‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 114 sur 170 · CHAPITRE DIIIÈHB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIIIÈHB

quetf légiste, juge dans le Chabbis et le Genevois \\om le comiu de Savoie, autorisa rappa^àiuoa du sceau de la cour du comte de Grujère*.

Peu de jours après cela, Rodolphe IV et la comtesse Marguerite, sa femme, cédèrent, pour la somme de deux cents OoriDs d'or, bon poids, aux révéreods Jaques Lupi et Girard Arma, le jeune, prêtres de l'autel de St-Pierre, daos la chapelle de Ste-Marie, au château de Moudon , tous les droits féodaux et leurs fonds, produisaol une rente de 120 sous, Il deoiers, et de plus 5 coupes de froment, cens qui leur étaient dus par divers particuliers de Moudon el surtout de Servion*,

A peu près dans le même temps \ le comte Rodolphe IV fut frappé d'uo malbeur domestique, la perle de sa sœur consâDgume, dame Marguerite, tille de Pierre IV, comte de Gruyère, et de Marguerite de Corbières, et veuve de Pierre seigneur de Cbàtillon dans la vallée d*Aoste. Marguerite avait fait son testament quatre jours avant sa mort. Elle avait choisi sa sépulture au monastère dMiumitimont en Ogo, dans la tombe de sa mèreV Elle exprimait, dans le dernier acte de sa vie, le vœu que ses dettes, ses legs et autres dons fussent acquittés par sou héritier, ou par ses exécuteurs testamentaires. Elle instituait son héritière universelle sa fille, dame Jaquemète, femme d'Ebal, chevalier,

^ Fatt à Chillon, devaat Jâ cbiipeUe de St^FiiitAiéoD, le 39 Janvier de Tan deUtiiitivilél3T7.

* CL du â â?rU 13T7, sceUée par Htimberl de Colombier, ctjeTalien tiailli de Vatid.

* Le 6 mars 1376.

* * in lumba ubi iat;el -- domina Hargareta Je Corbcre^maier me3i]uoa-

seigoeur de Hontjovet ou Honljou dans la vallée d^Aoste. Le comte Rodolphe, ensuite d'une convention passée entre lui et sa sœur Marguerite, avait assigné k cette dame une rente annuelle de quatre-vingts livrées de terre, soit de 80L, assurées sur divers fonds et revenus. Après le décès de Marguerite, Ies5}8 de ladite rente, soit 50 L., devaient revenir au comte Rodolphe; quant au trois autres huitièmes (SOL), la testatrice pouvait en disposer k volonté ; mais la faculté de racheter cette rente de 30 L. était réservée au comte et à ses héritiers. Marguerite en destinait dix aux moines d'Homilimont, pour un anniversaire à célébrer chaque année le jour de sa mort, et pour des messes. Elle faisait, selon Tusage, divers autres legs, à Téglise paroissiale de St- Etienne d*Hauteville, à la chapelle de la bienheureuse Marie de Corbières, annexée à la dite église, à Thospice de Ste-Marie de Fribourg , au couvent de la Maigreauge, et à d'autres communautés religieuses. Elle légua à Frère Henri de Prez, moine de la Part-Dieu , vingt-deux sous, destinés ii Tachât d'une tunique. Les autres chartreux de la Part-Dieu et ceux de la Val -Sainte reçurent chacun dix sous. Elle laissa à Luquète, femme de Richard de Corbières, donzel, son capuchon pour ornement, et à une autre dame sa tunique neuve, à Pierre de Corbières, curé deVillarsvoIard, son manteau fourré. Son bon lit, convenablement réparé, était destiné ii sa domestique, qui en ce moment demeurait chez la dame de Montjou, fille de la testatrice. Les exécuteurs testamentaires de Marguerite étaient Ebal, seigneur de Montjou, son gendre, et Rodolphe de Langin, coseigoeur de Pont en Ogo, chevaliers, Aimon de Prez, donzel, et Jean de St-Cierge, châtelain de Corbières *.

' Ch. da 2 mars 1376. On lit dans le Nécrologe d'Hainilimont . « Addo

Page 1