TAnnonciation.
* Cb. du mois de janvier 1 351 .
contre les hommes d'armes de Berne et de Fribourg,, ne loi fit pas déraut dans une occasion où Oton ayail besoin d'argent. Pierre IV se porta caution envers Henri, comte de Montbelliard et sire de Moniraucon, en faveur d*Oloii d'Everdes, qui emprunta i500 florins, somme que Ton penserait avoir servi à dédommager la femme de Tavojrer MaggenbergS du méfait commis envers elle, si Tod ignorait que les objets enlevés à cette dame avaient été estimés 500 florins, et qu'ils furent restitués aux Fribooigeois \
Le même comte de Montbelliard reçut, en 1551, da comte de Gruyère et de Jaques de Chàtel-Saint-Denis, la rançon du chevalier Nicod (Nicolas) de Blonay , qui , lors d'une guerre entre le comte de Neuchâtel et le comte de Montbelliard, avait pris le parti du premier, et perdu la Fiberté dans un combat livré en Bourgogne. Cette rançon aurait été de 22,000 florins d'or. Le sire de Blonay rendit à ses libérateurs la somme qu'ils avaient avancée pour sa délivrance •.
Depuis, le comte Pierre IV se porta caution, avec Jean, seigneur de Gossonay, et son frère Girard de Cossonay, chevalier, en faveur d'Humbert de Billens, seigneur de Palézieux, et son fils Aimon, chevaliers, qui avaient contracté une obligation de 5200 florins d*or, de Florence, envers Pierre de Billens, seigneur de Joux, chevalier, et sa femme, Marguerite de Grandson. Pour garantie du capital, qui était remboursable dans le terme de cinq ans, le débiteur
• Gtschichtforschèr, X\U, 185.
• Voir p. 262.
• Cb.du2 décembre 1355, citée par le Geschichtforscher, XIII , 185